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Sakho, pas touche au banc de touche !

Cela fait désormais trois matches que Carlo Ancelotti fait asseoir Mamadou Sakho sur le banc de touche. Naturellement, le joueur se pose des questions au sujet de son avenir.

Dimanche soir, au Stade l’Abbé-Deschamps face à Auxerre (1-1), le coach francilien avait opté pour une charnière centrale Alex-Bisevac, comme lors du Clasico. Lorsque Maxwell s’est blessé, on pouvait légitimement penser que Sakho remplacerait le Brésilien. Surprise : « Carletto » lançait Sylvain Armand. Pire, pour son dernier changement en Bourgogne, le technicien italien décidait de faire entrer Diego Lugano en lieu et place de Mathieu Bodmer. De son banc de touche, ces choix tactiques ont laissé un goût amer au numéro 3 francilien. « C’est forcément énervant, surtout quand on est un compétiteur comme moi », a-t-il confié hier lors de la présentation du nouveau maillot de l’équipe de France. Carlo Ancelotti ne lui aurait pas donné la moindre explication pour justifier ses choix.

Crève-cœur

A l’heure actuelle, il ne reste plus que six matches à disputer avant la fin de la saison. Si Mamadou Sakho continue à faire banquette, il envisagera logiquement un départ lors du prochain mercato. Un crève-cœur pour un élément qui représente à merveille le club de la capitale. « Le plus important, c’est que le PSG gagne et soit champion. Après, mon cas personnel, on en discutera plus tard… », préfère-t-il relativiser. En perdant sa place de titulaire, « Kirikou » (son surnom) s’est également vu déposséder de son brassard de capitaine. Un brassard qui lui avait été confié par Paul Le Guen un soir d’octobre 2008, pour sa première titularisation en Ligue 1, à Valenciennes. A 17 ans et 8 mois, Mamadou Sakho était devenu le plus jeune capitaine de l’histoire du PSG et du Championnat de France.

Le travail comme refuge

S’il continue à faire banquette lors des prochaines semaines, un autre dommage collatéral risque de se produire. Laurent Blanc pourrait ne pas le convoquer dans sa liste des joueurs retenus pour l’Euro 2012, en Pologne et en Ukraine. Considéré comme un futur très grand défenseur central européen, Mamadou Sakho doit rapidement retrouver du temps de jeu. Carlo Ancelotti décidera-t-il de lui accorder à nouveau sa confiance face à Sochaux, dimanche en fin d’après-midi (17h) ? Rien n’est moins sûr. « Je me réfugie dans le travail, je continue à bosser et je ne doute pas de moi. Je viens toujours avec le sourire le matin, content de retrouver mes coéquipiers », assure le natif du XVIIIe arrondissement de Paris, qui conserve une certaine dose de confiance en cette période d’incertitude.

Ancelotti : « Mamadou reste l’emblème de l’équipe »

Hormis avec les Bleus, Mamadou Sakho n’a pas l’habitude de devoir se cantonner au banc de touche. Homme-clé de Paul Le Guen et d’Antoine Kombouaré, son statut n’avait pas été modifié au moment où Ancelotti a pris les rênes des Rouges et Bleus. Jusqu’au déplacement à Nancy le 31 mars dernier (2-1). Pourtant, l’ancien coach de Chelsea conserve une haute estime de son joueur de 22 ans. « Il n’est pas dans un bon moment. Mamadou reste l’emblème de l’équipe. Il a fait le centre de formation pour jouer dans cette équipe. Ce n’est pas un problème », déclarait-il dimanche, dans un reportage diffusé dans Téléfoot. Sous contrat avec le PSG jusqu’en juin 2015, Sakho n’abandonnera certainement pas un club qu’il chérit par-dessus tout. Surtout pas avant d’avoir tout donné pour reconquérir une place de titulaire et un brassard de capitaine qui lui vont comme un gant.

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