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Deuxième qualification de rang du PSG face à Chelsea : quelle valeur donner à cette performance ?

Deuxième qualification de rang du PSG face à Chelsea : quelle valeur donner à cette performance ?
Publie le 12/03/2016 a 12:40



  • Jeudi matin, les supporters Parisiens se sont réveillés encore baignés par l’euphorie de la 4ème qualification consécutive de leur club pour les 1/4 de finale de la Ligue des Champions, la 2e aux dépens de Chelsea. Néanmoins, si certains se sont attardés un peu trop longtemps sur les analyses et commentaires d’après match délivrés par une partie des médias français, le sentiment d’allégresse a pu quelque peu s’évaporer.

    En effet, certains spécialistes, pourtant pointés du doigt par Laurent Blanc juste après le coup de sifflet final, auraient tendance à minimiser la portée de la performance du PSG.

    En préambule, il conviendrait de rappeler que cette victoire et qualification parisienne est historique sur bien des points. Pour le PSG d’abord. Avant hier soir, Paris ne s’était jamais imposé en terre anglaise.

    Ensuite, avec ses deux victoires 2-1 sur les Blues, Paris fait désormais pencher la balance en sa faveur dans ses confrontations avec les Londoniens : Paris compte désormais 3 victoires et 3 nuls pour 2 défaites.

    Enfin, à l’échelle du football français tout entier, le PSG a également réussi une double performance remarquable : il s’agit de la première victoire française à Stamford Bridge et le PSG est le premier club de l’hexagone à parvenir à se qualifier pour la 4ème fois de rang en 1/4 de finale de Ligue des Champions. On notera que ces faits n’ont pas forcément été relayés par tous nos médias depuis hier soir.

    Quand les spécialistes s’emmêlent les pinceaux

    Mais qu’en pensent d’ailleurs les « spécialistes » du ballon rond en France ? Nous avons pris le temps d’étudier les déclarations des principaux consultants et journalistes vedettes des grands médias traitant de l’actualité du football.

    Eric Di Méco, commentateur hier soir du match sur Bein Sport et consultant sur RMC est l’un d’entre eux. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le natif d’Avignon semble pouvoir, si le besoin s’en fait sentir, se reconvertir en vendeur de vêtements. Oui, vendeur de vêtements. En vestes réversibles tout particulièrement.

    Dans l’émission « Luis Attaque » (diffusée sur RMC) il s’est fendu de la sortie suivante « Ne me mettez pas Chelsea dans les grands d’Europe ! Ils sont 13e Premier League » (10e NDLR) . Passons au sujet de l’affirmation erronée concernant le classement des Blues, mais revenons plutôt sur l’approche du match retour vue par le même Eric Di Méco, quelques jours auparavant : « Le niveau de Chelsea m’inquiète. Ils sont en progrès. Je ne les voyais pas à ce niveau. »

    Mais Eric Di Méco est loin d’être le seul à revoir rapidement ses positions. Avant même le match aller, Didier Roustan (L’Equipe) faisait part de son pessimisme. Au sujet de la victoire 3-0 du PSG en Coupe de France face à l’Olympique Lyonnais, il pointait les défaillances suivantes : « Thiago Motta n’y est plus. Rabiot a du mal à émerger ». Devant un tel constat d’alarme, le PSG avait donc de quoi s’inquiéter en pensant à Chelsea.

    Invité par L’Equipe 21 à livrer son opinion sur le match, Didier Roustan a eu la réflexion suivante « C’est une superbe équipe mais bousculée par des fantômes. Si Chelsea était plus ambitieux, ils auraient gagné. » Le tacle est appuyé. Non seulement le PSG s’est retrouvé en difficulté, chahuté par les « fantômes de Chelsea », mais, en plus, les Anglais (pourtant défaits 2 fois en 2 matchs) auraient pu s’imposer selon Roustan.

    Répondant ensuite à un de ses collègues qui plaçait le Football Club de Chelsea parmi les grosses cylindrées européennes au niveau de la Juventus de Turin, Roustan s’emporte « Tu ne vas pas comparer Chelsea et la Juve qui vient d’aligner 14 victoires et 1 nul sur les 15 derniers matchs » (12 victoires, 2 nuls et 1 défaite en réalité).

    Chelsea 1er sur la phase retour et redoutable sur ses terres

    Didier Roustan, comme Eric Di Méco, semble donc avoir accès à des informations pour le moins parcellaires, si ce n’est tout bonnement inexactes. Gageons alors que les deux hommes ne doivent pas être au courant de cette donnée : depuis le début de la phase retour en Angleterre (20e journée), Chelsea occupe tout simplement la place de…leader !

    En effet, avec 20 points engrangés, les Blues, ex-aqueo avec West Ham, devancent les deux candidats au titre, Leicester et Tottenham 19 points chacun. Autre fait notable à mettre à l’actif de l’équipe de Guus Hiddink, ses hommes sont tout simplement invaincus sur cette période, quand les 6 premiers du championnat ont tous, au moins, concédé une défaite.

