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Hoarau redéfinit la hiérarchie offensive

En inscrivant un doublé face à Lyon samedi soir (4-4), Guillaume Hoarau n’a pas été seulement l’homme du match. Dans la perspective de l’obtention du titre de champion de France, le Réunionnais devient également un joueur-clé du onze de Carlo Ancelotti.

« Tout va très vite dans le football ». Ce lieu commun, qui sonne très souvent ridicule dans la bouche de certains footballeurs, prend tout son sens au regard des six derniers mois vécus par Guillaume Hoarau. Opéré de l’épaule au début du mois de septembre, l’ancien Havrais a retrouvé la compétition en décembre. Barré par Kevin Gameiro au poste d’avant-centre, il ne comptait qu’une seule titularisation en Ligue 1 cette saison avant la rencontre face à Lyon (lors de la première journée, contre Lorient au Parc des Princes, Ndlr). Lors du mercato hivernal, les dirigeants parisiens tentent de s’attacher les services d’un cador offensif. Au mois de janvier, Hoarau s’interroge donc fort logiquement au sujet de son avenir dans la capitale. Finalement, le PSG ne parvient pas à conclure l’arrivée d’Alexandre Pato et de Carlos Tevez. Ajoutons à cela la période de doute traversée par Gameiro, il n’en faut pas plus pour que le natif de St Louis se voit donner sa chance par Carlo Ancelotti. Une occasion en or massif qu’il ne laisse pas filer.

Passage de témoin

Le 19 février dernier, à la 62e minute du choc opposant Paris à Montpellier, Hoarau fait son apparition sur la pelouse du Parc des Princes, à la place de Kevin Gameiro. Tout un symbole, tel un passage de témoin. Comme si l’ancien Lorientais cédait sa place de titulaire, après plusieurs contre-performances. En inscrivant le but égalisateur (88e), le numéro 9 francilien gagne de précieux points dans l’esprit de « Carletto ». Au milieu de la semaine dernière, le technicien italien expliquait qu’il n’existait pas de hiérarchie entre les deux attaquants. Il y avait alors fort à parier que le Réunionnais débuterait la rencontre face aux Rhodaniens après avoir entendu cette confidence. Bingo ! Depuis sa prestation phénoménale de samedi, la hiérarchie offensive parisienne est clairement établie. Même si les deux joueurs évoluant dans ce secteur de jeu peuvent être alignés ensemble, Hoarau est dorénavant celui qui fait figure de numéro un au poste d’avant-centre.

Bourreau de travail

Lors du match de folie contre Lyon, l’attaquant de 27 ans est le joueur qui a le plus tenté sa chance (sept tirs dont deux cadrés). Parmi les joueurs parisiens, seul… Kevin Gameiro a fait mieux lors d’un match de Ligue 1 cette saison : huit tirs face à Caen (4-2, le 29 octobre). Entre ces deux éléments existe -actuellement- une différence de taille : la confiance. Un atout considérable pour un attaquant en vue du sprint final pour la course au titre. Ce point fort vient consolider le mental d’acier dont a fait preuve Hoarau pour retrouver son meilleur niveau, celui qui fût le sien lors de sa première saison chez les Rouges et Bleus (2008-2009). « Il est resté humble. Il a travaillé dur, très dur, sans jamais douter. Pour être titulaire, il savait qu’il devait tout donner à l’entraînement ainsi qu’à chaque entrée en jeu (…) Il avait besoin d’avoir un peu de temps de jeu pour pouvoir exprimer tout son talent », a confié son père, Pierre, dans les colonnes du Parisien.

Euro 2012 en ligne de mire

Aussi étonnant que cela puisse paraître, Hoarau est déjà le neuvième meilleur buteur de l’histoire du PSG, grâce à ses 52 réalisations en 145 rencontres, toutes compétitions confondues. Sa concurrence avec Kevin Gameiro ne s’arrête pas aux portes de l’équipe de la capitale. Pour la rencontre amicale des Bleus face à l’Allemagne mercredi, Laurent Blanc a convoqué ce dernier. Sa liste avait été dévoilée 48 heures avant le match OL – PSG. Même si Olivier Giroud possède une longueur d’avance sur les deux Parisiens aux yeux du sélectionneur, celui-ci a toujours apprécié le profil atypique d’Hoarau. « J’aimerais que sa situation en club progresse car on ne pourra pas éternellement  faire en sorte d’appeler les joueurs pour les maintenir à un certain niveau mental et psychologique », expliquait Blanc à la fin du mois d’août dernier. Depuis cette déclaration, tout est allé très vite dans la vie du Réunionnais. S’il est du voyage en Pologne et en Ukraine, pays organisateurs de l’Euro 2012, cela signifiera certainement qu’il a terminé la saison sur les chapeaux de roue avec Paris.

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