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Les circonstances atténuantes de Pastore

Dimanche soir, Javier Pastore a sans doute été le plus mauvais parisien sur la pelouse du Parc des Princes, lors du Clasico (2-1). Malgré les critiques dont il fait l’objet, sa situation n’est pas dramatique.

Certains le qualifient ironiquement de « danseur de claquettes », comme Eugène Saccomano sur les ondes de RTL. D’autres parlent de flop monumental en faisant allusion au prix déboursé par les Qataris pour le débaucher à Palerme l’été dernier. Certes, la première saison de l’international argentin sera décevante (même s’il réalise de meilleures prestations lors des dernières journées du Championnat). Oui, « El Flaco » est très loin -pour le moment- de rentabiliser le prix de son transfert. Mais la pluie de critiques qui s’abat sur lui semble exagérée. « Il ne faut pas oublier que Javier a 22 ans et que c’est sa première année en France. Il est un peu moins bien en ce moment mais on est derrière lui. Il est talentueux et on a besoin de lui », a très justement souligné Blaise Matuidi à l’issue de la victoire face au rival marseillais.

Un bilan honorable

Premièrement, le bilan de Javier Pastore n’a rien de catastrophique. Depuis son arrivée en France, il a disputé 26 matches de Ligue 1, inscrit neuf buts et délivré trois passes décisives. Des statistiques qui sont sensiblement identiques à celles qui étaient les siennes avec Palerme en Serie A la saison passée. Justement, Salvatore Sirigu évoluait déjà à ses côtés, au sein de la formation italienne. « Les sifflets que Javier a essuyé sont injustes. Il a joué pour l’équipe, s’est sacrifié et a pris beaucoup de coups. C’est compliqué pour lui car dans sa position actuelle il a toujours plusieurs adversaires sur lui », a indiqué le portier des Rouges et Bleus. Faut-il également rappeler que la préparation d’avant-saison du natif de Córdoba  a été quasi-inexistante ?

« J’ai toujours joué avec une douleur »

Comme si cela ne suffisait pas, Javier Pastore n’a pas été épargné par les pépins physiques. Il est resté éloigné des terrains durant un mois après une déchirure à la cuisse lors des 16e de finale de la Coupe de France, face à Sablé-sur-Sarthe (4-0). « Je ne suis pas revenu à 100%. J’ai toujours joué avec une douleur et la peur d’accélérer et de dribbler, ce qui est normal après une lésion », s’est défendu le joueur de 22 ans dans un entretien accordé au quotidien Le Monde récemment. Ajoutons à ces divers déboires la barrière de la langue. En décembre dernier, il expliquait déjà que sa communication avec Antoine Kombouaré était limitée pour cette raison. Si le problème ne se pose pas avec Carlo Ancelotti (les deux hommes communiquent en italien, Ndlr), il existe néanmoins avec quelques-uns de ses coéquipiers.

Un cas similaire à celui de Raï ?

Plusieurs des plus grands joueurs de l’histoire du PSG n’ont pas convaincu lors de leur première saison dans la capitale. C’est notamment le cas des Brésiliens Valdo et Raï. A l’issue de la saison 1993-1994, la presse sportive française s’est déchaînée sur ce dernier. Lors de la Coupe du Monde 1994 aux États-Unis, celui qui deviendra par la suite « capt’ain Raï » va même perdre son brassard de capitaine de l’équipe nationale brésilienne, ainsi que sa place de titulaire au cours de la compétition, au profit de Mazinho. « Le cas Javier Pastore est comparable à celui de Raï. Le brésilien a eu aussi beaucoup de difficultés avant de trouver ses marques au PSG », a lancé Luis Fernandez ce mardi après-midi, dans son émission « Luis Attaque », sur RMC. Malgré des performances en dents de scie avec Paris, Javier Pastore demeure une star en puissance. Laissons lui juste le temps de le démontrer et on retrouvera certainement un Pastore tout beau, tout neuf la saison prochaine.

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