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Matuidi : « Prendre le trône et ne plus le lâcher »

Publie le 13/12/2012 a 16:35



  • Régulier dans ses performances, Blaise Matuidi est devenu un titulaire indiscutable de Carlo Ancelotti cette saison. L’ancien Stéphanois fait partie des joueurs les plus utilisés par le technicien italien (16 matches de Ligue 1).

    Pour l’international français, le changement de schéma tactique ne constitue pas la raison principale pour justifier la sortie de crise du PSG. « On a fait un mauvais mois de novembre. Mais peut-être nous fallait-il un coup de pied aux fesses pour prendre conscience qu’on pouvait passer encore une fois à coté d’un titre si on ne se réveillait pas rapidement. C’était moins un problème tactique, même si on a changé de système depuis trois matches en passant du 4-3-3 au 4-4-2, qu’un problème d’attitude, d’état d’esprit. Chacun s’est remis en question avant le match contre Porto, et on a vu le résultat. Quand des joueurs de talent, et je ne parle pas uniquement des joueurs offensifs, se mettent au service du collectif, ça change tout. Aujourd’hui, je suis confiant pour l’avenir. Ce qu’on a montré lors des trois dernières matches, en marquant beaucoup de buts, en faisant des efforts les uns pour les autres et en proposant quelque chose de cohérent dans le jeu, montre que le PSG peut espérer de très grandes choses. On est en train de trouver une identité de jeu. Maintenant, c’est la course. On est parti pour aller chercher les Lyonnais, prendre le trône et ne plus le lâcher », prévient le natif de Toulouse, dans les colonnes de France Football, trois jours avant le choc face à l’OL au Parc des Princes.

    Après avoir évolué dans l’entrejeu aux cotés de deux autres joueurs, Matuidi se trouve désormais associé à Thiago Motta à la récupération, dans le dispositif en 4-4-2 de « Carletto ». « J’ai joué milieu offensif gauche jusqu’à l’âge de treize ou quatorze ans. Ce n’est que lors de ma dernière année à l’INF Clairefontaine que le coach Jean-Claude Lafargue – je m’en souviendrai d’ailleurs toute ma vie – m’a dit : « Blaise, si tu veux faire carrière, il faut que tu évolues dans le coeur du jeu, soit au milieu de terrain ». Il m’a essayé à ce poste lors d’un match à domicile contre le Racing Paris. On jouait sur le Pibarot et on a gagné 3-0. Je n’ai plus jamais quitté ce poste-là. Aujourd’hui, je peux le remercier. Si je centrais bien, je n’étais sûrement pas assez rapide et puissant et je n’éliminais pas assez facilement mes adversaires pour espérer faire une carrière sur un coté. En revanche, j’aimais courir et j’avais cette faculté à bien presser le porter du ballon. C’est encore aujourd’hui ce que je fais faire de mieux. Mon objectif, quand je rentre sur le terrain, est de grappiller un maximum de ballons. Mais pas seulement. J’essaie aussi de les ressortir proprement, le plus souvent possible vers l’avant, à l’aide de cette fameuse première passe qui transperce les lignes. C’est un kif, un bonheur de faire ce boulot. A chaque fois que je récupère un ballon difficile et que je le donne proprement à un partenaire pour initier un contre dangereux, je suis content. Je pense avoir énormément progressé dans ce secteur depuis que je suis à Paris. D’abord, parce que le coach a joué à mon poste. Ça m’aide beaucoup. Le message passe plus rapidement. Ensuite parce que le fait de côtoyer de grands joueurs au quotidien m’a poussé à élever mon niveau. Thiago Motta, notamment, excelle dans ce secteur. Je suis aussi plus décisif que les années précédents. Jusqu’ici, je tournais en moyenne à trois buts par saison. Là, j’en suis déjà à trois. C’est peut-être parce qu’on me donne plus de liberté que par le passé, même si le passage en 4-4-2, qui implique la présence de quatre joueurs offensifs, risques de limiter mes montées. Mais c’est normal. J’ai un rôle à assumer et je l’accepte », analyse le numéro 14 francilien, qui pourrait rapidement devenir l’un des hommes-clés de Didier Deschamps en équipe de France.

    Initialement, Matuidi avait été recruté pour succéder à Claude Makelele, qui n’est autre que son modèle. « Je l’ai sous le yeux tous les jours à l’entraînement. Depuis que je joue milieu défensif, c’est l’exemple à suivre », souligne-t-il. A plusieurs reprises, Matuidi a évoqué l’aide que lui apporté l’ancien capitaine parisien, aujourd’hui adjoint d’Ancelotti.

