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PSG Chelsea Verratti, le petit hibou maître des bois

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PSG / Chelsea : Verratti, le petit hibou maître des bois

Pour e 8eme de finale de Ligue des Champions entre le Paris Saint-Germain et Chelsea, le suspense était à son plus haut point. Les choix de Laurent Blanc étaient attendus avec impatience, curiosité et envie. Celui qui pouvait faire basculer le match, c’était bien entendu la présence ou non de Marco Verratti, Il Gufetto (Le Petit Hibou), qui avait vraiment repris la compétition que samedi (face à Lille, il a joué une mi-temps).

Et Blanc a finalement décidé de l’aligner au milieu avec Thiago Motta et Blaise Matuidi. Le trio classique du PSG quand tout le monde est en forme. D’entrée de jeu, il est vif et présent sur tous les ballons défensifs, mais aussi offensifs, décrochant une très belle frappe (3ème) des 25 mètres que Courtois dégage avec beaucoup de mal à cause de son effet flottant.

Le physique est apparemment là aussi et lui permet de faire un pressing très haut (5ème), ce qui dérange les défenseurs de Chelsea et donne de bonnes occasions aux Parisiens. Son entente avec Motta et sa défense lui permettent de se sortir de situations difficiles (9ème) dans des enchaînements de passes presque chorégraphiques.

Le PSG maîtrise ce début de match et son petit Italien en est le chef d’orchestre. Tous les bons ballons passent par ses pieds et en ressortent tout le temps avec beaucoup de précisions, quelques fois par des gestes techniques de grande classe. À part peut-être cette passe trop en arrière pour Lucas (25ème), qui arrête une contre-attaque et donne une bonne touche aux Londoniens, mais il faut être pointilleux comme un Riolo des grands soirs, pour trouver quelque chose à dire sur le magnifique jeu de notre milieu.

Même dans la période de regain de forme des Blues, Verratti arrive à être au contact des adversaires et faire quelques rares fautes (30ème) pour couper l’élan des visiteurs du soir.

Dans les minutes où Paris recule un peu et n’arrive plus à créer, l’Italien arrive à renverser le jeu par une petite feinte (34ème) ou un geste technique qui permettent de mettre ses coéquipiers dans le bon sens. En fin de mi-temps, alors que ses coéquipiers perdent plusieurs fois le ballon, il est toujours présent à la récupération et à la relance pour aider.

Après le but d’Ibrahimovic (39ème), l’équipe recule et notre Hibou se retrouve bizarrement à la place de Motta, voire dans une position à la stoppeur des années 80. Cette anomalie entraîne une montée de la ligne de récupération de Chelsea et donc une plus grosse pression sur le but de Trapp. Après plusieurs tentatives repoussées, c’est sur un corner que les Anglais font vibrer les filets Parisiens et sonne la fin de cette première période.

Le match reprend et notre maestro reprend sa « bonne » place. Les londoniens ont donc bien compris qui était le patron du milieu et ne se gênent pas pour le mettre à terre de façon plus ou moins réglementaire comme sur ce coup de coude d’Hazard à la 46ème minute.

Mais cela ne dérègle pas Verratti, qui, dans se désordre ambiant, se promène encore et maîtrise ses passes, ses tacles et autres feintes qui laissent les joueurs de Chelsea sur place. Cette force au sein de notre milieu permet à Motta de contrôler le peu d’occasions anglaises, de relancer parfaitement et à Matuidi d’aller vers l’avant pour faire le surnombre en attaque sur des accélérations bien exploitées. L’exemple parfait intervient à la 63ème minute où Verratti envoie Motta en profondeur qui sert Di Maria sur le côté gauche qui assène un centre pour une frappe de Matuidi.

Les fautes sont les seules réponses des Anglais au Hibou, comme celle de Pedro (66ème) qui provoque un coup franc, très bien tiré par Di Maria. Malgré  une petite baisse de forme, qui s’explique par un manque de physique compte tenu de sa récente blessure, notre petit Italien délivre de belles passes, mais se retrouve en difficulté (71ème) sur une perte de balle, bien rattrapée par Silva.

Ce manque de fraîcheur lui fait perdre des balles qu’il allait facilement chercher avant (74ème) et engendre un déséquilibre, profitant aux attaques de Chelsea. Bien sûr, les coups continus de tomber sur Gufetto, cette fois c’est Oscar qui l’allonge sur la pelouse (77ème). Mais c’est en se relevant sans rien dire, qu’il peut transmettre la balle à Zlatan qui donne à Di Maria pour un chef d’œuvre de passe qui a la conclusion voit Cavani marquer le but de la victoire.

Après une dernière faute de Willian, celui que l’on ne pensait pas voir jouer plus 60 minutes, sort à la 80ème en ayant tout donné pour son équipe. Logiquement, il est ovationné par le public du Parc des Princes.

Encore une fois, Verratti, a démontré qu’il est l’un des meilleurs milieux du monde pour son jeu très technique bien sûr, mais aussi pour sa volonté, son courage, sa hargne et sa facilité à voir le jeu et mettre ses coéquipiers dans de bonnes conditions.

Le PSG s’impose 2-1 et ira à Londres avec un but d’avance. Si Verratti est dans la même forme au retour, ce qui devrait arriver s’il ne se blesse, les Parisiens devraient encore pouvoir dominer la rencontre.

Article rédigé par Sylvain Lestienne.

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