    Ainsi, Chelsea, handicapé par son début de saison manqué, mais pourtant nettement revigoré depuis décembre, ne serait plus qu’un banal faire-valoir sur la scène européenne. Une sorte de victime expiatoire toute trouvée pour le PSG qui se devait forcément de passer l’obstacle anglais.

    Si avoir démontré au paragraphe précédent que les Blues étaient sur une dynamique excellente au cours des derniers matchs ne suffit pas encore, nous pourrions aussi mentionner que l’on parle là des vainqueurs de la Ligue des Champions 2012, de l’Europa League 2013 et…4ème à l’indice UEFA. Excusez du peu ! Et puis, peut être faut-il aussi rappeler qu’il n’est pas interdit de réaliser une saison moyenne sur le plan domestique tout en brillant sur la scène européenne.

    L’année de son sacre en Champions League, Chelsea avait terminé 6e en championnat à 25 points de Manchester City. Et cette saison, en Ligue des Champions, les Blues ont tout de même réussi à terminer premier d’un groupe comptant notamment le FC Porto et le Dynamo Kiev respectivement 8e et 27e à l’indice UEFA.

    Mais surtout, l’équipe de Chelsea, c’est une vraie culture européenne. Sur les 10 dernières campagnes, en plus de ces 2 titres, Chelsea compte une finale de Champions League perdue aux tirs aux buts et 3 demi-finales. Soit tout de même une présence régulière (à 6 reprises) dans le dernier carré des compétitions européennes.

    Avant hier, Jonh Terry rappelait les grands moments qu’avait connu Stamford Bridge lors de soirées européennes mémorables. Le capitaine anglais ne s’y trompe pas, c’est bien dans cette enceinte mythique et quasiment imprenable que Chelsea a construit la majeure partie de ses succès européens. En 10 ans, les Blues y ont livré 54 matchs de Coupe d’Europe (dont 50 en Ligue des Champions), ils n’y ont connu la défaite qu’à 4 reprises.

    Ainsi, en plus d’être resté, jusqu’à hier soir, une forteresse insoumise aux clubs français, Stamford Bridge a donc donné bien du fil à retordre à tous les cadors du vieux continent. Seuls Barcelone, l’Inter de Milan, Manchester United et  l’Atletico Madrid ont tour à tour forcé la clé du donjon londonien. Coïncidence ou non, ces 4 équipes sont parvenus en finale l’année de leur victoire au Bridge. De quoi donner des idées aux partenaires de Zlatan Ibrahimovic.

    Paris vainqueur avec un milieu de terrain amoindri

    Dans la semaine précédent le match retour, on a entendu de nombreuses raisons pour lesquelles le PSG pourrait être amené à souffrir en Angleterre. S’il y en avait bien une pour lesquelles les journalistes se rejoignaient tous, c’était la possible absence de Marco Verratti sur la feuille de match.

    Jean-Michel Larqué, consultant sur RMC, livrait ainsi son sentiment « Il y a des inquiétudes avec les blessures de Matuidi et Verratti. Sans les deux à Chelsea la tâche du PSG n’en sera que plus difficile ». A quelques minutes du coup d’envoi, Larqué n’hésitait pas à aller plus loin en direct à l’antenne et évoquait cette fois les difficultés que le milieu du PSG avait rencontré face à Darder, Gonalons et Ferri lors de sa défaite 2-1 au Parc OL.

    Que fallait-il comprendre des propos de Jean Michel Larqué ? Considérait-il que les 3 lyonnais étaient du même niveau que Fabregas, Mikel et Willian ? Ou bien pensait-il encore que si Paris avait souffert à Lyon, dans un match sans enjeu pour le club de la capitale, il allait fatalement en être de même face à Chelsea dans ce qui s’apparentait au match de l’année pour les parisiens ?

    Vincent Duluc, grand rédacteur à L’Equipe, écrivait, lui, après la défaite à Lyon dans les colonnes du quotidien sportif: « La défaite contraindra Paris à se qualifier en Coupe de France à Saint Etienne pour éviter une alerte générale. Le fond n’a pas changé, sans Verratti le PSG n’y est pas. »

    On pourrait aussi citer Bruno Salomon de Radio France Bleue et encore bien d’autres de ses confrères qui craignaient de voir le PSG souffrir sans son métronome italien. L’auteur de ces lignes s’inquiétait aussi de l’absence de Marco Verratti, de la titularisation de Blaise Matuidi à peine remis de sa blessure, du manque de rythme de Javier Pastore. Et ces inquiétudes semblaient légitimes.

    Mais alors, si journalistes, consultants et supporters s’accordaient à dire que avec une courte victoire (2-1 à l’aller) et un milieu de terrain diminué par les blessures, le PSG pouvait se retrouver en difficulté à Stamford Bridge, pourquoi finalement au lendemain de la victoire des parisiens dévaloriser le niveau de l’adversaire en revenant sur son classement en Angleterre ou bien sur ses mauvaises performances de septembre à décembre ?

