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Autour du PSG

La face cachée de Robin Leproux

De Robin Leproux, les supporters retiendront qu’il a été le premier président à supprimer les abonnements annuels des ultras de Boulogne et d’Auteuil. La mort de deux personnes en l’espace de trois ans, aux alentours du stade, a provoqué cette décision. Conséquence : le Parc à moitié vide, a sonné creux la plupart du temps cette saison. Le dirigeant de la capitale est dès lors apparu comme un homme froid, rigide, refusant tout retour en arrière. Un homme, qui à cause de la bêtise de plusieurs dizaines de personnes, a privé des dizaines de milliers de supporters de pouvoir crier, chanter, communier ensemble.

Pourtant à y creuser d’un peu plus près, ce quinquagénaire est un amoureux du ballon rond, amateur du beau, du jeu léché et des ambiances de joies dans les stades. Le foot, il continue d’en faire tous les dimanche, évoluant au poste de défenseur ou de milieu de terrain : « J’ai ma licence depuis 40 ans. » déclare fièrement à Jacques Vendroux sur France Bleu, le patron du PSG tombé dans la marmite dès l’âge de 10 ans : « Lorsque j’ai déménagé à côté d’un stade, j’ai passé toutes mes journées en sortant de l’école et les week end entiers en jouant avec les copains. Parce que le foot c’est ça, c’est aussi les copains. C’est le jeu, c’est l’admiration que l’on a pour les très grands joueurs. »

Ses premiers souvenirs ? L’équipe de France des années 70, « championne des matchs amicaux » aime-t-il à plaisanter. (Pour rappel, les Bleus à cette époque n’ont participé à aucune coupe du monde de 1966 à 1978). Le dirigeant n’a dès lors d’yeux que pour une seule équipe, les Verts. « C’est un club qui nous a rendu fier parce que grâce à lui la France gagnait. » Mais au fond de lui, le club de la capitale a toujours eu ses faveurs. « Là ou j’ai été le plus heureux c’est quand on a vu le PSG monté en puissance et jouer de mieux en mieux. Je me suis régalé avec Dahleb, Susic. On a eu des équipes géniales et puis gagner une coupe d’Europe ça a été super. »

Cette saison le club a réussi à lui donner les mêmes émotions notamment lors de la victoire contre l’OM, un match « formidable » pour ce dernier.  « J’aime lorsque il y a le talent. Lorsque le Parc se lève, on a le cœur qui est transporté. Quand il y a la louche de Néné et Guillaume Hoarau qui part et qui marque dans le bon timing. C’est inspiré. C’est beau. »

Des finances saines, l’arrivée de nouveaux investisseurs, une formation qui commence à se dessiner… Il ne manque plus qu’au club de la capitale de retrouver un public digne de ce nom. « On va essayer de faire revenir ce public historique qui savait mettre la ferveur qu’on connaît au parc », espère Robin Leproux qui en fin d’interview réitère son amour pour le Paris Saint Germain : « C’est une chance de travailler ici. Paris c’est la ville lumière c’est la ville où on veut pas simplement gagner mais gagner avec la manière. Ici on a les souvenirs de joueurs brésiliens qui font des choses qu’on voit rarement ailleurs. Il n’y a pas plus belle ville dans le monde. Et comme c’est le seul club de la capitale, c’est le plus beau club du monde. »

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