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Riolo : « Pourquoi on n’a pas plus vu ce PSG là ? »

Face au FC Porto, mardi soir, le PSG a montré un beau visage, bien meilleur que celui affiché ces dernières semaines. Daniel Riolo l’a remarqué et espère désormais voir ce genre de matches un peu plus souvent.

« Il devait changer. Changer de management. C’était les mots d’Ancelotti après la déroute niçoise. Et pour cette finale de poule de LDC, on peut dire que le coach italien nous a offert une nouvelle version du « changement, c’est maintenant ». Van der Wiel plutôt que Jallet, le chouchou Menez toujours là et donc Nene sur le banc, et surtout le choix d’un 442 avec Pastore et Lavezzi ! Mais 442 comment ? A plat ? Ça veut dire un côté droit occupé par le duo Pastore/Van der Wiel ? Le risque semble important. A moins que ce soit un 42… 4 avec Pastore derrière un trio Ibra, Menez, Lavezzi. Ou enfin, un 433 avec Pastore au milieu comme Ancelotti l’avait annoncé en début de saison. Ça ressemble, en tout cas, à une vraie petite révolution. Mais si ça ne marche pas, comment ne pas se dire qu’Ancelotti est paumé ? Mais n’anticipons pas et voyons ce fameux 442 au visage si offensif. Ça débute plutôt fort pour Paris avec rapidement une grosse occasion ratée par Ibra. Un classique, souvent rédhibitoire. Cet échec initial ne freine pas Paris qui livre un début de match comparable à celui fourni face à Kiev en début de compétition. Pendant 10 minutes, le pressing parisien est bon, l’implication parfaite. Mais 10 minutes, c’est très court. Porto respire enfin et montre vite qu’il n’est pas venu à Paris pour se faire manger par une équipe malade. Un malade qui fait toutefois belle impression. La pression est en effet constante. Paris essaye de jouer très vite devant. Un souci de verticalité évident. Pastore se montre à son avantage, Lavezzi travaille beaucoup et le duo Matuidi/Chantôme domine le milieu. Il manque juste Ibra dont on attend la finition. Et Menez ? Et bien comme d’habitude, on a rendez-vous avec le coup d’éclat, mais on ne sait jamais quand il va venir. C’est suite à l’une de ses accélérations que vient le coup franc du but. 1/0 et 30 minutes d’un très bon PSG. A ce moment-là, sans savoir ce qu’il adviendra du match, on peut quand même se demander pourquoi on n’a pas plus vu ce PSG là ? Tout le barnum actuel serait resté sous le chapiteau. L’égalisation de Porto ne change rien à la réflexion. En revanche, ce but pose la question de l’équilibre. Quand Porto attaque, c’est évidemment bien fait, mais c’est aussi face à une équipe en difficulté sur le repli. La transition entre les moments forts et faibles est moyenne et face à une telle équipe ça peut être vite compliqué. Le PSG fait un bon match, mais avec une maîtrise relative. Le « climat » met une pression palpable sur les joueurs. La tranquillité est en face, dans cette équipe de Porto qui semble pouvoir faire mal à tout moment et profiter de la fébrilité d’une équipe qui a du mal à dissimuler ses doutes. La seconde période débute sur un ton similaire. Le PSG continue de faire belle figure. Le pressing est moins intense et c’est dans une position plus basse que Paris attend Porto. Ce n’est pas forcément un « mal » sachant que les Parisiens peuvent être habiles en contre. Tout n’est pas parfait, mais l’état d’esprit est présent. Encore une fois, il faut souligner que rarement Paris a montré ce visage. Et si le but du 2/1 est heureux, il est néanmoins mérité. Une sorte de récompense pour efforts fournis. Menés les Portugais haussent le ton. Chaque mouvement collectif perturbe l’équilibre parisien. Pastore disparaît peu à peu. La tenue du ballon est pour Porto et le scenario s’écrit de façon claire : le PSG doit s’arracher pour tenir et éventuellement profiter d’un contre. Pour mettre un peu plus de maîtrise au milieu, Ancelotti fait entrer Verratti pour Lavezzi. Paris revient au 433. La fin de match tient à un fil. Le PSG n’exploite pas bien des situations intéressantes et reste menacé. Fébrile, voire peureux, Ancelotti lance Jallet pour Menez. Paradoxalement ça ne fait pas reculer Paris qui se crée encore une grosse occasion par Pastore puis Ibra. Le 2/1 est finalement suffisant. Paris s’impose devant une belle équipe, la meilleure affrontée depuis le début de cette saison. Reste maintenant à savoir où en est la crise… », a analysé le journaliste de RMC sur son blog.

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