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Govou Unai Emery n'a pas perdu de crédit, mais il n'en a pas gagné non plus

Autour du PSG

Govou « Unai Emery n’a pas perdu de crédit, mais il n’en a pas gagné non plus »

Après avoir joué à 10 contre 11 pendant plus de 30 minutes, le Paris Saint-Germain s’est incliné dimanche dernier (22e journée de Ligue 1) sur la pelouse de l’Olympique Lyonnais par 2 buts à 1. Bon nombre d’observateurs estimaient alors que ce match revêtait une importance capitale à plus d’un titre : non seulement il devait permettre au club de la capitale de distancer ses concurrents pour le titre de champion de France mais surtout il aurait pu démontrer les capacités techniques et mentales des joueurs parisiens à gagner à l’extérieur face à de bonnes équipes et ce en vue du match aller en 8ème de finale de Ligue des Champions face au Réal de Madrid.

À l’issue de la rencontre, nombreux sont les commentateurs qui ont fustigés les choix tactiques d’Unai Emery mais également son incapacité à transcender son vestiaire lors des matchs en « mode LDC ». Sydney Govou livre sur Canal+ Sport son analyse sur le bilan d’Unai Emery en milieu de championnat et à l’orée du 8ème de final crucial.

« Avec cette défaite, Unai Émery n’a pas perdu de crédit, mais il n’en a pas gagné non plus. Ce qui me dérange dans cette équipe, c’est déjà la gestion, car un joueur comme Dani Alves qui joue autant de matchs risque d’arriver cramer contre le Real Madrid. Il a joué plus de matchs en six mois que l’année dernière avec la Juventus en entier. »

Dani Alves ne vole pas la place de titulaire non plus.

La statistique est intéressante. Certes Dani Alves a joué plus de matchs à la mi- saison avec le PSG qu’avec la Juventus de Turin la saison passée. Mais il convient de tempérer cette donnée dans la mesure où nous ne connaissons pas l’état physique du joueur. Or nous avons toute confiance en Unai qui doit très certainement aligner la meilleure équipe possible en faisant fi des potentielles pressions de la part de la Direction parisienne. C’est dans l’intérêt de tout l’organigramme du PSG que d’aligner la meilleure équipe possible. Quant à la comparaison avec Meunier, elle est quelque peu inappropriée.

En effet, le Belge est un bon arrière droit, percutant, solide mais d’un impact psychologique et technique différent. Lorsque les adversaires du PSG sont interrogés, la grande majorité craint plus de jouer contre le brésilien qui est encore considéré comme un des meilleurs défenseurs mondial. Meunier est un très bon joueur, mais Alves a montré plusieurs cette saison qu’il est encore capable d’être excellent. Un période d’un peu moins bien et un match raté Lyon ne doivent pas tout remettre en question.

On pourrait s’intéresser plutôt au poste d’arrière gauche. Berchiche semble avoir une marge de progression plus importante que Kurzawa qui plus il joue, plus il démontre son manque de concentration et son inconstance à très haut niveau.

« Je trouve que Paris depuis un an avec lui ne progresse pas »

Emery doit régler son soucis de voyage avec le PSG.

Emery doit régler son soucis de voyage avec le PSG.

« Émery envoie également de mauvais messages. Je trouve que Paris depuis un an avec lui ne progresse pas. Les défauts de Paris, il y a un an, c’est-à-dire les latéraux et lemilieu de terrain qui n’est pas assez dense, on les connaissait déjà et aujourd’hui on arrive au même constat. Je trouve qu’un entraîneur doit de temps en temps faire progresser son équipe au niveau du plan mental et tactique pour qu’elle progresse, mais je trouve que Paris aujourd’hui ne progresse pas et cela est très inquiétant »

Lorsque l’on compare les statistiques de la saison passée avec celle de la saison 2017-2018, nous ne faisons pas le même constat que Govou. Après 22 journées, le PSG est leader avec 18 victoires et une différence de buts de +51 contre 14 victoires l’an passé avec une différence de buts de +26 et une place de 3ème. Les milieux arrivent donc mieux à mettre en orbites les trois attaquants rouge et bleu. Concernant la défense à la même époque le PSG avait concédé 16 buts contre 17 aujourd’hui. La régularité semble donc être de mise. Même s’il reste des progrès à faire à l’extérieur.

Concernant le mental, Govou semble avoir raison. Lors des déplacements importants, le coach parisien ne semble pas en mesure d’apporter à ses joueurs la « grinta » et la sérénité (car il faut les 2) nécessaires pour faire basculer une rencontre de très haut niveau. Rien qu’avec cette saison, on voit un match nul arraché à Marseille (en ayant été dominé), une défaite à Lyon et la défaite à Munich. Un bilan insuffisant pour Paris. Un manque difficile à comprendre, mais qu’il faut absolument régler pour passer un palier. A l’Espagnol de trouver les clefs pour éviter de voir son équipe souffrir dans chaque grand match loin de ses terres.

Pour sa décharge, les joueurs du PSG devraient pouvoir être en mesure de hausser leur niveau de jeu sans motivation supplémentaire. Toujours est-il que le match allé contre Madrid, vu d’ici semble pour le moment assez compliqué. Aux Parisiens de montrer qu’ils grandissent et progressent pour être à la hauteur de leurs ambitions.

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