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Luyindula : «Ils m’auraient pissé dessus»

Toujours bloqué et écarté du groupe au PSG, Peguy Luyindula est un homme énervé. Interrogé par notre partenaire So Foot, l’attaquant parisien s’est lâché en fustigeant le comportement de la direction du PSG, qui lui manque totalement de respect selon lui.

« C’est comme si je n’existais pas aux yeux du PSG. Les mecs, s’ils avaient pu me pisser dessus, ils m’auraient pissé dessus. Ils n’ont pas arrêté de m’humilier, de me faire des petits coups en douce (…) Ils ont payé un costume sur mesure, avec une étiquette à mon nom, et ils ont préféré le gâcher plutôt que de me le filer. Ensuite, il y a l’histoire de la photo officielle qu’ils font dans mon dos (…) Et j’ai lu qu’un jour je me serais moqué de Nenê qui s’était enfermé dans les toilettes après le match contre Arles-Avignon. Je pense que là, on a atteint le sommet de l’idiotie, a déclaré Luyindula, qui estime que les footballeurs n’ont aujourd’hui plus le droit de montrer leur mécontentement, via le droit de grève notamment. Il faut en parler de ça. On parle du droit d’exercer son travail. On est dans un État de droit. Pour 200 000 euros, t’as le droit d’être harcelé, et puis on peut te couper un doigt de pied, et te crever un œil ? (…) Le problème (en France), c’est qu’il y a un traumatisme. Les mecs de l’équipe de France, ils ont fait une grève qui partait d’un bon sentiment, mais qui a été très mal faite, et qui du coup a été très mal perçue. Le droit de grève, c’est un droit fondamental de la constitution française. Mais aujourd’hui, depuis Knysna, les footballeurs n’ont plus ce droit.»

Luyindula a ensuite indiqué qu’Antoine Kombouaré était content de quitter le PSG en décembre dernier, avant de critiquer le comportement de Leonardo et Jean-Claude Blanc. « Combien d’entraineurs ont dit merci pour ces deux ans et demi, c’était super génial après s’être fait virer ? Ce que je vois, c’est qu’il était content de partir (du PSG). Moi, je ne suis pas content de rester. (…) Leonardo, c’est à peine si je l’ai vu. La première fois que je lui parle c’est à l’hôtel londonien où nous sommes avant l’Emirates. Il me dit que c’est le coach qui doit décider des joueurs qu’il souhaite conserver dans son groupe. Après, il me serre la main, et il me sourit. (…) Il a envoyé une lettre à tous les clubs pour bien me la mettre. Une lettre dans laquelle il est dit, en gros, que j’orchestre une campagne médiatique anti-PSG et que je suis blessé depuis huit mois. Une sorte de lettre de non-recommandation… Jean-Claude Blanc venait juste d’arriver au club. Il aurait pu être un médiateur, mais non.»

Les règlements de compte continuent donc entre le PSG et Peguy Luyindula, qui connaîtra la décision du conseil des prud’hommes le 20 mars prochain.

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