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Bodmer, le joker de luxe !

Mathieu Bodmer n’a jamais eu l’étiquette d’un titulaire indiscutable cette saison. Toutefois, son importance dans l’effectif francilien dépasse largement celle du simple remplaçant.

Lors de l’exercice 2010-2011, le natif d’Evreux a gagné sa place dans le onze d’Antoine Kombouaré au poste de meneur de jeu. Avant le début du Championnat, Javier Pastore signe au PSG pour 42 millions d’euros. Bodmer comprend immédiatement qu’il n’aura pas la possibilité de confirmer la saison satisfaisante dont il sort en tenant ce rôle. « Quand Pastore est arrivé, je savais qu’on n’allait pas le laisser sur le banc », confiera-t-il à la fin du mois de septembre 2011. Même si l’Argentin n’est pas immédiatement opérationnel, le technicien kanak laisse l’ancien Lyonnais sur le banc de touche lors de la première journée, contre Lorient (défaite 1-0). Dès le match suivant, Kombouaré opte pour un système de jeu en 4-2-3-1, dans lequel Bodmer retrouve son poste de numéro 10. Véritable maître à jouer, son jeu à une touche de balle et sa qualité technique font merveille.

Un but venu d’ailleurs

Le rôle de meneur de jeu étant destiné à « El Flaco », le numéro 12 se trouve rapidement replacé plus bas sur le terrain. Tantôt titulaire, tantôt remplaçant, il bénéficie des pépins physiques de Clément Chantôme pour glaner du temps de jeu. Lors de la 6e journée de Ligue 1, Bodmer inscrit son premier but en Championnat, à Evian (2-2). Trois jours plus tôt, il avait déjà trouvé le chemin des filets, à l’occasion de la première journée des phases de poule de la Ligue Europa, au Parc des Princes, contre Salzbourg (3-1). Une réalisation sublime. A la réception d’un long ballon délivré par Erding, l’ancien international A’ arrive lancé, reprend de volée sans contrôle et trouve la lucarne autrichienne. Blessé à la cuisse gauche, il manque ensuite une partie des rencontres du mois d’octobre, renforçant un peu plus sa réputation de joueur fragile.

En mode Pirlo

Avec l’arrivée de Carlo Ancelotti, Bodmer descend encore d’un cran sur le terrain. L’entraîneur italien lui confie le poste qu’occupait Andrea Pirlo au Milan AC, à savoir milieu reculé devant la défense. « C’est un grand joueur car il peut jouer à tous les postes au milieu. Mais je pense que, pour l’équipe, sa meilleure position est milieu défensif, car il peut trouver verticalement l’attaquant », analyse « Carletto » à la fin du mois de janvier, n’hésitant pas à en faire parfois son capitaine. Une fois de plus, l’ex-Lillois va être victime de l’arrivée d’une nouvelle recrue, celle de Thiago Motta, dans les dernières heures du mercato hivernal. Résultat : retour sur le banc de touche. Néanmoins, sa polyvalence lui permet de jouer fréquemment, en palliant les différentes absences dans l’entrejeu.

«  Si je dois partir, ça sera sans rancunes »

Finalement, Bodmer aura participé à 31 matches de Ligue 1 cette saison, dont 21 comme titulaire (un but marqué). Son excellente vision du jeu, ses gestes de classe et sa qualité de passe ont contribué à plusieurs succès parisiens. Si son temps de jeu coïncide souvent avec l’indisponibilité de l’un de ses coéquipiers, il s’apparente plus à un joker de luxe qu’à un vulgaire bouche-trou. Très apprécié par Ancelotti, il fait partie des plans de celui-ci pour la saison qui se profile. « J’ai deux possibilités, resigner à Paris ou partir à l’étranger. J’attends que le club se positionne. J’attends de voir venir. Je suis quelqu’un de très pragmatique. Si ça doit arriver, ça arrivera. Je sais que des clubs sont intéressés. Si je dois partir, ça sera sans rancunes. L’aventure continuera autre part, c’est tout  », expliquait-il à la fin du mois d’avril. Lié au PSG jusqu’au mois de juin 2013, Mathieu Bodmer attend clairement que les dirigeants se manifestent à son sujet.

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