    D’ailleurs, si le PSG a été plutôt solide en défense et performant devant, le secteur qui a le plus souffert s’avère bien être son milieu de terrain. Avec un Thiago Motta orphelin de son compère Verratti et coupable sur l’égalisation de Chelsea, un Blaise Matuidi insuffisamment remis de sa blessure et incapable d’effectuer son pressing habituel, et encore moins d’apporter offensivement, et un Adrien Rabiot, bien que buteur, mais coupable de deux mauvaises relances, l’une amenant le but de Diego Costa et l’autre la première frappe cadrée du match, dès la 3e minute.

    Il s’agit de ne pas se tromper. On ne parlera plus d’exploit comme lors de la qualification de l’an passée acquise à 10 contre 11, mais, néanmoins, au regard de la condition physique de ses milieux de terrains, des performances de Chelsea depuis l’arrivée de Guus Hiddink, et de l’histoire européenne des Blues, le Paris Saint Germain a bien réalisé une grande performance hier soir.

    Le genre de performance qui fait que aujourd’hui le club peut légitimement se projeter sur la suite de la compétition en ambitionnant de rejoindre le dernier carré de la compétition, voire la marche supérieure dès cette saison.

    Publie le 12/03/2016 a 12:40

    Deuxième qualification de rang du PSG face à Chelsea : quelle valeur donner à cette performance ?

    Jeudi matin, les supporters Parisiens se sont réveillés encore baignés par l’euphorie de la 4ème qualification consécutive de leur club pour les 1/4 de finale de la Ligue des Champions, la 2e aux dépens de Chelsea. Néanmoins, si certains se sont attardés un peu trop longtemps sur les analyses et commentaires d’après match délivrés par une partie des médias français, le sentiment d’allégresse a pu quelque peu s’évaporer.

    En effet, certains spécialistes, pourtant pointés du doigt par Laurent Blanc juste après le coup de sifflet final, auraient tendance à minimiser la portée de la performance du PSG.

    En préambule, il conviendrait de rappeler que cette victoire et qualification parisienne est historique sur bien des points. Pour le PSG d’abord. Avant hier soir, Paris ne s’était jamais imposé en terre anglaise.

    Ensuite, avec ses deux victoires 2-1 sur les Blues, Paris fait désormais pencher la balance en sa faveur dans ses confrontations avec les Londoniens : Paris compte désormais 3 victoires et 3 nuls pour 2 défaites.

    Enfin, à l’échelle du football français tout entier, le PSG a également réussi une double performance remarquable : il s’agit de la première victoire française à Stamford Bridge et le PSG est le premier club de l’hexagone à parvenir à se qualifier pour la 4ème fois de rang en 1/4 de finale de Ligue des Champions. On notera que ces faits n’ont pas forcément été relayés par tous nos médias depuis hier soir.

    Quand les spécialistes s’emmêlent les pinceaux

    Mais qu’en pensent d’ailleurs les « spécialistes » du ballon rond en France ? Nous avons pris le temps d’étudier les déclarations des principaux consultants et journalistes vedettes des grands médias traitant de l’actualité du football.

    Eric Di Méco, commentateur hier soir du match sur Bein Sport et consultant sur RMC est l’un d’entre eux. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le natif d’Avignon semble pouvoir, si le besoin s’en fait sentir, se reconvertir en vendeur de vêtements. Oui, vendeur de vêtements. En vestes réversibles tout particulièrement.

    Dans l’émission « Luis Attaque » (diffusée sur RMC) il s’est fendu de la sortie suivante « Ne me mettez pas Chelsea dans les grands d’Europe ! Ils sont 13e Premier League » (10e NDLR) . Passons au sujet de l’affirmation erronée concernant le classement des Blues, mais revenons plutôt sur l’approche du match retour vue par le même Eric Di Méco, quelques jours auparavant : « Le niveau de Chelsea m’inquiète. Ils sont en progrès. Je ne les voyais pas à ce niveau. »

    Mais Eric Di Méco est loin d’être le seul à revoir rapidement ses positions. Avant même le match aller, Didier Roustan (L’Equipe) faisait part de son pessimisme. Au sujet de la victoire 3-0 du PSG en Coupe de France face à l’Olympique Lyonnais, il pointait les défaillances suivantes : « Thiago Motta n’y est plus. Rabiot a du mal à émerger ». Devant un tel constat d’alarme, le PSG avait donc de quoi s’inquiéter en pensant à Chelsea.

    Invité par L’Equipe 21 à livrer son opinion sur le match, Didier Roustan a eu la réflexion suivante « C’est une superbe équipe mais bousculée par des fantômes. Si Chelsea était plus ambitieux, ils auraient gagné. » Le tacle est appuyé. Non seulement le PSG s’est retrouvé en difficulté, chahuté par les « fantômes de Chelsea », mais, en plus, les Anglais (pourtant défaits 2 fois en 2 matchs) auraient pu s’imposer selon Roustan.

