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Paris reste serein face au fair-play financier

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A partir de 2013, le fair-play financier, qui contrôlera les dépenses des clubs européens, entrera en vigueur. Le PSG, qui a dépensé énormément d’argent ces derniers mois, devra se montrer prudent et Leonardo le sait.

« Quand on regarde les grandes équipes européennes, la plupart sont des entreprises sportives qui perdent de l’argent. Je n’en ai pas encore vu qui en gagnaient en tout cas. Le Bayern, c’est vrai. Arsenal, un peu moins : ils ont moins de dettes mais ils ne gagnent pas. Ils vendent des joueurs été après été, mais leur dernier titre de champion remonte à 2004. Bref, il y a tellement d’équipes en difficulté qu’il est normal que l’UEFA pense à faire quelque chose. Mais tous les clubs de football, depuis de longues années, s’appuient sur des gens qui mettent de l’argent dedans. Cela a toujours existé. Pour faire la fête avec le public, on a besoin d’argent. Seulement, le football produira toujours moins que ce que l’on souhaiterait. Je veux dire qu’il faut trouver un équilibre. Si un actionnaire veut investir de l’argent pour faire fonctionner un club et que l’UEFA dit non, on fait quoi ? Moi, je ne sais pas, a expliqué le directeur sportif parisien, avant d »évoquer le cas du Bayern Munich seul club bénéficiaire en Europe. Il y a des situations particulières, par rapport aux droits télé, à la marque que le club représente, au centre de formation qu’il a créé… Mais qui dit que dans dix ans ce sera toujours le cas ? Regardez la Juventus Turin, de retour au plus haut niveau : son actionnaire a injecté plus de 100 M€ ces deux dernières saisons. Les investissements massifs, ce n’est pas une particularité du PSG. »

Leonardo estime donc que le PSG n’est pas le seul club à injecter énormément d’argent à quelques mots de la mise en place du fair-play financier et a tenu a lancé un message à Michel Platini.  « Je pense que, quand un nouveau règlement sort, de nouvelles solutions sortent également », a lancé le dirigeant brésilien, qui devrait se reposer sur de gros contrats de sponsoring pour contrer un maximum cette nouvelle réforme imposée par l’UEFA. En tout cas, le Parc des Princes et ses 45 000 places risque d’être un peu limite pour enregistrer de forts revenus marketing. « Peut-être… Reprenons l’exemple du Bayern et des clubs allemands. Ce sont les rares, en Europe, à être parvenus à augmenter leurs recettes grâce aux stades. Ils ont su profiter de la Coupe du monde 2006 avec des installations modernes. Il n’y pas 60 000 places à Paris ? Pour l’instant, non. Pour l’instant, on est au Parc. La décision est de rester là et je pense que c’est la meilleure décision pour tout le monde. On est plus compétitifs ici, sportivement parlant », a conclu Leo, toujours aussi amoureux du Parc. « Ce stade est beau, non ? », a-t-il glissé avant d’accorder cet entretien à L’Equipe dans les salons de l’enceinte mythique parisienne.

 

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