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Bonne formule trouvée, système à garder !

En atomisant Sochaux (6-1) dimanche, le PSG a réalisé son match le plus abouti de la saison. Plusieurs enseignements sont à tirer de cette rencontre gagnée sur un score de tennis.

Carlo Ancelotti semble enfin avoir trouvé le dispositif tactique idéal, avec un schéma en 4-3-3, qui peut se transformer en 4-3-2-1. Cette formule si efficace face aux Lionceaux pourrait être répétée dimanche, à Lille, à l’occasion de la 34e journée de Ligue 1 (21h). Depuis son arrivée dans la capitale, « Carletto » a souvent aligné des onze de départ contenant des surprises. A cinq journées de l’issue de Championnat, l’heure n’est plus aux essais. A chaque fois qu’Ancelotti a utilisé un dispositif sans aucun véritable attaquant, Paris s’est imposé (face à Toulouse, Marseille et donc Sochaux). Ces trois victoires se sont déroulées au Parc des Princes mais le système semble pouvoir s’exporter à l’extérieur. « Les trois joueurs devant ont effectué un travail fantastique. J’espère voir le même état d’esprit au prochain match », a déclaré l’entraîneur francilien après le succès face aux Doubiens, soulignant ainsi les prestations satisfaisantes de Javier Pastore, Nene et Jérémy Ménez.

Sakho va ronger son frein sur le banc

La défense centrale ne devrait plus évoluer jusqu’à la fin de la saison, sauf blessure(s) ou suspension(s). Évidemment, Maxwell récupérera sa place dans le couloir gauche, une fois sa douleur à la cuisse disparue. Notons que Siaka Tiéné a très correctement assuré l’intérim dimanche. A droite, Christophe Jallet n’a pas de souci à se faire au sujet de la conservation de sa place de titulaire. On ne peut pas en dire autant pour Mamadou Sakho, remplaçant lors des quatre derniers matches des Rouges et Bleus. Après avoir testé plusieurs formules en défense centrale, Ancelotti a fini par « valider » le duo Alex-Bisevac. « Je pense que Sakho n’est pas à son meilleur niveau aujourd’hui », a récemment déclaré l’ancien coach de Chelsea et du Milan AC, précisant toutefois qu’il restait « l’emblème de l’équipe et du club ».

Sissoko, le retour

Au milieu de terrain, les choses semblent moins figées que dans le secteur défensif, même si Ancelotti va certainement continuer à utiliser trois milieux récupérateurs. Exclu face à l’OM (2-1), Momo Sissoko a purgé ses deux matches de suspension et sera donc opérationnel pour le déplacement à Lille. Contre Sochaux, Thiago Motta, Mathieu Bodmer et Blaise Matuidi ont tous rendu une copie exemplaire. Seulement, l’un d’entre eux devra probablement céder sa place à l’international malien. Ce ne sera certainement pas l’Italo-Brésilien, indispensable dans son rôle devant la défense. « Jouer à côté de joueurs comme Motta, ça me fait progresser », reconnaît Matuidi, qui risque de faire les frais du retour de Sissoko. Aux yeux d’Ancelotti, l’ancien joueur de la Juventus Turin est un titulaire en puissance. L’un des rares joueurs parisiens à avoir clairement hisser son niveau de jeu depuis l’arrivée du « Mister ».

Hoarau et Gameiro désavoués

Avec Jérémy Ménez. Le numéro 7 se montre plus régulier dans ses performances, même si son jeu reste encore trop axé sur des fulgurances. A l’instar du FC Barcelone, Paris pourrait donc terminer la saison sans que le moindre attaquant de métier ne soit titularisé. Il s’agit d’un cruel désaveu pour Guillaume Hoarau, qui avait pourtant gagné sa place et réussi à la conserver durant plusieurs matches. Concernant Kevin Gameiro, cela fait déjà de longues semaines qu’Ancelotti nous prouve qu’il n’est pas très réceptif à son style de jeu. « La chose la plus importante, c’est d’attaquer dans la profondeur. Quels que soient les attaquants. Ménez avec sa vitesse et Nene avec son intelligence sont très importants mais ce qui compte, c’est le mouvement, pas les caractéristiques des joueurs », souligne-t-il. L’équipe-type d’Ancelotti est désormais bien dessinée, chose rassurante dans un money time qui s’annonce passionnant.

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