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L'avocat d'Al-Khelaïfi conteste sa mise en examen et dénonce du Nasser bashing

Autour du PSG

L’avocat d’Al-Khelaïfi conteste sa mise en examen et dénonce du « Nasser bashing »

Hier, on a appris la mise en examen de Nasser Al-Khelaïfi, notamment président du Paris Saint-Germain, pour une affaire de corruption qui ne concerne pas le club parisien. Il s’agit plutôt d’obtention des Mondiaux d’athlétisme 2017 (qui ont finalement eu lieu à Londres, ce sont ceux de 2019 qui sont à Doha). De quoi agiter les médias et amener des doutes sur la possibilité de voir le dirigeant rester au PSG. Sauf que d’après son avocat, Maïtre Francis Szpiner, Al-Khelaïfi n’a aucune raison d’être visée par l’enquête en cours. Il l’explique dans L’Equipe, sans cacher son agacement.

« J’ai expliqué à M. Van Ruymbeke (le juge d’instruction) que tout cela part d’un malentendu. Il a confondu la société Oryx-QSI avec QSI, le fonds du Qatar propriétaire du PSG dont M. Al-Khelaïfi est le président. Chez Oryx-QSI, mon client n’a jamais eu la signature et, en 2011, il n’était ni actionnaire ni dirigeant de la société.

« L’argent n’est pas allé à Lamine Diack, président de l’IAAF, et mon client n’a validé aucun paiement. »

On reproche à mon client des choses qu’il n’a pas faites. Et il n’y a pas la moindre preuve de corruption d’autant que le Qatar n’a pas eu les Mondiaux d’athlétisme 2017. Pamodzi, la société de Papa Massata Diack, était mandatée par la société Dentsu pour gérer les droits marketing de l’IAAF (la Fédération internationale d’athlétisme) dans les pays dits émergents. Ces sociétés étaient des agences officielles de l’IAAF. (…) L’argent n’est pas allé à Lamine Diack, président de l’IAAF, et mon client n’a validé aucun paiement.

« M. Van Ryumbeke se fourvoie. »

J’ai déposé ce jeudi après-midi (hier) une requête avec deux moyens auprès du juge Van Ruymbeke, l’une pour un déclinatoire de compétence (un acte par lequel il est demandé à une juridiction judiciaire de se déclarer incompétente) sur ce dossier, l’autre pour constater la prescription des faits. (…)  C’est étonnant qu’un juge français s’intéresse à une société qatarienne ayant versé de l’argent à une société sénégalaise pour une fédération internationale dont le siège est basé à Monaco. M. Van Ryumbeke se fourvoie. Il y en a marre de traiter de la sorte mon client, c’est du Nasser bashing. »

Alors que certains ont déjà considéré Al-Khelaïfi comme coupable, il ne faut pas oublier la présomption d’innocence. Une mise en examen n’équivaut pas à la culpabilité. Il y a un soupçon, des choses à vérifier. Il faut laisser l’enquête se poursuivre et voir les conséquences possibles qu’une fois que le verdict est tombé. Bien sûr, c’est une affaire sérieuse qui mérite de l’attention. Mais la défense de l’avocat du président du PSG a du sens et doit bien sûr être écoutée.

Restons donc prudents et patients face à cette affaire. Elle pourrait très bien se terminer sans la moindre inquiétude pour Al-Khelaïfi. Ou avec une très mauvaise surprise, on ne peut pas l’omettre non plus. Il est tout simplement trop tôt pour sauter aux conclusions. Espérons qu’en attendant le président du PSG saura exercer son rôle efficacement.

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