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Au PSG, « il faut être carré » selon Leo

Après la défaite face à Nancy, Leonardo n’a pas hésité à réagir en indiquant que son équipe avait très bien joué. Mais le directeur sportif parisien n’est évidemment pas satisfait des derniers résultats de l’équipe, même s’il rappelle que le PSG est dans une situation particulière et que sa position au classement est déjà une bonne nouvelle. 

« On est quand même restés dix-sept matches sans perdre, ce n’est pas rien. Quand je suis arrivé, le 13 juillet, j’ambitionnais déjà, au fond de moi, de gagner le Championnat cette année. Mais si on m’avait dit que nous serions deuxièmes le 1er avril, j’aurais signé des deux mains. (…) On a été premiers à partir de la 8e journée (3-0, le 24 septembre à Montpellier). Quand tu arrives là, tu ne peux plus reculer, tu ne peux pas dire que tu ne vas pas chercher à gagner le titre. C’est normal, mais il faut être réaliste. On a fait beaucoup de choses et il en reste beaucoup à faire : dans l’organisation du club, d’un projet commun, de la communication. Le PSG réussit à être à la première place parce qu’on a aussi mis ces choses en place. Mais à Montpellier, ça fait quatre, cinq ans que les joueurs jouent ensemble. Lille revient, pourquoi ? Parce qu’il a gagné le Championnat l’année dernière. Chacun a sa force, a expliqué le dirigeant brésilien dans L’Equipe, avant donc de rappeler que tout était à refaire au moment de son arrivée au PSG. Quand on est arrivés (avec Qatar Sports Investments, le nouveau propriétaire du club, en juin dernier), il y avait treize joueurs pro. La base, c’était Giuly, Makelele, Coupet, qui sont partis. Des contrats arrivaient à leur terme. Plein de choses n’étaient pas programmées. On n’a pas changé d’entraîneur pour gagner le Championnat mais pour le futur. On voulait mettre en place une gestion de l’équipe pour les prochaines années. Sur ce plan, les joueurs ont été formidables. (…) Si Lille, champion l’an passé, ne gagne pas le titre cette année, ce sera quoi ? Ce sera un échec, non ? Une équipe championne, elle part forcément avec l’idée de garder son titre, il ne faut pas me raconter d’histoires. Et nous aussi, on a attaqué la saison pour être champion. Ne pas l’être serait un échec. Ne pas gagner est toujours un échec.»

Et pour gagner, le PSG compte sur l’expérience de Carlo Ancelotti, qui a déjà beaucoup apporté au club depuis son arrivée. « Ce qu’il y a dans toutes les grandes équipes du monde : la gestion du détail par rapport au physique, aux entraînements tactiques et techniques. Il a apporté une gestion détaillée sur le quotidien du joueur, sur l’étude de l’adversaire, avec un staff très expérimenté. Ce n’est pas qu’Antoine (Kombouaré) ne savait pas faire ça mais il n’avait pas l’idée de le faire parce qu’il avait un autre groupe de travail, plus réduit, qui n’avait pas l’habitude de ces choses. Je pense qu’il n’y a pas toujours la culture du détail au PSG, chez certains joueurs. Les discothèques existent à Londres, à Rome… mais là-bas, quand tu sors, tout le monde te contrôle. Ici, à Paris, après 22 heures, personne ne te dit : “Rentre chez toi.” Il reste huit matches, il faut être carré et je n’ai pas d’inquiétude sur le fait que les joueurs soient sérieux, a expliqué Leonardo, qui est certain que le coach italien du PSG ne paie pas sa méconnaissance de la Ligue 1 actuellement. Non… Il connaît parce qu’il y a un travail approfondi effectué par rapport à chaque équipe. Ancelotti connaît tout, même la couleur du slip de l’adversaire. Toutes les équipes ont connu des baisses de régime et elles sont dirigées par des entraîneurs qui connaissent le foot français.»

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