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Pastore : «Mon jeu est en train de changer»

Depuis quelques matches, le PSG semble retrouver un Javier Pastore en grande forme. Buteur lors des trois derniers matches, El Flaco paraît en forme et ce retour au premier plan pourrait provenir de l’arrivée d’un préparateur physique personnel au Camp des Loges.

« Oui. Il s’appelle Diego Giacchino. C’est un Argentin qui avait déjà travaillé avec moi pendant six mois à Palerme avant la Coupe du monde 2010. Avec lui, j’effectue des exercices différents de ceux qu’on a l’habitude de faire en club. Il en parle avec le préparateur physique du PSG (Giovanni Mauri) car cette démarche doit être validée par le club. C’est une initiative personnelle. J’avais connu les mêmes difficultés physiques lors de ma première saison à Palerme (en 2009-2010). Diego était venu d’Argentine pour s’occuper de moi pendant un mois et tout avait alors changé. Quand j’ai constaté que mon niveau avait à nouveau chuté, j’en ai parlé avec le staff du PSG pour leur dire que ce préparateur m’avait beaucoup apporté par le passé. Il est même devenu un ami très proche, qui vient chaque jour chez moi et qui sait me stimuler psychologiquement. Il dépend un peu des séances collectives. Par exemple, avec mon préparateur, il peut m’arriver de revenir l’après-midi au Camp des Loges pour bosser sur l’explosivité, les courses courtes qu’on n’a pas eu forcément le temps de travailler avec le groupe le matin », a expliqué le N°27 parisien dans L’Equipe, qui sait qu’il a dû faire des efforts pour gagner en puissance physique et donc s’adapter au jeu de la Ligue 1. Car en plus de ce temps d’adaptation, plusieurs circonstances atténuantes l’ont forcé à subir un gros coup de mou entre novembre et mars.

« Mon jeu est en train de changer, oui. Mais il faut savoir deux choses. Après ma blessure, je ne me sentais pas bien physiquement. Ces trois dernières semaines, j’ai beaucoup mis l’accent sur ce point et, aujourd’hui, quand j’entre sur le terrain, je me sens mieux. Deuxième chose : depuis quatre ans, je n’ai pas pu suivre une préparation foncière complète. Je n’ai jamais vraiment soufflé entre deux saisons. C’est pour ça qu’il m’est arrivé de subir de gros déclins physiques. Ce qui se dit sur moi ne me fait ni du bien ni du mal. Même une critique injuste ne me perturbe pas. Ce qui m’affecte, c’est ce qui touche ma famille, la maladie. Il y a des choses un peu plus graves dans ce monde qu’un footballeur critiqué…Mon changement de vie a été immense, l’été dernier, et il a fallu que je digère les attentes que je suscitais. Je savais qu’on me reparlerait du coût de mon transfert. Mais j’ai toujours gardé le seul football en tête. De toute façon, ici, il y aura sans doute bientôt un joueur qui arrivera en ayant coûté plus cher que moi ! , a annoncé Pastore, qui va désormais chercher à devenir plus agressif sur le terrain, sa nonchalance étant très souvent critiquée. Oui, je manque parfois d’agressivité. (Il sourit.) Mais, quand j’étais enfant, je n’ai pas découvert le football avec l’idée que les joueurs doivent se rentrer dedans violemment. Quand je voyais qu’une lutte pour gagner un ballon se profilait, j’essayais de me tenir cinq mètres en retrait. C’est une part d’enfance restée dans mon jeu. Mais je sais que je dois devenir plus combatif, que je dois me conditionner pour répéter les duels avec l’adversaire. M’étoffer physiquement m’aidera dans les contacts. Le staff pense que si je suis en bonne condition, j’ai le volume pour jouer au milieu. Ce n’est pas une question de kilomètres parcourus. Je peux courir au même rythme pendant quatre heures sans rien ressentir. Ce qui me fatigue, ce sont les efforts violents et courts, qu’on peut difficilement éviter quand on joue au foot. Comme le mental, c’est un point sur lequel je vais travailler de plus en plus.  »

Et pour améliorer cette force mentale, l’international argentin compte sur l’expérience et le savoir-faire de Carlo Ancelotti, qui lui a déjà transmis beaucoup de choses depuis son arrivée à Paris. « Quelque chose au niveau de l’envie. Par sa forte personnalité et sa grande réputation, il a amené plus de respect entre les joueurs, ainsi qu’entre le staff et les joueurs. C’est ce qui manquait auparavant. Après, le jeu était bon avec Kombouaré, il l’est encore avec Carlo. C’est un grand technicien dont le travail devrait porter ses fruits dans quelques mois. La saison prochaine, le PSG sera beaucoup plus fort qu’aujourd’hui. Carlo nous donne deux ou trois consignes basiques avant un match en fonction de l’adversaire et de ce qu’il attend de nos mouvements. Il ne cherche pas à révolutionner notre jeu. De toute façon, il n’y plus aucun système de jeu à inventer, tout a déjà été fait. Là où un coach fait la différence, c’est par sa capacité à porter un joueur vers la façon dont il veut le voir jouer. Il doit avoir le talent de tirer le meilleur de chaque joueur et de trouver une alchimie entre les uns et les autres en tenant compte d’un fait : les joueurs sont compliqués et inégaux, a analysé Pastore, qui devrait retrouver un poste de milieu de terrain la saison prochaine, lorsqu’un attaquant de classe mondiale aura été recruté. Tout dépend des joueurs qui vous entourent. Quand je me suis blessé en janvier, Carlo avait voulu m’utiliser dans ce rôle plus reculé. Il voulait me tester en milieu relayeur, mais j’ai dû quitter le terrain après vingt minutes et on n’a pas pu juger du résultat. Mais on s’en parle encore et il est probable qu’il me remette dans cette position la saison prochaine. Il veut que je joue un peu plus en retrait pour toucher plus de ballons. D’ici là, on ne va pas s’amuser à faire des essais lors des trois dernières journées. Déjà qu’il est un peu compliqué de jouer dans un système sans véritable attaquant…»

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