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Autour du PSG

France Football intente un procès ironique concernant la popularité fulgurante d’Unai Emery, jugé « non coupable »

Unai Emery "le foot n'est rien sans les supporters"

La venue d’un nouvel entraîneur pour suppléer Laurent Blanc et ses trois années au sein du Paris-Saint-Germain, ajouté au nouveau projet instigué par Nasser Al Khelaifi, a rendu les supporteurs euphoriques et optimistes pour l’avenir du club parisien. Mais cette côte de popularité si soudaine laisse perplexe certaines membres éminents des pseudos « experts » du football français, si bien que France Football fait le procès de l’enthousiasme généralisé vis à vis du technicien espagnol.

Et comme dans tout procès, ce dernier vient juger un crime et une infraction, qui est selon le journal sportif celui de la surcompétence. L’accusation qui est lancée sur Unai Emery et ses fanatiques, serait de déconstruire une euphorie jugée outrancière et inappropriée.

« Acte d’accusation. Mesdames, Messieurs les jurés, pour qui se prend le nouvel entraîneur du PSG? Deux semaines de boulots et déjà des éloges qui pleuvent. « Maintenant je pense que l’on sera plus organisé sur le terrain », a balancé Lucas. Les sourires des joueurs, de la sueur et une méthode qui souligne les carences de Laurent Blanc et humilie les techniciens français. Un peu de décence. Ne peut il pas se contenter de rester sur le bord du terrain pendant que les joueurs jouent du tennis-ballon. »

Mais sachant que France Football ne se place pas dans le sillage des purges des procès staliniens, le journal laisse place à la défense, qui appuie son argumentaire sur l’implication et la nouvelle méthode de Unai Emery qu’il distille avec abnégation au Paris-Saint-Germain.

« Plaidoirie de la défense. Comment peut- on reprocher à mon client de se donner sans compter? Le club veut franchir un cap. C’est avec ce genre de comportements qu’il atteindra son but. Les premiers pas de Unai Emery donnent raison au président Nasser Al-Khelaifi. A peine trois semaines que le coach espagnol est arrivé, qu’il donne ses instructions en français. Qui peut se vanter d’avoir un entraîneur si impliqué? Et si la grosse recrue, ce n’était pas lui,  finalement? »

Le verdict tente de réconcilier les deux positions, en acquittant l’accusé Unai Emery, car si l’on peut vanter l’énergie du nouveau coach, il devra sans cesse pâtir de la comparaison avec le bilan de Laurent Blanc, et de ce fait n’aura pas le droit à l’erreur.

 » Verdict. Non coupable. Rarement le Paris-SG aura fait aussi peu de bruit pendant une intersaison. Les joueur ont la banane, sont tous satisfaits de la préparation. Le coach a même réussi à faire oublier aux supporters qu’aucune grosse vedette n’avait rejoint le club cet été. Qu’Unai Emery continue dans cette voie. Les dirigeants ne demandent pas mieux. »

 Le procès initié par France Football sur le ton de l’ironie et de la dérision montre toutefois la perception que le journal possède sur le travail de Laurent Blancs et sur celui de Unai Emery. Si effectivement, l’attrait pour le changement et la nouveauté enchante la plupart des supporters du club francilien, le bilan se fera lorsque le Paris-Saint-Germain entrera pleinement dans la saison. Cette opposition lors de ce procès montre les oppositions de méthode, de projet et de fonctionnement entre l’ère Blanc et l’ère Emery qui n’est encore qu’à ses balbutiements.

Mais on peut tout de même sentir dans cette parodie de procès, que le plaidoyer de la défense représente l’avis assez généralisé des supporters, tandis que l’accusation ressemble à une caricature d’avis journalistique à la botte du corporatisme français. Une chose est sûre, Unai Emery ne laissera personne indifférent.

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