Restez connectés avec nous

Club

Momo Sissoko, un cadre en puissance

A la fin du mois de juillet 2011, le milieu de terrain malien s’engage en faveur du PSG. Il arrive en provenance de la Juventus Turin, pour un montant de sept millions d’euros, assorti d’un bonus d’un million supplémentaire. Parmi tous les joueurs achetés par le club de la capitale l’été dernier, Sissoko est le seul à avoir joué dans plusieurs grands clubs (le FC Valence, Liverpool, la Juventus Turin). Ayant évolué dans les trois championnats les plus relevés au monde, le natif de Mont-Saint-Aignan ne signe pas à Paris pour être remplaçant. « J’ai opté pour le PSG parce que c’est un club avec un projet très ambitieux. J’ai pu échanger avec de grandes personnes qui ont eu des discours convaincants à mon égard. En parlant avec Leonardo, le coach, et le staff c’est vrai que tout cela m’a convaincu et ils m’ont donné l’envie de venir. Le discours a fait la différence ainsi que le projet sur le long terme », explique-t-il lors de sa présentation à la presse, le 28 juillet dernier.

Débuts complexes

Mohamed Lamine ne sera pas opérationnel immédiatement. Début mars 2011, il a été opéré du genou gauche et se trouve toujours en période de convalescence. Ses premières semaines parisiennes se résument à un entraînement personnalisé de remise à niveau physique. Il ne rejoindra l’entraînement collectif qu’à la mi-septembre. Sa première titularisation, le 29 septembre face à l’Athletic Bilbo en Europa Ligue (2-0), marque les esprits. Le Malien ne fait pas dans la dentelle, écope de deux cartons jaunes et se fait donc expulser. Ses prestations suivantes sous le maillot rouge et bleu ne s’avèrent pas franchement convaincantes. « Momo » manque cruellement de rythme et développe un jeu trop souvent basé sur le physique, qui lui vaut même parfois le surnom de « boucher ». Mais le joueur de 26 ans va parvenir à rebondir. Lors de ces deux derniers mois, il n’a cessé de monter en puissance.

Qualités

Le 6 novembre, à l’occasion de la treizième journée de Ligue 1, il inscrit son premier but avec le PSG, face à Bordeaux, au stade Chaban-Delmas (1-1). Au milieu de terrain, Sissoko est devenu un incontournable d’Antoine Kombouaré. Souvent positionné en sentinelle devant la défense, il récupère un nombre impressionnant de ballon. Son impact physique s’est désormais transformé en agressivité positive tandis que sa relance se révèle beaucoup plus juste que lors de ses débuts en Ligue 1. Ajoutons à cela un bon jeu de tête et quelques percées offensives, vous obtenez l’un des tous meilleurs joueurs parisiens de la fin d’année 2011. Enfin, cet élément formé à Auxerre possède un mental d’acier. Malgré une douleur en championnat face à Lille (0-0), il a par exemple tenu à rester sur le terrain pour terminer la rencontre.

Une place au chaud

Il y a fort à parier que Carlo Ancelotti fasse de Momo Sissoko l’un des ses hommes de base. Malgré le recrutement bling-bling que le PSG s’apprête à effectuer, l’ancien Red n’a pas de craintes à avoir concernant la conservation de sa place de titulaire. Mercredi, lors du match amical face au Milan AC (0-1), le nouvel entraîneur parisien lui a fait disputer l’intégralité du match. L’équipe francilienne a évolué dans un schéma tactique en 4-3-2-1. « On passe à trois au milieu alors qu’avant on n’était que deux dans l’axe. Mais ce n’est pas nouveau pour moi parce que j’ai déjà évolué dans ce système. Je pense qu’avec les joueurs qu’on a, ça va aller », imagine Sissoko dans les colonnes du Parisien ce jeudi. Dans ses déclarations comme dans son jeu, une véritable force tranquille se fait sentir.

Derniers articles

Autres articles présents dans Club