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Gameiro s’est arrêté à l’apéro !

Dernière recrue du PSG sous l’ère Colony Capital, Kevin Gameiro arrive avec le costume de meilleur attaquant français du Championnat. Malgré une entame de saison satisfaisante, il va connaître le mutisme puis le banc de touche.

Lors de l’exercice précédent, la présence d’un attaquant de haut niveau faisait défaut dans l’effectif francilien. Recruté le 12 juin 2011 en provenance de Lorient pour onze millions en plus de divers bonus, Kevin Gameiro vient pallier ce manque. « Je suis très content, très fier. C’est le club de ma région. Ma famille et mes amis sont ici. J’ai également toujours rêvé de jouer au Parc des Princes. Marquer des buts dans ce stade, c’est fantastique ! Le PSG est un club que j’apprécie beaucoup. Je supporte le PSG depuis mon enfance. Il y a un beau projet ici », déclare-t-il, après avoir paraphé un bail de quatre années. Lors des quatre premières journées de Ligue 1, le natif de Senlis inscrit trois buts. Rapidement, celui-ci se retrouve dans l’ombre du trio Ménez-Pastore-Nene et se plaint d’être ignoré malgré une multiplication d’appels -de qualité- sur le terrain.

Manque cruel de réalisme

A plusieurs reprises, il manifeste son agacement après avoir été oublié ou mal servi par les coéquipiers en question. Après un triplé à Ajaccio (10e journée, 1-3), Gameiro connaît une première période de mutisme. Jusqu’à la trêve hivernale, il ne trouvera alors le chemin des filets qu’une seule fois, à Sochaux (17e journée, 0-1). Certes, l’ancien Merlu n’est pas aidé par  le trident de milieux offensifs mais il vendange aussi énormément d’occasions. Évoluant seul en pointe, le numéro 19 préférerait être épaulé par un autre attaquant. « J’ai toujours eu cette habitude, on ne se focalise pas sur moi, ça libère des espaces. Là, les défenseurs font plus attention à moi », confesse-t-il. Antoine Kombouaré ne cessera jamais de lui accorder sa confiance, ce qui ne sera pas le cas de son successeur, Carlo Ancelotti.

« Une saison bizarre »

Même si la cellule de recrutement ne parvient pas à s’attacher les services d’un cador offensif lors du mercato hivernal, Gameiro va perdre sa place de titulaire. Dans son schéma tactique en « arbre de Noël », l’entraîneur italien lui préfère Guillaume Hoarau dans un premier temps, avant d’opter pour un dispositif sans véritable attaquant de métier. Cruel désaveu pour le joueur formé à Strasbourg, qui voit ses chances de disputer l’Euro fondre comme neige au soleil. Et ce qui devait arriver arriva : Laurent Blanc ne le retient pas dans sa pré-liste de 26 éléments pour la compétition continentale. Une décision d’autant plus amère à accepter, dans la mesure où le sélectionneur tricolore lui avait conseillé de signer au PSG plutôt qu’au FC Valence, afin de mettre un maximum de chances de son côté pour valider son ticket pour l’Ukraine et la Pologne. « C’était une saison bizarre, très bien au début et beaucoup plus difficile par la suite. Dans une carrière on passe forcément par ce genre de moments », résume l’international A, qui aura marqué 14 buts cette saison, dont 11 en Championnat.

Velléités de départ

L’avenir de Gameiro ne s’inscrit plus forcément au PSG, sachant que les dirigeants envisagent de s’attacher les services d’une pointure dans son secteur de jeu. Ajoutons à cela que le profil de l’ex-Lorientais ne transcende pas vraiment Ancelotti. S’il reste à Paris la saison prochaine, son temps de jeu risque de devenir famélique. Logiquement, il envisage un transfert. « Seul Kevin Gameiro m’a dit qu’il voulait partir. Je comprends sa situation, mais il n’a pas d’offre concrète. On a parlé avec le FC Valence, mais ils ont arrêté avant de faire une offre. Aujourd’hui, c’est fermé, Gameiro reste là. Il est toujours un attaquant important », a déclaré Leonardo dans les colonnes du Parisien. En cas de départ, il pourrait être revendu à un prix avoisinant celui auquel il avait été acheté l’an dernier.

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