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Luyindula : « Me reconstruire et avancer »

Publie le 13/07/2012 a 10:36



  • Après plusieurs mois de conflit avec les dirigeants du PSG, Peguy Luyindula est de nouveau intégré au groupe parisien. L’attaquant de 33 ans a l’impression de revivre sous le maillot du club de la capitale et pourtant, rien n’était gagné avant qu’un accord soit trouvé avec Jean-Claude Blanc et Leonardo et qu’il finisse par prolonger son contrat au PSG.

    « Dès le départ, je voulais simplement faire partie d’un groupe et jouer au football. Ma flamme, c’est la vie de groupe. Les conquêtes de groupe. Il y a eu cette affaire, on ne peut pas le nier. Et il y a le football. Quand j’ai parlé avec le club et le coach, les choses ont toujours tourné essentiellement autour du foot. À partir du moment où mon quotidien redevenait normal, tout pouvait redevenir normal. Avant, j’étais dans une réelle souffrance, parce que je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait. Dès lors que cette souffrance s’arrêtait, garder la même attitude aurait été de l’entêtement. Parfois, il y a des choses incompréhensibles dans la vie, des choses qu’on ne maîtrise pas toujours. C’est valable dans tous les milieux, pas seulement dans le foot. Après, l’intelligence, c’est de savoir se dire : “Bon, il s’est passé ça. Maintenant, peut-on encore construire quelque chose de neuf ensemble ?” Avec M. Blanc (Jean-Claude, le directeur général) et Leonardo (le directeur sportif), on s’est rencontrés en se posant cette question. Cette démarche était saine et claire. On aurait très bien pu se dire : “Ça ne marche pas et ça ne marchera jamais.” Et puis, se séparer bons amis. Mais ils voulaient que je reste dans le groupe, c’était aussi mon souhait. On est arrivés à un accord qui satisfait tout le monde. Cela va au-delà de la question de savoir qui s’assoit sur tel ou tel principe. Dans ces histoires-là, l’orgueil mal placé est toujours mauvais conseiller, a déclaré le buteur parisien dans L’Equipe, avant d’avouer qu’il avait toutefois fait quelques erreurs, notamment quand il a confié dans So Foot que les dirigeants du PSG lui auraient « pissé dessus » s’ils avaient pu le faire. Sincèrement, notamment dans cette interview, j’ai dû commettre des erreurs de langage. Mais c’est parce que j’étais dans un moment de… (Il réfléchit.) Un moment de…J’ai subi une vraie dépression, oui. Au-delà du foot, j’avais aussi des problèmes dans ma vie privée, qui me minaient vraiment. C’était très dur. J’ai alors commencé à voir un psy. J’avais besoin d’aide. Si je n’avais pas reçu cette aide, je n’aurais pas pu gérer des problèmes qui étaient survenus dans ma famille. Mes erreurs de langage, elles découlent de ce niveau de détresse “avancé”. Dans mes déclarations, j’ai pu me rater une ou deux fois, j’en suis conscient. Pour moi, cette histoire laissera des traces mais, aujourd’hui, j’ai la chance de pouvoir me guérir, me reconstruire. Et avancer. »

    Mais désormais, Luyindula semble avoir tourné la page et se dit être devenu un autre homme. « Je n’ai plus le même regard sur le monde extérieur. Je suis à la fois plus ouvert et plus détaché, moins facilement blessé par des choses futiles. Les footballeurs sont tous très sensibles à une foule de détails autour d’eux. Parmi ces détails, il y en a auxquels je ne prête plus attention, a-t-il confié, avant d’avouer qu’il était devenu complètement parano durant ces moments difficiles. Quand j’ai parlé de paranoïa, j’étais dans un mode de pensée assez nombriliste. Je ramenais tout à ma personne. C’est pour cela que des futilités me touchaient : les déclarations de x ou y dans la presse, les attitudes d’Untel… Aujourd’hui, je ne suis plus du tout comme ça. Peu importe ce qui peut se dire. Je veux seulement être bien dans ma vie, dans mon football, dans mon club.»