    Répondant ensuite à un de ses collègues qui plaçait le Football Club de Chelsea parmi les grosses cylindrées européennes au niveau de la Juventus de Turin, Roustan s’emporte « Tu ne vas pas comparer Chelsea et la Juve qui vient d’aligner 14 victoires et 1 nul sur les 15 derniers matchs » (12 victoires, 2 nuls et 1 défaite en réalité).

    Chelsea 1er sur la phase retour et redoutable sur ses terres

    Didier Roustan, comme Eric Di Méco, semble donc avoir accès à des informations pour le moins parcellaires, si ce n’est tout bonnement inexactes. Gageons alors que les deux hommes ne doivent pas être au courant de cette donnée : depuis le début de la phase retour en Angleterre (20e journée), Chelsea occupe tout simplement la place de…leader !

    En effet, avec 20 points engrangés, les Blues, ex-aqueo avec West Ham, devancent les deux candidats au titre, Leicester et Tottenham 19 points chacun. Autre fait notable à mettre à l’actif de l’équipe de Guus Hiddink, ses hommes sont tout simplement invaincus sur cette période, quand les 6 premiers du championnat ont tous, au moins, concédé une défaite.

    Ainsi, Chelsea, handicapé par son début de saison manqué, mais pourtant nettement revigoré depuis décembre, ne serait plus qu’un banal faire-valoir sur la scène européenne. Une sorte de victime expiatoire toute trouvée pour le PSG qui se devait forcément de passer l’obstacle anglais.

    Si avoir démontré au paragraphe précédent que les Blues étaient sur une dynamique excellente au cours des derniers matchs ne suffit pas encore, nous pourrions aussi mentionner que l’on parle là des vainqueurs de la Ligue des Champions 2012, de l’Europa League 2013 et…4ème à l’indice UEFA. Excusez du peu ! Et puis, peut être faut-il aussi rappeler qu’il n’est pas interdit de réaliser une saison moyenne sur le plan domestique tout en brillant sur la scène européenne.

    L’année de son sacre en Champions League, Chelsea avait terminé 6e en championnat à 25 points de Manchester City. Et cette saison, en Ligue des Champions, les Blues ont tout de même réussi à terminer premier d’un groupe comptant notamment le FC Porto et le Dynamo Kiev respectivement 8e et 27e à l’indice UEFA.

    Mais surtout, l’équipe de Chelsea, c’est une vraie culture européenne. Sur les 10 dernières campagnes, en plus de ces 2 titres, Chelsea compte une finale de Champions League perdue aux tirs aux buts et 3 demi-finales. Soit tout de même une présence régulière (à 6 reprises) dans le dernier carré des compétitions européennes.

    Avant hier, Jonh Terry rappelait les grands moments qu’avait connu Stamford Bridge lors de soirées européennes mémorables. Le capitaine anglais ne s’y trompe pas, c’est bien dans cette enceinte mythique et quasiment imprenable que Chelsea a construit la majeure partie de ses succès européens. En 10 ans, les Blues y ont livré 54 matchs de Coupe d’Europe (dont 50 en Ligue des Champions), ils n’y ont connu la défaite qu’à 4 reprises.

    Ainsi, en plus d’être resté, jusqu’à hier soir, une forteresse insoumise aux clubs français, Stamford Bridge a donc donné bien du fil à retordre à tous les cadors du vieux continent. Seuls Barcelone, l’Inter de Milan, Manchester United et  l’Atletico Madrid ont tour à tour forcé la clé du donjon londonien. Coïncidence ou non, ces 4 équipes sont parvenus en finale l’année de leur victoire au Bridge. De quoi donner des idées aux partenaires de Zlatan Ibrahimovic.

    Paris vainqueur avec un milieu de terrain amoindri

    Dans la semaine précédent le match retour, on a entendu de nombreuses raisons pour lesquelles le PSG pourrait être amené à souffrir en Angleterre. S’il y en avait bien une pour lesquelles les journalistes se rejoignaient tous, c’était la possible absence de Marco Verratti sur la feuille de match.

    Jean-Michel Larqué, consultant sur RMC, livrait ainsi son sentiment « Il y a des inquiétudes avec les blessures de Matuidi et Verratti. Sans les deux à Chelsea la tâche du PSG n’en sera que plus difficile ». A quelques minutes du coup d’envoi, Larqué n’hésitait pas à aller plus loin en direct à l’antenne et évoquait cette fois les difficultés que le milieu du PSG avait rencontré face à Darder, Gonalons et Ferri lors de sa défaite 2-1 au Parc OL.

