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20 ans après, Pierre Ducrocq revient sur la finale perdue par le PSG face Gueugnon
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20 ans après, Pierre Ducrocq revient sur la finale perdue par le PSG face Gueugnon

Le 22 avril dernier, avait lieu un bien triste anniversaire pour le Paris Saint Germain: celui des 20 ans de la finale de Coupe de la Ligue perdue par le PSG contre Gueugnon. A l’heure où il est encore impossible de prédire la date de la dernière finale de l’histoire (entre le PSG et l’OL) du trophée le plus décrié du football français, Pierre Ducrocq, joueur formé à Paris ayant vécu ce triste épisode de l’histoire du club s’est remémoré au micro de RMC son plus mauvais souvenir de footballeur professionnel.

Talal El Karkouri, Igor Yanovski, Jay Jay Okocha, Ali Benarbia et autres Laurent Robert: autant de noms qui résonnent dans la mémoire de tout supporter parisien de plus de 30 ans. Quelques bons souvenirs certes, mais aussi beaucoup de mauvais dont un particulièrement, datant du 22 avril 2000: une finale de Coupe de la Ligue au Stade de France contre Gueugnon, qui terminera cette année là 5ème de Ligue 2.

Le Paris Saint Germain entraîné par Philippe Bergeroo reste alors sur une bonne saison, terminant deuxième de Ligue 1 avec une attaque menée par le brésilien Christian (16 buts cette saison là). Une finale quasiment à domicile contre un club de Ligue 2 – certes auteur d’un beau parcours en coupe de la Ligue et qui a éliminé Marseille en coupe de France, mais tout de même – semble être la promesse d’un titre de plus pour le club de la capitale. Mais il n’en fut rien.

« Quand tu abordes un match de cette façon là, tu le perds. »

Pierre Ducrocq:

« On a beau se dire 50 fois pendant la mise au vert ‘Attention, il y a de bons joueurs en face, attention ça reste une finale, tout le monde nous voit vainqueur’… Je me souviens m’être dit dans le couloir juste avant d’entrer sur le terrain : ‘il se passe quelque chose, on est pas concentrés comme d’habitude’. Je pense que tous intérieurement on s’en est rendu compte, et puis on s’est dit ‘on va s’y mettre et puis ça va le faire , en face c’est Gueugnon on doit gagner ce match’ Sauf que quand tu abordes un match de cette façon là, tu le perds. »

Là ou on s’attendait à voir des parisiens dominer tranquillement des Gueugnonnais menés entre autres par Sylvain Distin (formé à Paris et qui y retournera dans quelques mois), rien ne se passe comme prévu:

Ducrocq «  on a la sensation qu’on pourra faire ce qu’on veut, on ne marquera jamais. »

« Pour ceux qui se rappellent du match, ce n’était pas un match où le petit subit tout le long et où le gros tape 5 fois sur les poteaux. Pendant 20-25 minutes, c’est Gueugnon qui joue beaucoup mieux que nous. On se fait cueillir à froid surement par le contexte que j’ai donné avant. Gueugnon fait le jeu, a les occasions ; puis on a commencé à enclencher. On a eu aussi notre temps de jeu, entre le milieu de la première période et le but de Gueugnon à la 65ème, moment où on reprends le dessus. Mais on a la sensation qu’on pourra faire ce qu’on veut, on ne marquera jamais. »

Si Paris n’a pas su saisir sa chance, d’après le consultant RMC , les choses auraient peut être pu se dérouler autrement:

« Pour moi le tournant du match, c’est Christian qui déboule dans la surface, je suis en retrait au point de penalty, et s’il me la remet en retrait, je ne sais pas si je marque parce que ce n’est pas ma spécialité, mais je suis tout seul au point de penalty , et lui veut frapper tout seul, et il rate complètement. Trois ou quatre minutes après, on prend le premier but de Gueugnon, et là c’est mort. »

« C’est le pire souvenir de ma carrière. »

2-0 sera le score final. Et au coup de sifflet final, tandis que la majeure partie des supporters parisiens quittaient le stade médusés et dépités, les joueurs sur la pelouse accusent le coup. Ce fut particulièrement difficile pour Pierre Ducrocq, âgé d’à peine 23 ans à l’époque:

« C’est le pire souvenir de ma carrière. Se faire éliminer en huitième contre Gueugnon, une fois que c’est fait tu n’en parles plus et tu l’oublies dans ta carrière. Là c’est la finale, au bout de 90 minutes il y a un titre, une coupe, une ligne de plus à ton palmarès, qui plus est avec ton club formateur, tout était réuni pour que ce soit une belle soirée et ça devient une de tes pires.»

Si les supporters parisiens d’aujourd’hui ont eu la remontada ou Manchester en guise de souvenirs traumatisants, les supporters des années 90/2000 auront connus cette défaite, souvenir encore amer pour les joueurs qui l’ont connu, les fans du PSG présents au Stade de France ce soir là, et celles et ceux qui regardaient le match à la télévision. On espère en tout cas ne pas revivre un tel scenario pour la future finale contre Lyon, si tant est qu’elle ait lieu.

 

 

 

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