    Enfin, s’il donnait l’impression de ne plus aimer le foot il y a deux ou trois ans, Luyindula se rend compte aujourd’hui qu’il a une chance inouïe de pouvoir exercer normalement son métier et vivre de sa passion. « C’est parce que j’étais parasité. Il faut toujours s’entourer de personnes qui vont voir le côté positif de votre vie, et non le négatif. À un moment, j’étais perdu. Vraiment perdu. Je me torturais l’esprit. En fait, ce n’était plus moi qui réfléchissais. Je parlais en fonction des informations qu’on me donnait, et c’était toujours des informations négatives. Désormais, je suis plus positif. Par exemple, quand j’ai réintégré le groupe, je me suis dit : “Mais j’ai les jambes pour jouer encore longtemps !” J’ai la chance de pouvoir continuer ma carrière. Cette chance, je n’ai pas le droit de la gâcher. Ce serait manquer de respect à tous les footballeurs qui, eux, sont contraints de s’arrêter », a conclu le meilleur buteur de Ligue 1 en activité, lui qui a retrouvé du temps de jeu et le chemin des filets avec le PSG mercredi soir lors du match amical face à Stegersbach (9-0).

    Publie le 13/07/2012 a 10:36

    Luyindula : « Me reconstruire et avancer »

    Après plusieurs mois de conflit avec les dirigeants du PSG, Peguy Luyindula est de nouveau intégré au groupe parisien. L’attaquant de 33 ans a l’impression de revivre sous le maillot du club de la capitale et pourtant, rien n’était gagné avant qu’un accord soit trouvé avec Jean-Claude Blanc et Leonardo et qu’il finisse par prolonger son contrat au PSG.

    « Dès le départ, je voulais simplement faire partie d’un groupe et jouer au football. Ma flamme, c’est la vie de groupe. Les conquêtes de groupe. Il y a eu cette affaire, on ne peut pas le nier. Et il y a le football. Quand j’ai parlé avec le club et le coach, les choses ont toujours tourné essentiellement autour du foot. À partir du moment où mon quotidien redevenait normal, tout pouvait redevenir normal. Avant, j’étais dans une réelle souffrance, parce que je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait. Dès lors que cette souffrance s’arrêtait, garder la même attitude aurait été de l’entêtement. Parfois, il y a des choses incompréhensibles dans la vie, des choses qu’on ne maîtrise pas toujours. C’est valable dans tous les milieux, pas seulement dans le foot. Après, l’intelligence, c’est de savoir se dire : “Bon, il s’est passé ça. Maintenant, peut-on encore construire quelque chose de neuf ensemble ?” Avec M. Blanc (Jean-Claude, le directeur général) et Leonardo (le directeur sportif), on s’est rencontrés en se posant cette question. Cette démarche était saine et claire. On aurait très bien pu se dire : “Ça ne marche pas et ça ne marchera jamais.” Et puis, se séparer bons amis. Mais ils voulaient que je reste dans le groupe, c’était aussi mon souhait. On est arrivés à un accord qui satisfait tout le monde. Cela va au-delà de la question de savoir qui s’assoit sur tel ou tel principe. Dans ces histoires-là, l’orgueil mal placé est toujours mauvais conseiller, a déclaré le buteur parisien dans L’Equipe, avant d’avouer qu’il avait toutefois fait quelques erreurs, notamment quand il a confié dans So Foot que les dirigeants du PSG lui auraient « pissé dessus » s’ils avaient pu le faire. Sincèrement, notamment dans cette interview, j’ai dû commettre des erreurs de langage. Mais c’est parce que j’étais dans un moment de… (Il réfléchit.) Un moment de…J’ai subi une vraie dépression, oui. Au-delà du foot, j’avais aussi des problèmes dans ma vie privée, qui me minaient vraiment. C’était très dur. J’ai alors commencé à voir un psy. J’avais besoin d’aide. Si je n’avais pas reçu cette aide, je n’aurais pas pu gérer des problèmes qui étaient survenus dans ma famille. Mes erreurs de langage, elles découlent de ce niveau de détresse “avancé”. Dans mes déclarations, j’ai pu me rater une ou deux fois, j’en suis conscient. Pour moi, cette histoire laissera des traces mais, aujourd’hui, j’ai la chance de pouvoir me guérir, me reconstruire. Et avancer. »

