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La naissance d’une divine équipe ?

Depuis le début de la saison, il était souvent reproché à l’équipe parisienne d’être uniquement une somme d’individualités. Le dernier match face à Lyon (4-4) est synonyme de nette amélioration du jeu collectif.

Lors de l’exercice précédent, la qualité du jeu collectif des Rouges et Bleus était régulièrement louée. Depuis l’arrivée des repreneurs qataris, le manque de fluidité et d’automatismes est flagrant. Normal pour une formation qui a vu débarquer treize joueurs en l’espace de sept mois. Face à Montpellier (2-2), le PSG avait déjà prouvé qu’il était capable de faire preuve de solidarité, en allant décrocher le point du match nul à la 89e minute. La saison passée, le club ne possédait pas cette faculté à se transcender dans les ultimes instants d’une rencontre capitale. Samedi dernier, les Parisiens se sont littéralement rués sur le but d’Hugo Lloris, tels des lions affamés. « On a senti une solidarité. Ce match peut-être fondateur », estime Christophe Dugarry, souvent avare en compliment à l’égard du PSG.

État d’esprit conquérant

Certes, les hommes de Carlo Ancelotti ont encaissé quatre buts, preuve indéniable que la défense est encore très perfectible. « Le travail défensif est collectif, il n’y a pas que les quatre défenseurs. Sur les coups de pieds arrêtés face à Lyon, il y a dix joueurs sur onze qui sont concernés », a expliqué Christophe Jallet en conférence de presse. Contre le septuple champion de France, un état d’esprit conquérant planait au dessus de la rencontre, à l’image de l’apparition de Salvatore Sirigu dans le camp adverse dans les dernières secondes, comme s’il s’agissait d’un match de Coupe. L’attitude du portier italien illustre à merveille cette volonté de ne rien lâcher, à treize matches de la fin du Championnat. « On a du caractère », a d’ailleurs souligné le numéro 30.

Sakho : « Un groupe se crée petit à petit »

Contrairement aux saisons passées, le PSG dispose d’un mental d’acier. Contre l’OL, l’équipe n’a jamais baissé les bras. Guillaume Hoarau renaît de ses cendres, tel un phoenix. Mathieu Bodmer rate l’égalisation dans les dernières minutes mais délivre la passe décisive à l’origine du dernier but. Kevin Gameiro a certainement perdu sa place de titulaire après le doublé de Guillaume Hoarau. Cela n’a pas empêché l’ancien Lorientais de manifester une vive joie lorsque le Réunionnais a offert le but de la délivrance, presque comme s’il en était l’auteur. A l’image de Sylvain Armand, le banc de touche s’est levé. Ce dernier ne jouera pourtant quasiment plus de la saison : cela ne l’empêche pas de se sentir ultra-concerné, comme s’il avait encore sa place de titulaire. « Un groupe se crée petit à petit », témoigne Mamadou Sakho.

Exit le temps des fulgurances ?

Cette saison, le groupe tire dans le même sens, les joueurs ne manifestent pas leurs états d’âmes. Carlo Ancelotti gère la concurrence de main de maître, ce qu’Antoine Kombouaré ne serait peut-être pas parvenu à faire sur du long terme. Le technicien italien cherche à impliquer chaque joueur, permettant ainsi à la concurrence de renforcer le collectif. « Le collectif n’est pas là au PSG. Il y a tellement d’individualités à Paris, il faut que la mayonnaise prenne », déclarait Olivier Giroud avant la rencontre entre les deux premiers de la Ligue 1. Effectivement, jusqu’à présent, Paris se reposait trop souvent sur les qualités techniques de Nene, Jérémy Ménez ou Javier Pastore pour faire la différence. Et si le temps des fulgurances d’individualités était révolu ? En attendant d’avoir une réponse concrète, une chose est sûre : cette équipe possède une âme.

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