    Que fallait-il comprendre des propos de Jean Michel Larqué ? Considérait-il que les 3 lyonnais étaient du même niveau que Fabregas, Mikel et Willian ? Ou bien pensait-il encore que si Paris avait souffert à Lyon, dans un match sans enjeu pour le club de la capitale, il allait fatalement en être de même face à Chelsea dans ce qui s’apparentait au match de l’année pour les parisiens ?

    Vincent Duluc, grand rédacteur à L’Equipe, écrivait, lui, après la défaite à Lyon dans les colonnes du quotidien sportif: « La défaite contraindra Paris à se qualifier en Coupe de France à Saint Etienne pour éviter une alerte générale. Le fond n’a pas changé, sans Verratti le PSG n’y est pas. »

    On pourrait aussi citer Bruno Salomon de Radio France Bleue et encore bien d’autres de ses confrères qui craignaient de voir le PSG souffrir sans son métronome italien. L’auteur de ces lignes s’inquiétait aussi de l’absence de Marco Verratti, de la titularisation de Blaise Matuidi à peine remis de sa blessure, du manque de rythme de Javier Pastore. Et ces inquiétudes semblaient légitimes.

    Mais alors, si journalistes, consultants et supporters s’accordaient à dire que avec une courte victoire (2-1 à l’aller) et un milieu de terrain diminué par les blessures, le PSG pouvait se retrouver en difficulté à Stamford Bridge, pourquoi finalement au lendemain de la victoire des parisiens dévaloriser le niveau de l’adversaire en revenant sur son classement en Angleterre ou bien sur ses mauvaises performances de septembre à décembre ?

    D’ailleurs, si le PSG a été plutôt solide en défense et performant devant, le secteur qui a le plus souffert s’avère bien être son milieu de terrain. Avec un Thiago Motta orphelin de son compère Verratti et coupable sur l’égalisation de Chelsea, un Blaise Matuidi insuffisamment remis de sa blessure et incapable d’effectuer son pressing habituel, et encore moins d’apporter offensivement, et un Adrien Rabiot, bien que buteur, mais coupable de deux mauvaises relances, l’une amenant le but de Diego Costa et l’autre la première frappe cadrée du match, dès la 3e minute.

    Il s’agit de ne pas se tromper. On ne parlera plus d’exploit comme lors de la qualification de l’an passée acquise à 10 contre 11, mais, néanmoins, au regard de la condition physique de ses milieux de terrains, des performances de Chelsea depuis l’arrivée de Guus Hiddink, et de l’histoire européenne des Blues, le Paris Saint Germain a bien réalisé une grande performance hier soir.

    Le genre de performance qui fait que aujourd’hui le club peut légitimement se projeter sur la suite de la compétition en ambitionnant de rejoindre le dernier carré de la compétition, voire la marche supérieure dès cette saison.




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    • guillaume73

      Avec quelques plombes de retard , je te félicite Vince ^^
      Enorme billet , d une clarté et lisibilité rare , un vrai plaisir a lire comme souvent concernant ta prose .
      Encore une fois , merci Vince .

    • eafoot

      Ce billet marque l’avènement de la footoxerie !

    • eafoot

      Good catch, well done … les mots me manquent. Bravo Vince pour cette remise en perspective de la victoire et de la qualification du PSG
      HS : t’as pas vu juju ^^

    • Pixie21

      Magnifique article. Clairvoyant, argumenté, structuré et d’une grande force de conviction. Très intelligent. Merci!

    • bobo

      Quelque soit le niveau de Chelsea, pour moi avoir gagné là bas ça restera une perf historique. Je sais que ça vaut, et les veaux du PAF auront beau essayé de rabaisser cette perf je m’en souviendrais encore dans 10 piges comme la victoire à Munich, les qualifs contre le Barca ou le Real en 1/4, Liverpool, Naples, La corogne etc.

      • john-psg-for-life

        Exactement quand t’as dans ton équipe l’un des 3meilleurs gardien au monde une défense avec azpi cahil zouma terry ivanovic, un milieu mikel fabregas matic oscar,une attaque avec hazard willian costa en ligue1 cette équipe est championne des mars comme nous !!!!!Puis ils on la mémoire courte chelsea en 2013 gagné la ldc l’année suivante l’Europa et champion d’Angleterre en titre !!!!!!mais c’est tocard oublie la performance de lyon et celle de l’om avec leurs 0pt !!!!!

        • bobo

          Salut John :)

          Oui tu as raison. J’aurais pu rappeller leur titre de champion l’an passé + coupe de la ligue. Et effectivement la qualité de leur effectif.

    • Thierry17

      Aucune analyse n’est possible dans le paysage footballistique français, entre mauvaise foi, populisme et autre malhonnêteté intellectuelle! Nous jououns Chelsea pour la 3ème année consécutive et, on les a battu. la premiere année on perd chez eux, la deuxième on fait match nul et la troisième, on les tape à la régulière.
      Paris progresse c’est indéniable et franchement à part le Barça, le psg est aussi fort que tous les autres, pour moi,nous sommes dans le BIG FIVE européen!