    Mais désormais, Luyindula semble avoir tourné la page et se dit être devenu un autre homme. « Je n’ai plus le même regard sur le monde extérieur. Je suis à la fois plus ouvert et plus détaché, moins facilement blessé par des choses futiles. Les footballeurs sont tous très sensibles à une foule de détails autour d’eux. Parmi ces détails, il y en a auxquels je ne prête plus attention, a-t-il confié, avant d’avouer qu’il était devenu complètement parano durant ces moments difficiles. Quand j’ai parlé de paranoïa, j’étais dans un mode de pensée assez nombriliste. Je ramenais tout à ma personne. C’est pour cela que des futilités me touchaient : les déclarations de x ou y dans la presse, les attitudes d’Untel… Aujourd’hui, je ne suis plus du tout comme ça. Peu importe ce qui peut se dire. Je veux seulement être bien dans ma vie, dans mon football, dans mon club.»

    Enfin, s’il donnait l’impression de ne plus aimer le foot il y a deux ou trois ans, Luyindula se rend compte aujourd’hui qu’il a une chance inouïe de pouvoir exercer normalement son métier et vivre de sa passion. « C’est parce que j’étais parasité. Il faut toujours s’entourer de personnes qui vont voir le côté positif de votre vie, et non le négatif. À un moment, j’étais perdu. Vraiment perdu. Je me torturais l’esprit. En fait, ce n’était plus moi qui réfléchissais. Je parlais en fonction des informations qu’on me donnait, et c’était toujours des informations négatives. Désormais, je suis plus positif. Par exemple, quand j’ai réintégré le groupe, je me suis dit : “Mais j’ai les jambes pour jouer encore longtemps !” J’ai la chance de pouvoir continuer ma carrière. Cette chance, je n’ai pas le droit de la gâcher. Ce serait manquer de respect à tous les footballeurs qui, eux, sont contraints de s’arrêter », a conclu le meilleur buteur de Ligue 1 en activité, lui qui a retrouvé du temps de jeu et le chemin des filets avec le PSG mercredi soir lors du match amical face à Stegersbach (9-0).




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    • Gino95

      je suis sur que ca va mieux avec l’année de contrat en plus, pour un joueur de CFA je crois que c’est un record niveau salaire, maintenant je pense qu’il est grillé par tous les clubs et il sait que sa carrière est finie.Partir la tête haute aurait été classe mais là c’est pathétique

      • Gino95

        arrivé à être en dépression avec tous l’oseille qu’il a moi ça me fait rire.Va bosser à l’usine 7/7 après tu verras guignole

        • Panamunitedcolor

           ca veut rien dire du tout ca gino

          • Parce que nous, on penses par rapport à notre niveau de vie (salaire) les problêmes solnt TOUS ou quasiement tous des problêmes de sousou, mais les riches …les très riches ont des pb de riches!

        • Pauleta02100

          tu a beau etre millionnaire, si tu n’a pas la santé, l’amour et se qui te permet d’attiser la flamme dans ton coeur que ce soit enfants, femmes, reves, passion et autres, sa ne t’empeche pas d’etre en depression. L’argent ne fait pas le bonheur au fond. Il contribue juste a bien améliorer le quotidien mais au fond la l’âme reste la meme

        • Zawi82

          Va voir en tribus d’Afrique sub-saharienne, chez les inuits au pôle nord, dans l’ouest de la Chine, dans la cordillère des Andes, dans la Russie vide, …

          Ils te trouveront très riche avec une vie facile et pourtant là t’es en train de râler sur un site de foot…

    • Pixie21

      J’espère pour lui qu’il pourra dépanner le club de temps en temps, en coupe de la Ligue notamment.

