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Autour du PSG

L’OM dans la tourmente avant le Clasico

A deux jours du Clasico, c’est sur un autre terrain que celui du Parc des Princes que l’OM va devoir se battre, suite aux nouvelles révélations sur les liens entre le club phocéen et le grand banditisme.

En effet, selon RMC, « la police soupçonne la pègre d’avoir touché de l’argent sur des commissions versées par le club phocéen lors de transferts de joueurs ». Une affaire de bandistime corso-marseillais qui avait forcé la police à mettre sur écoute José Anigo, le directeur sportif de l’OM, durant tout l’été 2011, après l’ouverture d’une enquête pour « extorsion en bandes organisées et associations de malfaiteurs ». Des perquisitions ont été effectuées le mois dernier au centre d’entraînement de l’OM afin de confirmer les liens entre José Anigo et Richard Deruda, truand marseillais et fiché au grand banditisme.

En clair, certains joueurs comme Youssef El-Arabi n’ont pas pu rejoindre l’OM car ces derniers n’auraient pas accepté d’être sous la tutelle d’agents imposés par l’OM. De son côté, José Anigo subit la pression de Richard Deruda pour qu’il trouve un club à son fils, Thomas Deruda, passé par l’OM. Une pression telle que le directeur sportif phocéen est à deux doigts de démissionner.

De plus, le grand banditisme marseillo-corse aurait reçu de l’argent provenant des transferts de certains joueurs à l’OM, comme celui d’André-Pierre Gignac en provenance de Toulouse, sous la forme de rétro-commissions. Les agents de l’international français à l’époque se nommaient Christophe D’Amico et Jean-Christophe Cano, agents de joueurs liés de près ou de loin avec le grand banditisme. José Anigo aurait également surévalué la valeur de Nicolas Nkoulou auprès de ses dirigeants, afin que les rétro-commissions soient les plus élevées possibles.

Enfin, Pape Diouf serait également pointé du doigt concernant le transfert de Samir Nasri à Arsenal. « Sur les transferts qu’il faisait, il était rémunéré parce qu’il y avait les primes, indique José Anigo dans une conversation téléphonique enregistrée en mars 2012. C’est-à-dire que quand il a acheté par exemple un mec à 1 million, s’il le vendait 3 millions, il avait un pourcentage sur la plus-value (…) Quand on vend Nasri 16 millions, je ne m’explique pas tellement comment il reste 10 millions dans les caisses du club (…) Comment ils ont fait M. Fournier (Julien Fournier, ex-secrétaire général de l’OM, ndlr) et M. Diouf pour donner une prime au père de Nasri qui n’est pas agent et au joueur, alors qu’il quitte club (…) Il va se passer que peut-être la justice va tout simplement regarder le transfert de Nasri et où ils sont passés ces 6 millions. Peut-être que Pape Diouf il les a pas mis dans sa poche, mais on peut considérer que le père de Nasri, qui n’est pas agent, il n’a pas le droit d’en toucher une partie (…) On peut considérer que Bernès (Jean-Pierre Bernès, agent de Nasri) en a mis une partie. On peut considérer que peut-être quelqu’un en a rétrocédé à un autre. »

Des révélations troublantes qui pourraient faire énormément de mal à l’OM dans les prochaines semaines ou les prochains moins, au point de forcer Margarita Louis-Dreyfus, l’actuelle propriétaire, à vendre le club une fois la rénovation du stade Vélodrome terminée. « Si tu connais quelqu’un un jour qui veut racheter le club, moi je sais que dans un an, un an et demi au maximum, elle va le vendre (..) C’est ce que m’a dit Vincent (Labrune, l’actuel président de l’OM) l’autre jour. Il m’a dit de manière précise, si un mec arrive avec 90 millions, c’est exactement ce que Robert a mis dans le club en réalité. Pour qu’il re-rentre dans ses sous. 94 ou 95 à peu près pour qu’il retrouve sa surface financière investie », affirme José Anigo dans une nouvelle conversation téléphonique enregistrée. Autant dire que le climat risque d’être très tendu à Marseille lors des prochains jours.

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