    Publie le 13/12/2012 a 16:35

    Matuidi : « Prendre le trône et ne plus le lâcher »

    Régulier dans ses performances, Blaise Matuidi est devenu un titulaire indiscutable de Carlo Ancelotti cette saison. L’ancien Stéphanois fait partie des joueurs les plus utilisés par le technicien italien (16 matches de Ligue 1).

    Pour l’international français, le changement de schéma tactique ne constitue pas la raison principale pour justifier la sortie de crise du PSG. « On a fait un mauvais mois de novembre. Mais peut-être nous fallait-il un coup de pied aux fesses pour prendre conscience qu’on pouvait passer encore une fois à coté d’un titre si on ne se réveillait pas rapidement. C’était moins un problème tactique, même si on a changé de système depuis trois matches en passant du 4-3-3 au 4-4-2, qu’un problème d’attitude, d’état d’esprit. Chacun s’est remis en question avant le match contre Porto, et on a vu le résultat. Quand des joueurs de talent, et je ne parle pas uniquement des joueurs offensifs, se mettent au service du collectif, ça change tout. Aujourd’hui, je suis confiant pour l’avenir. Ce qu’on a montré lors des trois dernières matches, en marquant beaucoup de buts, en faisant des efforts les uns pour les autres et en proposant quelque chose de cohérent dans le jeu, montre que le PSG peut espérer de très grandes choses. On est en train de trouver une identité de jeu. Maintenant, c’est la course. On est parti pour aller chercher les Lyonnais, prendre le trône et ne plus le lâcher », prévient le natif de Toulouse, dans les colonnes de France Football, trois jours avant le choc face à l’OL au Parc des Princes.

    Après avoir évolué dans l’entrejeu aux cotés de deux autres joueurs, Matuidi se trouve désormais associé à Thiago Motta à la récupération, dans le dispositif en 4-4-2 de « Carletto ». « J’ai joué milieu offensif gauche jusqu’à l’âge de treize ou quatorze ans. Ce n’est que lors de ma dernière année à l’INF Clairefontaine que le coach Jean-Claude Lafargue – je m’en souviendrai d’ailleurs toute ma vie – m’a dit : « Blaise, si tu veux faire carrière, il faut que tu évolues dans le coeur du jeu, soit au milieu de terrain ». Il m’a essayé à ce poste lors d’un match à domicile contre le Racing Paris. On jouait sur le Pibarot et on a gagné 3-0. Je n’ai plus jamais quitté ce poste-là. Aujourd’hui, je peux le remercier. Si je centrais bien, je n’étais sûrement pas assez rapide et puissant et je n’éliminais pas assez facilement mes adversaires pour espérer faire une carrière sur un coté. En revanche, j’aimais courir et j’avais cette faculté à bien presser le porter du ballon. C’est encore aujourd’hui ce que je fais faire de mieux. Mon objectif, quand je rentre sur le terrain, est de grappiller un maximum de ballons. Mais pas seulement. J’essaie aussi de les ressortir proprement, le plus souvent possible vers l’avant, à l’aide de cette fameuse première passe qui transperce les lignes. C’est un kif, un bonheur de faire ce boulot. A chaque fois que je récupère un ballon difficile et que je le donne proprement à un partenaire pour initier un contre dangereux, je suis content. Je pense avoir énormément progressé dans ce secteur depuis que je suis à Paris. D’abord, parce que le coach a joué à mon poste. Ça m’aide beaucoup. Le message passe plus rapidement. Ensuite parce que le fait de côtoyer de grands joueurs au quotidien m’a poussé à élever mon niveau. Thiago Motta, notamment, excelle dans ce secteur. Je suis aussi plus décisif que les années précédents. Jusqu’ici, je tournais en moyenne à trois buts par saison. Là, j’en suis déjà à trois. C’est peut-être parce qu’on me donne plus de liberté que par le passé, même si le passage en 4-4-2, qui implique la présence de quatre joueurs offensifs, risques de limiter mes montées. Mais c’est normal. J’ai un rôle à assumer et je l’accepte », analyse le numéro 14 francilien, qui pourrait rapidement devenir l’un des hommes-clés de Didier Deschamps en équipe de France.