    • samuel16004

       c louche tout cela

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    « Dès le départ, je voulais simplement faire partie d’un groupe et jouer au football. Ma flamme, c’est la vie de groupe. Les conquêtes de groupe. Il y a eu cette affaire, on ne peut pas le nier. Et il y a le football. Quand j’ai parlé avec le club et le coach, les choses ont toujours tourné essentiellement autour du foot. À partir du moment où mon quotidien redevenait normal, tout pouvait redevenir normal. Avant, j’étais dans une réelle souffrance, parce que je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait. Dès lors que cette souffrance s’arrêtait, garder la même attitude aurait été de l’entêtement. Parfois, il y a des choses incompréhensibles dans la vie, des choses qu’on ne maîtrise pas toujours. C’est valable dans tous les milieux, pas seulement dans le foot. Après, l’intelligence, c’est de savoir se dire : “Bon, il s’est passé ça. Maintenant, peut-on encore construire quelque chose de neuf ensemble ?” Avec M. Blanc (Jean-Claude, le directeur général) et Leonardo (le directeur sportif), on s’est rencontrés en se posant cette question. Cette démarche était saine et claire. On aurait très bien pu se dire : “Ça ne marche pas et ça ne marchera jamais.” Et puis, se séparer bons amis. Mais ils voulaient que je reste dans le groupe, c’était aussi mon souhait. On est arrivés à un accord qui satisfait tout le monde. Cela va au-delà de la question de savoir qui s’assoit sur tel ou tel principe. Dans ces histoires-là, l’orgueil mal placé est toujours mauvais conseiller, a déclaré le buteur parisien dans L’Equipe, avant d’avouer qu’il avait toutefois fait quelques erreurs, notamment quand il a confié dans So Foot que les dirigeants du PSG lui auraient « pissé dessus » s’ils avaient pu le faire. Sincèrement, notamment dans cette interview, j’ai dû commettre des erreurs de langage. Mais c’est parce que j’étais dans un moment de… (Il réfléchit.) Un moment de…J’ai subi une vraie dépression, oui. Au-delà du foot, j’avais aussi des problèmes dans ma vie privée, qui me minaient vraiment. C’était très dur. J’ai alors commencé à voir un psy. J’avais besoin d’aide. Si je n’avais pas reçu cette aide, je n’aurais pas pu gérer des problèmes qui étaient survenus dans ma famille. Mes erreurs de langage, elles découlent de ce niveau de détresse “avancé”. Dans mes déclarations, j’ai pu me rater une ou deux fois, j’en suis conscient. Pour moi, cette histoire laissera des traces mais, aujourd’hui, j’ai la chance de pouvoir me guérir, me reconstruire. Et avancer. »

    Mais désormais, Luyindula semble avoir tourné la page et se dit être devenu un autre homme. « Je n’ai plus le même regard sur le monde extérieur. Je suis à la fois plus ouvert et plus détaché, moins facilement blessé par des choses futiles. Les footballeurs sont tous très sensibles à une foule de détails autour d’eux. Parmi ces détails, il y en a auxquels je ne prête plus attention, a-t-il confié, avant d’avouer qu’il était devenu complètement parano durant ces moments difficiles. Quand j’ai parlé de paranoïa, j’étais dans un mode de pensée assez nombriliste. Je ramenais tout à ma personne. C’est pour cela que des futilités me touchaient : les déclarations de x ou y dans la presse, les attitudes d’Untel… Aujourd’hui, je ne suis plus du tout comme ça. Peu importe ce qui peut se dire. Je veux seulement être bien dans ma vie, dans mon football, dans mon club.»

    Enfin, s’il donnait l’impression de ne plus aimer le foot il y a deux ou trois ans, Luyindula se rend compte aujourd’hui qu’il a une chance inouïe de pouvoir exercer normalement son métier et vivre de sa passion. « C’est parce que j’étais parasité. Il faut toujours s’entourer de personnes qui vont voir le côté positif de votre vie, et non le négatif. À un moment, j’étais perdu. Vraiment perdu. Je me torturais l’esprit. En fait, ce n’était plus moi qui réfléchissais. Je parlais en fonction des informations qu’on me donnait, et c’était toujours des informations négatives. Désormais, je suis plus positif. Par exemple, quand j’ai réintégré le groupe, je me suis dit : “Mais j’ai les jambes pour jouer encore longtemps !” J’ai la chance de pouvoir continuer ma carrière. Cette chance, je n’ai pas le droit de la gâcher. Ce serait manquer de respect à tous les footballeurs qui, eux, sont contraints de s’arrêter », a conclu le meilleur buteur de Ligue 1 en activité, lui qui a retrouvé du temps de jeu et le chemin des filets avec le PSG mercredi soir lors du match amical face à Stegersbach (9-0).

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