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Autour du PSG

Que pensent les pays étrangers du PSG ?

L’été dernier, le Paris Saint-Germain est entré dans une nouvelle dimension grâce à l’arrivée des investisseurs qataris et de leurs gros moyens financiers. Le club de la capitale n’a pas mis longtemps à prendre une grande place sur le marché des transferts mais sportivement, il reste encore beaucoup de chemin à faire avant de pouvoir rivaliser avec les plus grosses écuries européennes. Et depuis l’étranger, le PSG n’est pas considéré comme une véritable menace.

Karl-Heinz Rummenigge, le président du Bayern Munich, ne semble par exemple pas inquiet par la montée en puissance du club parisien. « Je n’ai pas peur du PSG. C’est bien beau de dépenser beaucoup d’argent, mais le PSG devra remplir les critères du fair-play financier et ne pourra pas dépenser plus que ce qu’il gagnera », a rappelé le dirigeant bavarois dans L’Equipe.

Un sentiment pas forcément partagé par l’Italie, qui s’intéresse de près au PSG depuis les transferts de Momo Sissoko, Javier Pastore et Salvatore Sirigu, et bien sûr l’arrivée de Carlo Ancelotti. « Il y a en Italie beaucoup de curiosité et beaucoup de respect pour le PSG. Il y a un grand entraîneur, un grand directeur sportif. Et il y a de l’argent, ce qui ne gâche rien dans le foot aujourd’hui. Ce club a ainsi de bonnes bases pour attirer de très grands joueurs. Parce que les championnats qui font rêver, ce sont ceux où jouent de grands champions déjà confirmés », a confié Marco Branca, le directeur sportif de l’Inter Milan.

Et si la puissance financière du PSG intéresse l’Italie, c’est un peu moins le cas en Espagne, pays où les grands clubs ont l’habitude de dépenser des sommes mirobolantes pour renforcer leur équipe. Esteban Granero, le milieu de terrain du Real Madrid, rappelle toutefois que l’argent ne suffit pas pour faire rapidement d’un club une grosse écurie européenne. « La puissance économique est utile, mais pas forcément décisive. Le projet parisien me semble intéressant, mais le temps compte énormément au haut niveau. On ne construit pas un grand club du jour au lendemain », a-t-il indiqué.

Enfin, en Angleterre, c’est plutôt le niveau d’attraction de la Ligue 1 qui pourrait poser problème au PSG. Les médias britanniques ne s’intéressent pas vraiment au club de la capitale ou au championnat français, mis à part pour prendre des nouvelles de Joe Cole et d’Eden Hazard, fortement courtisé outre-Manche. « L’Angleterre s’intéresse finalement plus à Lille parce que Joe Cole nous a dit qu’il jouait avec un phénomène, Eden Hazard, qui a lui-même annoncé qu’il viendrait chez nous la saison prochaine. Paris aura du mal à rivaliser avec les meilleurs clubs européennes parce que, même à conditions légèrement inférieures, un grand joueur préférera toujours l’Angleterre ou l’Espagne », a assuré Dominic Fifield, journaliste pour The Guardian.

Mais si pour l’heure, le PSG ne représente pas une crainte pour le football européen, il ne faut pas oublier que le club de la capitale est au tout début d’une nouvelle ère et qu’en l’espace de quelques mois, il a tout de même su attirer des joueurs très talentueux, en plus de compter dans son organigramme des personnes importantes du football mondial telles que Leonardo et Carlo Ancelotti. Il s’agit là de la première phase de construction du club et nul doute que dans les prochaines années, lorsqu’il disputera régulièrement la Ligue des Champions, le PSG gagnera encore un peu plus de respect dans toute l’Europe.

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