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Matuidi, entre solidité et fragilité

Le 25 juillet dernier, « Ptit’ Blaise » est transféré au PSG en provenance de Saint-Étienne, pour dix millions d’euros. Présenté à la presse en compagnie de Jérémy Ménez, il débarque avec un challenge particulièrement compliqué à relever : prendre la succession de Claude Makelele, fraîchement retraité. « Le projet du PSG va me permettre de franchir un palier. C’est une grande satisfaction. Paris peut jouer les premiers rôles et être devant en Europe. L’équipe de France a été un facteur dans ma décision. Mon rôle n’est pas compliqué, je suis milieu défensif. J’espère pouvoir donner le meilleur de moi-même. Je connais mes qualités, je suis ici pour continuer à progresser », explique-t-il. Antoine Kombouaré fait immédiatement du natif de Toulouse l’un de ses titulaires. A la récupération, Matuidi sera successivement associé à Clément Chantôme, Mathieu Bodmer et Momo Sissoko. Douze matches de Ligue 1 depuis son arrivée à Paris, douze titularisations. Malheureusement, il n’a pas été épargné par les pépins physiques.

Blessures

Le 2 octobre 2011, il est contraint de sortir sur blessure lors de PSG – Lyon (2-0). Victime d’une déchirure aux adducteurs, il se retrouve alors éloigné des terrains durant six semaines. Début décembre, il rechute, certainement à cause d’une reprise prématurée. « Cela fait partie des aléas pour les sportifs de haut niveau. Je vais tout faire pour revenir à mon meilleur niveau », commente l’ancien stéphanois sur son site Internet. Indisponible depuis cette période, il manque donc les retrouvailles avec l’ASSE le 21 décembre dernier, à Geoffroy-Guichard (0-1). Pour pouvoir être opérationnel le plus rapidement possible lors de la deuxième partie de saison, le staff francilien décide de l’envoyer au Qatar en fin d’année, avec Chantôme, Sissoko et Hoarau. Aujourd’hui encore, il se trouvait aux soins et n’a pas pris part à l’entraînement.

« Gros volume de récupération »

Pour le moment, le bilan de Blaise Matuidi est plutôt satisfaisant, malgré certaines prestations décevantes, comme face à Nancy (0-1) ou Marseille (0-3). « Il ne présente pas les critères habituels pour un milieu de terrain, au niveau athlétique. Mais il est doué, possède un grand sens et une bonne lecture du jeu. Il sait anticiper et possède un gros volume de récupération de ballon. C’est un formidable pourvoyeur pour les créateurs. Il sait jouer en profondeur, a une grande qualité de passe. Mais ce n’est pas un finisseur, et le jeu aérien n’est pas sa spécialité », décrivait Jean-Marc Furlan avant le début de la saison, l’entraîneur qui l’a lancé à Troyes, dans les colonnes de France Football. Bien qu’il ait écopé de cinq cartons jaunes, il ne commet guère de fautes. La conservation et le « ratissage » de ballon sont deux de ses principales qualités.

La menace Beckham plane

Avec l’arrivée de Carlo Ancelotti, il n’est pas certain que Matuidi conserve sa place de titulaire. L’éventuelle venue de David Beckham est clairement une menace pour lui. S’il signe au PSG, le « Spice Boy » pourrait être associé à Momo Sissokho à la récupération par le nouveau coach francilien. A propos du marché des transferts, l’international français ne se montre pas vraiment loquace. « Le mercato ? On n’en parle pas pour l’instant. On a un très bon effectif. Il faut poser la question aux dirigeants. Nous, on se concentre sur le terrain », confiait-il sur RMC, il y a trois semaines. Si Ancelotti décide d’utiliser Beckham au poste de milieu offensif droit, Matuidi aura moins de chances de « cirer » le banc de touche. A moins que le technicien italien ne décide de recruter un nouveau joueur dans son secteur de jeu, déjà bien pourvu avec Sissoko, Mathieu Bodmer et Clément Chantôme.

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