      • Adrotitanique

        bah honnetement meme le real on peut les battre . en gros le bayerne t le brac peut etre pas encore mais le real si!

        • Thierry17

          Il n’y a que le barça qui me fasse peur aussi……

      • PSG13100

        Bel ephebe!!! Ca fait paisir…
        Heureusement il y a bobo!!!

        • Thierry17

          Salut Ben & Nuts……..Heureusement, il y a nous qui kiffonspendant que les rageux s’amaigrissent!

          • PSG13100

            Je dirais meme que ca rajoute au plaisir de les voir couiner…MERCI PSG!!!

            • Thierry17

              Si si ……..Viva Parisse Saint Germaineee!

            • PSG13100

              Et demain le titre…ou la crise! He he he he…

            • Thierry17

              Demain le titre et la crise…..de foie, trop de champagne, hic,pardon!

            • PSG13100

              Vive les foutoxs…vous prendrez bien une crise de rire avec mars cet appres midi cher ami…he he…

            • Thierry17

              Un mars et ça repart dit la pub……Et ben nous un champions de mars en apéro et une coupe de miel en fin de bouche vers la fin mai!

            • PSG13100

              Mars c est du plastique…mais pas fantastique! He he…

            • Thierry17

              Fanta-stick? pouah, je le préfère avec avec une bonne vodka et une bonne dose de sardines grillées à sauce rageuse du sud!

            • PSG13100

              Hummm…tout pareil! Vivement l apero…he he….

            • Thierry17

              Si si…….mais avant……Rollers! A plouche amigo!

            • PSG13100

              He he…quel papa devoue! A plus bel ephebe…

            • eafoot

              c’est pour quand les triplés ??? ^^

            • eafoot

              C’est la bonne formule :-))
              Bonjour Thierry

    • john-psg-for-life

      D’ailleurs cette clocharde de suceuse de marseillais elle était au parc pour l’allée face à chelsea MDR qu’elle aille à vélodrole cette grosse puuuuute ! !!je parle de carine galli

      • John Doe …

        Ah … Je ne sais pas ce qui me fait dire ça, mais j’ai comme l’impression … alors attention ce n’est qu’une supposition … que tu n’aimes pas C.Galli ^^

        • john-psg-for-life

          J’aime pas les sois disant journaliste sportif ou consultant qui font montrer leurs préférance footballistique en ayant une tête dépité quand un club français passe en 1/4!!!!encore dimeco en ldc avec paris sa passe !!!!

        • PSG13100

          Je ne vois absolument pas ce qui peut te laisser penser ca! C est de la calomnie!!! He he…

      • PSG13100

        En verve aujourd hui…he he…

        • john-psg-for-life

          Comme toujours !!!je là sodomise pour lui faire comprendre d’arrêter sa haine !!!

      • Adrotitanique

        elle voulait sucer c tout calme toi lol

        • john-psg-for-life

          Ils m’énerve tout c’est supporter de l’om qui vienne sucer au parc pour nous baver dessus et rabaisser nos performances ! !!!

      • eafoot

        C’était pour la journée de la femme, j’espère qu’elle en a pris plein la rondelle ^^

        • john-psg-for-life

          Elle est pleine tkt

    • John Doe …

      Ce soir là, en dehors de E.Moatti, tous les autres du plateau étaient limite dégoûtés de la qualif’ du PSG … Roustan mais surtout C.Galli « rageaient ».
      En gros, on est passé car Chelsea est bidon ^^

      • john-psg-for-life

        Je leurs pisse au cul à ses gros batard ahahahahah

    • PSG13100

      roustan…he he he he…comment qu il s est fait pourfendre!!! Merci Papa Guide President Plume Soleil Phare dans l omscurantisme…

      • bobo

        Avec plaisir he he…

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    Deuxième qualification de rang du PSG face à Chelsea : quelle valeur donner à cette performance ?

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    Jeudi matin, les supporters Parisiens se sont réveillés encore baignés par l’euphorie de la 4ème qualification consécutive de leur club pour les 1/4 de finale de la Ligue des Champions, la 2e aux dépens de Chelsea. Néanmoins, si certains se sont attardés un peu trop longtemps sur les analyses et commentaires d’après match délivrés par une partie des médias français, le sentiment d’allégresse a pu quelque peu s’évaporer.

    En effet, certains spécialistes, pourtant pointés du doigt par Laurent Blanc juste après le coup de sifflet final, auraient tendance à minimiser la portée de la performance du PSG.

    En préambule, il conviendrait de rappeler que cette victoire et qualification parisienne est historique sur bien des points. Pour le PSG d’abord. Avant hier soir, Paris ne s’était jamais imposé en terre anglaise.

    Ensuite, avec ses deux victoires 2-1 sur les Blues, Paris fait désormais pencher la balance en sa faveur dans ses confrontations avec les Londoniens : Paris compte désormais 3 victoires et 3 nuls pour 2 défaites.

