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Gameiro, pourquoi ne marque-t-il plus ?

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Auteur d’un excellent début de saison, Kevin Gameiro peine à retrouver le chemin des filets après plusieurs matchs sans le moindre but. Un manque de ballon ? D’efficacité ? D’envie ? Ce coup de moins bien laisse place à de nombreuses interrogations.

La saison dernière, Kevin Gameiro a réalisé sa plus belle saison sous les couleurs lorientaises avec 22 buts inscrits sur 36 rencontres disputées. Des statistiques qui ont permis à l’attaquant breton de devenir co-meilleur buteur du championnat de France aux cotés du Lillois Moussa Sow. Lors du mercato estival, l’ancien Strasbourgeois a décidé de rejoindre la capitale afin de s’offrir un nouveau challenge et de franchir une étape dans sa carrière, la pression parisienne ne lui faisant pas vraiment peur tant sa hargne et sa détermination sont fortes. Pourtant, depuis quelques matchs, l’international tricolore peine à retrouver des couleurs malgré 8 buts inscrits rapidement en début de saison en championnat. Assez peu en vue, parfois maladroit devant le but, agacé par sa situation, l’attaquant fait grise mine. Son ex-entraineur, Christian Gourcuff, se montre même inquiet pour son ancien joueur. « Kévin a fait un début de saison intéressant, mais je pense que l’environnement technique ne lui est pas favorable, que ce soit au PSG ou en équipe de France. C’est un garçon très pertinent par ses appels de balle et sa capacité à trouver la profondeur, mais il a besoin d’un jeu de passe qui comprend ses appels ». Une analyse plus tactique que psychologique qui met en doute la capacité de certains de ses coéquipiers à lui offrir des ballons dans de bonnes conditions.

Gameiro-Amalfitano : Le duo parfait !

En orange et noir, Kevin Gameiro avait à coté de lui un certain Morgan Amalfitano, désormais sous les couleurs marseillaises. A eux deux, ces deux joueurs ont rendu fou beaucoup de défenses en Ligue 1 par leur qualité et leur réalisme. « C’est notre troisième saison ensemble. Les automatismes se sont créés tout seuls. Ces choses là ne se calculent pas », disait Morgan Amalfitano, rejoint par Gameiro qui décrit cette complicité comme naturelle. « Ca ne s’explique pas. On se trouve facilement, d’instinct. On a deux styles différents : Morgan est peut-être plus technique, plus en retrait sur le terrain, moi j’aime les appels dans la profondeur. » A ce jour, l’attaquant parisien a pourtant d’excellents passeurs tels que Nenê, Pastore ou même Jérémy Menez, mais collectivement ces joueurs n’arrivent plus à se trouver. Alors un malaise ? Un manque d’efficacité ? Pour Javier Pastore, la raison est simple, le jeu parisien est tout simplement devenu trop prévisible. « Aujourd’hui, c’est plus difficile… Menez et Nenê jouent très linéaire, ils repiquent moins vers l’axe et moi je n’arrive pas à trouver d’espaces au milieu de terrain. Quelque part on est devenu prévisibles… ». Il est clair que le natif de Senlis n’est pas un joueur très technique, capable de faire la différence en un contre un, mais sa capacité à réaliser des appels tonitruants aux bons moments suffisent à eux seuls pour déstabiliser les défenses adverses.

Le 4-2-3-1, un schéma tactique problématique pour Gameiro ?

La force de Kévin Gameiro est donc sa faculté à prendre les espaces dans le dos des défenseurs mais le schéma tactique actuellement utilisé par le PSG est-il adapté au jeu de l’international français ? Depuis cet été, toutes les équipes de Ligue 1 se méfient énormément de la force offensive de l’équipe parisienne et les blocs défensifs se trouvent donc très bas, laissant très peu d’espaces aux attaquant parisiens. Kévin Gameiro se retrouve donc englué au milieu d’une horde de défenseurs, installés dans leur surface de réparation. Une position loin d’être idéale pour l’ancien Lorientais, qui n’avait pas ce problème chez les Merlus, moins attendus par leurs adversaires. Avec le système en 4-2-3-1 instauré par Antoine Kombouaré, Kévin Gameiro se retrouve seul en pointe et la plupart des ballons qui lui sont donnés proviennent de centres, adressés suite aux débordements de Nenê et Ménez. Au milieu de tous ces défenseurs, avec un jeu de tête très limité en raison de sa taille (1,72m), l’attaquant parisien ne parvient donc pas à se mettre dans des positions idéales pour marquer. Alors comment remédier à ce problème ? Un passage en 4-4-2, par exemple, serait plus judicieux, avec aux côtés de Gameiro un attaquant capable de décrocher, jouer en pivot, afin de faire remonter le bloc défensif adverse et d’ouvrir des espaces. Le retour de Guillaume Hoarau pourrait permettre à Antoine Kombouaré de tester cette possibilité, mais un des trois milieux offensifs (Nenê, Ménez ou Pastore), devra se retrouver sur le banc des remplaçants. Chose difficilement concevable lorsqu’on connaît le talent de ces trois joueurs.

Un malaise avec ses coéquipiers ?

Alors que faire pour que Kevin Gameiro retrouve le chemin des filets ? Des passes, tout simplement, mais pour cela, il va falloir que le collectif se forme et après 16 journées de Ligue 1, ce n’est pas encore le cas. Il faudra encore du temps, même si un buteur ne l’accepte pas forcément et a tendance à s’agacer rapidement. Il est possible également que les égos prennent le dessus, que chacun fasse sa soupe, son geste technique et oublie parfois son coéquipier. Face à Auxerre par exemple, Javier Pastore, bien lancé dans l’axe, a complétement oublié Kevin Gameiro pourtant bien visible à ses côtés, avant de préférer offir le ballon à un Nenê esseulé sur le côté. Dans ce genre de situation, l’attaquant de pointe parisien n’est absolument coupable de rien. En tout cas, il reste encore à Gameiro de nombreux matchs pour retrouver son coté tueur, celui qui lui a permis de devenir à ce jour, l’un des meilleurs attaquants d’Europe.

Les statistiques de Kevin Gameiro en Ligue 1 :

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