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Bazin : «Le PSG est intimement lié au Parc»

Quelques jours après avoir entièrement cédé les PSG à Qatar Sports Investements, Sébastien Bazin, le président de Colony Capital Europe, a tiré un bilan des cinq années de présence de la firme américaine à la tête du club, avant d’évoquer le thème des tribunes et celui du Parc des Princes.

Cinq années après son arrivée au PSG, Bazin explique les différents manœuvres effectuées par Colony Capital. « Il y a eu trois phases. La première consistait à redonner des fondamentaux au club. La deuxième est arrivée beaucoup trop vite au bout de quatorze-quinze mois avec les problèmes sportifs et extra-sportifs. Il a fallu défendre le club. Il fallait être costaud, notamment pour tenir. Un échec était impossible, même si cela aurait fait plaisir à certains. Enfin, la troisième phase était de mettre le PSG sur une rampe de lancement, de préparer son avenir en renouvelant le contrat des joueurs cadres et de laisser derrière nous un PSG sans aucune dette. Les Qatariens ne sont pas là par hasard, a déclaré l’homme d’affaires dans les colonnes du Parisien, lui qui se dit impressionné par les méthodes de travail de Qatar Sports Investments. Oui, par la discipline et la méthodologie impulsée par Nasser al-Khelaifi. Tout est réfléchi et organisé. Les arrivées de Leonardo, Jean-Claude Blanc, Ancelotti, le staff technique : rien n’est improvisé. L’ambition est définie, communiquée et s’inscrit dans un calendrier. Ce que l’on m’a reproché, on ne peut pas leur reprocher. Je suis prêt à parier qu’ils seront champions de France et bientôt champions d’Europe.»

Mais de toutes les décisions prises durant le règne de Colony Capital, celle de pacifier le Parc des Princes grâce au plan Leproux est celle qui a fait le plus de bruit, notamment auprès des supporters. Pourtant, cette décision était un passage obligé pour faire décoller le club selon Bazin. « Ce qui a été fait dans les tribunes a été une décision très douloureuse mais indispensable. Si nous ne l’avions pas prise à l’époque, jamais nous n’aurions le Qatar aujourd’hui. Personne, en tout cas, avec des moyens, n’aurait mêlé son image à celle du PSG. (…) Moi, je suis allé à l’hôpital et j’ai vu Yann Lorence (NDLR : le supporteur tué en marge de PSG-OM en 2010) sur son lit d’hôpital dans des conditions atroces, la famille à côté, le cordon de sécurité assuré par ses copains… Jamais, plus jamais cela. Le club n’a pas le droit. Moi non plus.»

Si Colony Capital a revendu toutes ses parts aux Qatariens, Sébastien Bazin et les siens espèrent rester étroitement liés au PSG en obtenant le bail enphytéotique du Parc des Princes. Car une chose est sûre, le club de la capitale se doit d’évoluer dans son enceinte mythique, et nulle part ailleurs. « Oui, l’histoire n’est pas terminée. On travaille énormément pour que le Parc des Princes reste la maison du PSG. Le Parc des Princes sera différent de celui d’aujourd’hui afin qu’il puisse répondre à l’ambition du nouveau PSG avec plus de recettes, plus de capacité, plus de salles réceptives. On travaille sur le dossier avec le Qatar depuis quatre mois. Parce que c’est son ADN. On peut faire un autre club parisien ailleurs. Mais le PSG est intimement lié au Parc. Ils ont vécu l’un dans l’autre. Si on aime ce club, on ne le comprend que par son histoire au Parc des Princes. Nous avons un accord très clair avec Vinci et le PSG afin d’étudier toutes les possibilités sur le site du Parc des Princes pour qu’il soit compatible avec les ambitions de QSI. Il n’y a aucun tabou. La démolition est une alternative. Dans l’absolu, c’est possible, mais est-ce recommandable ? C’est une vraie question. La seule option à laquelle je me refuse de travailler, c’est une installation du PSG au Stade de France, a assuré Bazin, qui espère à terme pouvoir rénover le Parc des Princes afin d’augmenter sa capacité et répondre aux exigences de QSI et du nouveau statut du club. Rénover profondément le Parc et augmenter sa capacité actuelle. Deux tiers des matchs de L1 ne nécessitent pas plus de places qu’aujourd’hui. La difficulté concerne les trois ou quatre affiches de L1 et la campagne européenne. On le sait bien. Je pense que les Qatariens vont rester au Parc des Princes. Quand on a vendu le PSG, on n’avait aucune assurance que le nouvel actionnaire resterait au Parc. Nous avons avec Vinci et le PSG de très nombreuses séances de travail pour trouver la meilleure solution

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