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Riolo : « Sissoko, à quoi sert ce joueur ? »

Peu emballé par la performance parisienne malgré sa victoire face au Dynamo Kiev, Daniel Riolo ne donne pas cher de la peau du PSG en huitième de finale si l’équipe ne hausse pas son niveau de jeu. Le journaliste sportif a profité de son analyse pour critiquer le milieu de terrain parisien et plus particulièrement Mohamed Sissoko, auteur d’un très mauvais match mercredi soir.

« Pour cette 5e journée de la LDC, le PSG était donc en Ukraine pour voir si par hasard les Pink-Floyd de Kiev n’avaient pas sorti un nouvel album. Un 5e match pour valider une place en 8e chez le dauphin du Shakhtar depuis 3 ans en Ukraine. Un match pour aussi et surtout montrer un visage plus présentable. Après deux défaites à domicile (dont une minable) et un nul en championnat, le PSG devait donc se qualifier et au moins briller un peu. Le contexte rendait donc cette rencontre importante, au-delà du résultat brut. Et encore une fois, toutes les lignes étaient chamboulées. Un nouveau trio devant Nene/Ibra et Lavezzi. Un milieu avec Verratti entouré de deux bodyguards, Matuidi et Sissoko, et une défense dans laquelle Van Der Wiel cherche encore une prestation convaincante. Le début de rencontre montre un Dynamo décidé à effacer la raclée du match aller. Les Ukrainiens prennent l’initiative du jeu et pressent les Parisiens. Le PSG n’est pas dominé, ni vraiment bousculé mais on est loin de l’écart vu entre les deux formations début septembre. Kiev est surtout dangereux grâce au PSG, grâce aux coups francs bêtement offerts. En raison aussi d’un milieu de terrain toujours aussi peu inspiré. Matuidi a beaucoup de bonne volonté, mais il affiche un niveau similaire à celui qui a donné 3 buts aux adversaires du PSG sur les deux derniers matches. Quant à Sissoko, à quoi sert ce joueur ? J’ai très longtemps très peu considéré ce joueur qui oscillait entre blessures et jeu rudimentaire. Mais à force d’entendre des « gens autorisés, avisés » me dire qu’il valait beaucoup plus qu’un avis négatif, j’ai baissé la garde… à tort. Au milieu encore, Verratti peut être ajouté à la liste. Le jeu ne peut partir que de lui, son talent est indéniable, mais ses prises de risques sont intolérables. Durant cette première période, le jeu du PSG se résume à l’attente de l’opportunité en contre. Certes l’impression est que ça peut passer, mais est-ce vraiment rassurant ? Rien de nouveau donc au PSG ou le moyen et le très moyen continuent d’être la norme… Le fameux contre, arrive en fin de première période. Il est le fruit du talent, de l’addition d’individualités. Paris a au moins ça. Le match semble plié dès l’entame de la seconde période. Un cadeau ukrainien dont profitent Matuidi et Lavezzi. L’Argentin qu’on découvre enfin. A 2/0, l’intensité baisse alors d’un cran, mais le déroulement de la rencontre n’évolue guère. Le Dynamo essaye et se heurte souvent à un bon Sirigu. Il faut dire que derrière, Paris n’est pas très serein. Les relances sont parfois cafouillées, les prises de risques inutiles. La fin du match ne présente que très peu d’intérêt. Paris met sa crise entre parenthèse sans pour autant convaincre que son jeu s’améliore. Reste que le PSG devait aller en 8e et il ira. Un résultat attendu et logique au vu des adversaires dans ce groupe. Il reste désormais 3 mois à cette équipe pour exister. Parce qu’avec ce niveau-là, elle ne pourra pas entretenir d’ambitions sérieuses au printemps », a analysé Riolo sur son blog.

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