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Riolo : « Ancelotti ou le Pape, c’est pareil »

Daniel Riolo a analysé la dernière rencontre du PSG, en l’occurrence la défaite face à Rennes. Le journaliste sportif remet en cause l’investissement des joueurs parisiens.

« Depuis que ce « nouveau » PSG existe tout a été dit et rien de vraiment neuf n’est à observer derrière le miroir grossissant d’une défaite que les circonstances ont rendu honteuse. Tout a été dit oui, et sur ce blog notamment : La relativité de la force du blé et partant la bêtise de considérer Paris champion avant de jouer (sans parler du titre en janvier, des 10 points d’avance et autres absurdités), l’équipe de stars (où étaient-elles hier ? ) parce que l’époque veut qu’on inverse la règle et qu’on devienne star avant d’être. Et la star, Ibra, parlons-en, celle dont les buts tournent en boucle sur You Tube, de sa place énorme dans un club pas à sa mesure ! Sujet, là encore, maintes fois évoqué ici. Et le reste ? Ancelotti et Leonardo qui, malgré eux, ont pensé que ça serait plus simple. Comment les blâmer ? Ils ont beaucoup gagné et qui peut le plus peut le moins, surtout dans la petite L1, non ? Et non, car ils sont au PSG. Et à Paris, en ce moment, Ancelotti ou le Pape sur le banc, c’est pareil. Reste quand même à savoir si le Pape ferait autant de changement de joueurs et de tactiques. La diplomatie pour concerner tout le monde a semble-t-il trouvé sa limite. Chaque essai est puni. On parlait d’un match de Coupe par semaine, mais cette saison, c’est deux ! Et ça, croyez le ou non, ça n’existe qu’à Paris ! La scène surréaliste avec comme acteur principal Antonetti au moment du carton rouge à Costil est révélatrice de l’environnement dans lequel doit évoluer le PSG. La machine à laver dont parlait Cayzac, en son temps, est devenu une laverie qui tourne à plein régime. Et tant que le staff ne prendra pas toute la mesure du phénomène, ils pourront parler tactique des heures entières, changer les joueurs, se payer toutes les danseuses du monde, rien ne bougera. On peut aussi hurler, réserver la Bastille et République, vouloir découper tout le monde. Pourquoi pas après tout puisque tout le monde est coupable et que personne ne doit se cacher au moment de traverser cette crise. Alors après il y a le match héroïque des Rennais. 2 tirs, deux buts, deux cartons rouges et un bon début de match. Rien de dingue, juste ce qu’il faut. Un pressing haut pour gêner la relance. Ce qui est dingue en revanche, c’est à quel point ça a surpris le PSG. Il attendait Rennes replié ? Peut-être, mais le temps de s’adapter, les Bretons menaient 1/0. Le reste, c’est essentiellement l’attaque-défense, la maladresse des Parisiens, les mauvaises attitudes, les carences. Le mental défaillant ? Oui, encore qu’il faudrait ajuster ce propos. Le mot défaillant n’est pas juste et la vérité, c’est surtout que ce PSG doit élever le niveau d’exigence mental. Matuidi servait jusque là de modèle. Visiblement épuisé, il est passé au travers en étant en cause sur les deux buts rennais. Paris n’a rien perdu hier, mais a reçu une énorme claque. Une leçon aussi, s’il en fallait une, qu’au-delà des discours médiatiques, personne en L1 n’est résigné », a écrit Riolo sur son blog.

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