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Ménez : « Le meilleur reste à venir »

Auteur d’une belle saison sous le maillot du Paris Saint-Germain, avec 5 buts et 10 passes décisives en championnat, Jérémy Ménez espère terminer l’exercice en boulet de canon, afin de terminer champion de France.

Et malgré les trois points d’avance de Montpellier, l’attaquant parisien refuse de se dire que les Héraultais sont favoris pour le titre et n’hésite pas à critiquer l’arbitrage, qui selon lui fait preuve de partialité, notamment lors du match OM-Montpellier. « Montpellier favori ? Non. Il y en a toujours deux. Mais ce que je constate, c’est que les arbitres sont nuls. Dans ce match, des fautes auraient dû être sifflées pour l’OM. A un moment, il faut se poser les bonnes questions. Il y a un côté anti-Paris qui ressemble à de la jalousie. Attention, Montpellier fait une superbe saison. Si cette équipe est championne, ce sera mérité. Mais sur les petits détails, on siffle surtout contre le PSG, a remarqué le N°7 parisien, qui ne préfère pas penser au fait que le PSG ne finisse pas champion. Ce serait une grosse déception. Mais si on n’y arrive pas, il conviendra aussi de dire que le PSG jouera la Ligue des champions, le premier objectif du club. On devra positiver et se dire que le meilleur reste à venir. »

Et pour se mettre dans les meilleurs dispositions possibles, les Parisiens devront s’imposer ce dimanche soir contre Auxerre, une équipe qui lutte pour le maintien. « Quand on affronte des équipes du bas de tableau, elles jouent comme si elles étaient troisièmes du classement. Il y a aussi un peu de suffisance de notre part. On se dit peut-être qu’on est Paris et que ça va suffire. Ensuite, on réagit car on a de la fierté. Mais si on avait commencé à jouer certains matchs dès le début, on serait premiers avec quatre ou cinq points d’avance. Contre Auxerre, il faudra débuter comme face à l’OM », a demandé l’ancien joueur de la Roma, qui semble satisfait du bilan de saison pour l’instant. Ce le sera encore plus s’il parvient à atteindre la barre des dix buts en championnats. J’en suis à 5, et il reste 7 matchs. Bien sûr que c’est possible. Je me dis aussi que si j’avais converti toutes mes occasions de but depuis le début, j’aurais déjà dépassé cet objectif. J’ai perdu cet instinct de buteur que j’avais avant. Je dois refaire des appels tranchants pour le retrouver. Je peux toujours mieux faire mais je suis plutôt satisfait. Mes statistiques (NDLR : 10 passes décisives et 5 buts) sont bonnes. Il y a des matchs où j’aurais pu faire plus d’efforts, mais on est plus sévère avec moi qu’avec d’autres. Mon jeu est plus solide car je pense plus à l’équipe et je m’emporte moins. Il m’a peut-être fallu plus de temps que d’autres, mais je pense que j’atteins la maturité.»

Enfin, concernant le trio formé avec Nenê et Javier Pastore, Ménez refuse d’entendre dire qu’il peine à se montrer efficace, en rappelant que toute l’équipe se doit de bien tourner pour que les attaquants puissent se mettre en valeur. « Mais il n’y a pas que nous ! Le jeu part de derrière. On ne peut pas tout faire. Les milieux doivent nous aider. Une équipe, ce n’est pas trois joueurs devant qui se débrouillent seuls, a confié l’international français dans les colonnes du Parisiens, avant de défendre son coéquipier argentin, critiqué ces dernières semaines. Il faut l’aider. Les sifflets ne font de bien à personne. Les 42 millions pour son transfert, il ne les a pas demandés ! Il est jeune. Mais il doit donner plus. Quand il est moins bon, il doit se rattraper en aidant l’équipe.»

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