    Enfin, à l’échelle du football français tout entier, le PSG a également réussi une double performance remarquable : il s’agit de la première victoire française à Stamford Bridge et le PSG est le premier club de l’hexagone à parvenir à se qualifier pour la 4ème fois de rang en 1/4 de finale de Ligue des Champions. On notera que ces faits n’ont pas forcément été relayés par tous nos médias depuis hier soir.

    Quand les spécialistes s’emmêlent les pinceaux

    Mais qu’en pensent d’ailleurs les « spécialistes » du ballon rond en France ? Nous avons pris le temps d’étudier les déclarations des principaux consultants et journalistes vedettes des grands médias traitant de l’actualité du football.

    Eric Di Méco, commentateur hier soir du match sur Bein Sport et consultant sur RMC est l’un d’entre eux. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le natif d’Avignon semble pouvoir, si le besoin s’en fait sentir, se reconvertir en vendeur de vêtements. Oui, vendeur de vêtements. En vestes réversibles tout particulièrement.

    Dans l’émission « Luis Attaque » (diffusée sur RMC) il s’est fendu de la sortie suivante « Ne me mettez pas Chelsea dans les grands d’Europe ! Ils sont 13e Premier League » (10e NDLR) . Passons au sujet de l’affirmation erronée concernant le classement des Blues, mais revenons plutôt sur l’approche du match retour vue par le même Eric Di Méco, quelques jours auparavant : « Le niveau de Chelsea m’inquiète. Ils sont en progrès. Je ne les voyais pas à ce niveau. »

    Mais Eric Di Méco est loin d’être le seul à revoir rapidement ses positions. Avant même le match aller, Didier Roustan (L’Equipe) faisait part de son pessimisme. Au sujet de la victoire 3-0 du PSG en Coupe de France face à l’Olympique Lyonnais, il pointait les défaillances suivantes : « Thiago Motta n’y est plus. Rabiot a du mal à émerger ». Devant un tel constat d’alarme, le PSG avait donc de quoi s’inquiéter en pensant à Chelsea.

    Invité par L’Equipe 21 à livrer son opinion sur le match, Didier Roustan a eu la réflexion suivante « C’est une superbe équipe mais bousculée par des fantômes. Si Chelsea était plus ambitieux, ils auraient gagné. » Le tacle est appuyé. Non seulement le PSG s’est retrouvé en difficulté, chahuté par les « fantômes de Chelsea », mais, en plus, les Anglais (pourtant défaits 2 fois en 2 matchs) auraient pu s’imposer selon Roustan.

    Répondant ensuite à un de ses collègues qui plaçait le Football Club de Chelsea parmi les grosses cylindrées européennes au niveau de la Juventus de Turin, Roustan s’emporte « Tu ne vas pas comparer Chelsea et la Juve qui vient d’aligner 14 victoires et 1 nul sur les 15 derniers matchs » (12 victoires, 2 nuls et 1 défaite en réalité).

    Chelsea 1er sur la phase retour et redoutable sur ses terres

    Didier Roustan, comme Eric Di Méco, semble donc avoir accès à des informations pour le moins parcellaires, si ce n’est tout bonnement inexactes. Gageons alors que les deux hommes ne doivent pas être au courant de cette donnée : depuis le début de la phase retour en Angleterre (20e journée), Chelsea occupe tout simplement la place de…leader !

    En effet, avec 20 points engrangés, les Blues, ex-aqueo avec West Ham, devancent les deux candidats au titre, Leicester et Tottenham 19 points chacun. Autre fait notable à mettre à l’actif de l’équipe de Guus Hiddink, ses hommes sont tout simplement invaincus sur cette période, quand les 6 premiers du championnat ont tous, au moins, concédé une défaite.

    Ainsi, Chelsea, handicapé par son début de saison manqué, mais pourtant nettement revigoré depuis décembre, ne serait plus qu’un banal faire-valoir sur la scène européenne. Une sorte de victime expiatoire toute trouvée pour le PSG qui se devait forcément de passer l’obstacle anglais.

    Si avoir démontré au paragraphe précédent que les Blues étaient sur une dynamique excellente au cours des derniers matchs ne suffit pas encore, nous pourrions aussi mentionner que l’on parle là des vainqueurs de la Ligue des Champions 2012, de l’Europa League 2013 et…4ème à l’indice UEFA. Excusez du peu ! Et puis, peut être faut-il aussi rappeler qu’il n’est pas interdit de réaliser une saison moyenne sur le plan domestique tout en brillant sur la scène européenne.

    L’année de son sacre en Champions League, Chelsea avait terminé 6e en championnat à 25 points de Manchester City. Et cette saison, en Ligue des Champions, les Blues ont tout de même réussi à terminer premier d’un groupe comptant notamment le FC Porto et le Dynamo Kiev respectivement 8e et 27e à l’indice UEFA.

