Restez connectés avec nous

Club

Lugano «Tout ce qui se passe fait parler»

Souvent critiqué depuis son arrivée l’été dernier, en raison de prestations très moyennes, Diego Lugano semble retrouver son niveau au fil des matches. Dans un long entretien accordé à L’Equipe, le défenseur parisien s’est confié sur ses obligations au PSG, ses qualités offensives, son aventure à Paris et l’arrivée de Carlo Ancelotti.

Pas vraiment préparé l’été dernier au moment de reprendre la compétition, Diego Lugano avait eu beaucoup de mal à retrouver le rythme et cela s’est ressenti dans ses performances. Mais aujourd’hui, l’international uruguayen se sent mieux et doit désormais continuer à s’adapter à la Ligue 1. «  Je dois m’adapter au football français qui a ses propres caractéristiques. Et le public doit se faire à ma façon de jouer. Chez nous, en Uruguay, on a la passion, la garra (la rage de vaincre). Moi, je suis un joueur loyal, professionnel, je donnerai ma vie pour l’équipe. Quand je suis arrivé ici, certaines personnes avaient sans doute des a priori négatifs sur moi. Mais c’était pareil quand je suis arrivé au Brésil, à Sao Paulo (en 2003), ou en Turquie, à Fenerbahçe (en 2006). En me voyant jouer de façon aussi physique, les gens ont cru que j’étais malintentionné. Mais ce n’est pas le cas, a assuré le capitaine de la Celeste, buteur face à Locminé et souvent amené à placer des têtes dans les filets adverses. Marquer est l’une de mes caractéristiques. Quand vous regardez mon parcours, vous voyez qu’il m’est arrivé de marquer plusieurs buts. Ma deuxième saison, à Sao Paulo (en 2005), j’en avais mis cinq. Une autre, avec Fenerbahçe (2009-2010), j’avais eu la chance d’en mettre dix, toutes compétitions confondues, et j’étais le deuxième meilleur buteur de l’équipe derrière Mamadou Niang

A Paris depuis maintenant six mois, l’ancien joueur de Fenerbahçe affirme qu’il se sent très bien à Paris contrairement à ce qui a pu se dire sur le sujet en fin d’année dernière, avec notamment des rumeurs de retour en Turquie. « Bien sûr que je suis bien. Vous savez, j’ai entendu pas mal de choses en fin d’année dernière qui disaient le contraire alors que je n’avais parlé à personne. Moi, je suis venu à Paris pour profiter de ce club qui a un projet énorme, et permettre à ma famille de profiter de la vie ici, de découvrir une autre culture. C’est impossible de ne pas être heureux à Paris.»

Spectateur au premier rang de l’éviction d’Antoine Kombouaré, Diego Lugano avoue ne pas avoir été surpris par la décision des propriétaires du club, qui continuent de mettre en place leur profet. « Non, ce n’est pas une surprise. En France, tout le monde connaissait le nouveau projet du PSG et, finalement, les changements de joueurs et d’entraîneurs n’en sont que les conséquences. Cette année, au PSG, est une année de transition, et c’est une année très, très difficile. Pour les joueurs, pour tout le monde ! Le public est exigeant, la presse est exigeante, les adversaires veulent tous nous battre. Et pourtant, nous avons pris l’engagement d’amener cette équipe au titre de champion.»

Et enfin, le rugueux défenseur du PSG a, tout comme Mathieu Bodmer, déjà remarqué beaucoup de changements depuis l’arrivée de Carlo Ancelotti, en particulier dans les méthodes de travail et la communication. « Ancelotti travaille avec un staff élargi et il importe des techniques de travail aérobie qu’il a étudiées dans les clubs où il est passé. On sait qu’il a l’habitude de travailler à un très haut niveau. À l’entraînement, c’est aussi différent. Tu as trois mots en français, trois en anglais, trois en italien, trois en espagnol (il se marre), c’est incroyable… Mais le plus incroyable, c’est que tout le monde comprend, a toutefois rappelé Lugano, qui a de plus en plus l’impression que le PSG prend une toute autre dimension. Bien sûr. Tout ce qui se passe ici fait parler partout. Je le vois quand je rentre en Uruguay où certains de mes coéquipiers, dont certains évoluent pourtant dans de grands clubs européens, me demandent comment ça se passe à Paris. Je ne vous dirai pas qui, sinon ils me tueront (sourires)… C’est la preuve que le PSG prend une dimension internationale.»

Derniers articles

Autres articles présents dans Club