    Initialement, Matuidi avait été recruté pour succéder à Claude Makelele, qui n’est autre que son modèle. « Je l’ai sous le yeux tous les jours à l’entraînement. Depuis que je joue milieu défensif, c’est l’exemple à suivre », souligne-t-il. A plusieurs reprises, Matuidi a évoqué l’aide que lui apporté l’ancien capitaine parisien, aujourd’hui adjoint d’Ancelotti.




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    Espace communautaire
    • 1.christiannie

      Chez MOSCATO, ils parlent des pleurnicheries de GARDE

      • Airforcemad

        Ha très bien parce que ya pas qu’à Paris qu’on doit être jugé !

    • Birane

      Un vrai bosseur qui progresse chaque jour!!! Beaucoup au lieu de pleurnicher de ne pas jouer devrait prendre exemple sur lui!!! Son temps de jeu il l’as gagné à l’entrainement et sur le terrain pas en parlant !!!

      • atshua

        Tu as totalement raison.

    • LuteceFalco75

      C’est tout à fait ça Blaise ! Prendre le trône et NE PLUS le lâcher.

    • Pagaye

      C’est vraiment un bonheur d’avoir un joueur pareil dans l’effectif qui coure pour 2 ou 3. Et dire que Kombouaré l’avait préféré à Alou Diarra qui était en tête de sa liste avant de nous refuser pour l’OM looooool… 

    • MYSA92

      pourquoi MATUIDI a la chiasse ???????????  ok je sors ……………..LOL

    • PSG4EVER

      « Je l’ai sous les yeux tous les JOURS » et non pas tous les joueurs ;)

      • 77Okocha_Pauleta_Ronnie_Sakho

        Ce que je fais faire de mieu est pas mal non plus lol

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    Après avoir évolué dans l’entrejeu aux cotés de deux autres joueurs, Matuidi se trouve désormais associé à Thiago Motta à la récupération, dans le dispositif en 4-4-2 de « Carletto ». « J’ai joué milieu offensif gauche jusqu’à l’âge de treize ou quatorze ans. Ce n’est que lors de ma dernière année à l’INF Clairefontaine que le coach Jean-Claude Lafargue – je m’en souviendrai d’ailleurs toute ma vie – m’a dit : « Blaise, si tu veux faire carrière, il faut que tu évolues dans le coeur du jeu, soit au milieu de terrain ». Il m’a essayé à ce poste lors d’un match à domicile contre le Racing Paris. On jouait sur le Pibarot et on a gagné 3-0. Je n’ai plus jamais quitté ce poste-là. Aujourd’hui, je peux le remercier. Si je centrais bien, je n’étais sûrement pas assez rapide et puissant et je n’éliminais pas assez facilement mes adversaires pour espérer faire une carrière sur un coté. En revanche, j’aimais courir et j’avais cette faculté à bien presser le porter du ballon. C’est encore aujourd’hui ce que je fais faire de mieux. Mon objectif, quand je rentre sur le terrain, est de grappiller un maximum de ballons. Mais pas seulement. J’essaie aussi de les ressortir proprement, le plus souvent possible vers l’avant, à l’aide de cette fameuse première passe qui transperce les lignes. C’est un kif, un bonheur de faire ce boulot. A chaque fois que je récupère un ballon difficile et que je le donne proprement à un partenaire pour initier un contre dangereux, je suis content. Je pense avoir énormément progressé dans ce secteur depuis que je suis à Paris. D’abord, parce que le coach a joué à mon poste. Ça m’aide beaucoup. Le message passe plus rapidement. Ensuite parce que le fait de côtoyer de grands joueurs au quotidien m’a poussé à élever mon niveau. Thiago Motta, notamment, excelle dans ce secteur. Je suis aussi plus décisif que les années précédents. Jusqu’ici, je tournais en moyenne à trois buts par saison. Là, j’en suis déjà à trois. C’est peut-être parce qu’on me donne plus de liberté que par le passé, même si le passage en 4-4-2, qui implique la présence de quatre joueurs offensifs, risques de limiter mes montées. Mais c’est normal. J’ai un rôle à assumer et je l’accepte », analyse le numéro 14 francilien, qui pourrait rapidement devenir l’un des hommes-clés de Didier Deschamps en équipe de France.

    Initialement, Matuidi avait été recruté pour succéder à Claude Makelele, qui n’est autre que son modèle. « Je l’ai sous le yeux tous les jours à l’entraînement. Depuis que je joue milieu défensif, c’est l’exemple à suivre », souligne-t-il. A plusieurs reprises, Matuidi a évoqué l’aide que lui apporté l’ancien capitaine parisien, aujourd’hui adjoint d’Ancelotti.

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