    Mais surtout, l’équipe de Chelsea, c’est une vraie culture européenne. Sur les 10 dernières campagnes, en plus de ces 2 titres, Chelsea compte une finale de Champions League perdue aux tirs aux buts et 3 demi-finales. Soit tout de même une présence régulière (à 6 reprises) dans le dernier carré des compétitions européennes.

    Avant hier, Jonh Terry rappelait les grands moments qu’avait connu Stamford Bridge lors de soirées européennes mémorables. Le capitaine anglais ne s’y trompe pas, c’est bien dans cette enceinte mythique et quasiment imprenable que Chelsea a construit la majeure partie de ses succès européens. En 10 ans, les Blues y ont livré 54 matchs de Coupe d’Europe (dont 50 en Ligue des Champions), ils n’y ont connu la défaite qu’à 4 reprises.

    Ainsi, en plus d’être resté, jusqu’à hier soir, une forteresse insoumise aux clubs français, Stamford Bridge a donc donné bien du fil à retordre à tous les cadors du vieux continent. Seuls Barcelone, l’Inter de Milan, Manchester United et  l’Atletico Madrid ont tour à tour forcé la clé du donjon londonien. Coïncidence ou non, ces 4 équipes sont parvenus en finale l’année de leur victoire au Bridge. De quoi donner des idées aux partenaires de Zlatan Ibrahimovic.

    Paris vainqueur avec un milieu de terrain amoindri

    Dans la semaine précédent le match retour, on a entendu de nombreuses raisons pour lesquelles le PSG pourrait être amené à souffrir en Angleterre. S’il y en avait bien une pour lesquelles les journalistes se rejoignaient tous, c’était la possible absence de Marco Verratti sur la feuille de match.

    Jean-Michel Larqué, consultant sur RMC, livrait ainsi son sentiment « Il y a des inquiétudes avec les blessures de Matuidi et Verratti. Sans les deux à Chelsea la tâche du PSG n’en sera que plus difficile ». A quelques minutes du coup d’envoi, Larqué n’hésitait pas à aller plus loin en direct à l’antenne et évoquait cette fois les difficultés que le milieu du PSG avait rencontré face à Darder, Gonalons et Ferri lors de sa défaite 2-1 au Parc OL.

    Que fallait-il comprendre des propos de Jean Michel Larqué ? Considérait-il que les 3 lyonnais étaient du même niveau que Fabregas, Mikel et Willian ? Ou bien pensait-il encore que si Paris avait souffert à Lyon, dans un match sans enjeu pour le club de la capitale, il allait fatalement en être de même face à Chelsea dans ce qui s’apparentait au match de l’année pour les parisiens ?

    Vincent Duluc, grand rédacteur à L’Equipe, écrivait, lui, après la défaite à Lyon dans les colonnes du quotidien sportif: « La défaite contraindra Paris à se qualifier en Coupe de France à Saint Etienne pour éviter une alerte générale. Le fond n’a pas changé, sans Verratti le PSG n’y est pas. »

    On pourrait aussi citer Bruno Salomon de Radio France Bleue et encore bien d’autres de ses confrères qui craignaient de voir le PSG souffrir sans son métronome italien. L’auteur de ces lignes s’inquiétait aussi de l’absence de Marco Verratti, de la titularisation de Blaise Matuidi à peine remis de sa blessure, du manque de rythme de Javier Pastore. Et ces inquiétudes semblaient légitimes.

    Mais alors, si journalistes, consultants et supporters s’accordaient à dire que avec une courte victoire (2-1 à l’aller) et un milieu de terrain diminué par les blessures, le PSG pouvait se retrouver en difficulté à Stamford Bridge, pourquoi finalement au lendemain de la victoire des parisiens dévaloriser le niveau de l’adversaire en revenant sur son classement en Angleterre ou bien sur ses mauvaises performances de septembre à décembre ?

    D’ailleurs, si le PSG a été plutôt solide en défense et performant devant, le secteur qui a le plus souffert s’avère bien être son milieu de terrain. Avec un Thiago Motta orphelin de son compère Verratti et coupable sur l’égalisation de Chelsea, un Blaise Matuidi insuffisamment remis de sa blessure et incapable d’effectuer son pressing habituel, et encore moins d’apporter offensivement, et un Adrien Rabiot, bien que buteur, mais coupable de deux mauvaises relances, l’une amenant le but de Diego Costa et l’autre la première frappe cadrée du match, dès la 3e minute.

    Il s’agit de ne pas se tromper. On ne parlera plus d’exploit comme lors de la qualification de l’an passée acquise à 10 contre 11, mais, néanmoins, au regard de la condition physique de ses milieux de terrains, des performances de Chelsea depuis l’arrivée de Guus Hiddink, et de l’histoire européenne des Blues, le Paris Saint Germain a bien réalisé une grande performance hier soir.

    Le genre de performance qui fait que aujourd’hui le club peut légitimement se projeter sur la suite de la compétition en ambitionnant de rejoindre le dernier carré de la compétition, voire la marche supérieure dès cette saison.

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