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Sissoko : « En France, le PSG fait peur »

Après des débuts délicats, durant lesquels son engagement sur le terrain était peut-être un peu trop poussé, Momo Sissoko est en train de prendre une envergure énorme au sein de l’effectif du PSG. Leader aussi bien sur qu’en dehors du terrain, l’international malien impressionne de match en match et s’impose comme un titulaire indiscutable.

On peut donc logiquement en déduire que l’ancien joueur de Liverpool s’est très bien adapté au championnat français. « On peut dire ça. Quand on revient après huit mois d’indisponibilité ce n’est jamais évident. Je me suis gravement blessé. Il me fallait du temps. En plus, je n’ai jamais connu le Championnat de France auparavant. Il me fallait m’adapter… assez rapidement. On m’a très vite mis une étiquette qui n’était pas la bonne. Mais j’ai fait abstraction de tout ça. J’ai continué à travailler. Je savais de quoi j’étais capable. Aujourd’hui, par la grâce de dieu, je suis en train de le démontrer », a déclaré Sissoko, qui fait désormais partie des hommes forts de l’équipe de Carlo Ancelotti, comme en ont témoigné ses récentes titularisations et ses performances de haut-vol.

Et trois semaines après l’arrivée du technicien italien, il sent que pas mal de choses ont évolué, même s’il n’oublie pas qu’Antoine Kombouaré avait déjà placé l’équipe sur les bons rails. « Il y a beaucoup d’efforts qui ont été faits, notamment au niveau des entraînements, sur le fait de s’alimenter au club, etc. Ce sont des choses qui existent dans les autres grands championnats depuis des années. Maintenant, ça arrive en France. C’est bien. Je pense que ces méthodes-là vont influencer d’autres clubs de Ligue 1. Mais il ne faut pas oublier qu’Antoine Kombouaré a fait avec les moyens du bord. Tout en réussissant à faire en sorte que l’équipe soit championne d’automne. Aujourd’hui, c’est un nouveau coach qui est là avec un nouveau staff mais il ne faut vraiment pas oublier le travail de son prédécesseur, même si je reconnais qu’avec Ancelotti, on est dans une autre dimension

L’équipe devrait donc encore s’améliorer avec le temps et pourtant, le milieu défensif parisien a déjà l’impression que le PSG fait très peur, surtout dans le championnat français et on l’a vu samedi dernier face à une équipe de Toulouse très craintive. « En France, c’est sûr, le PSG fait peur. Tous les week-end, toutes les équipes veulent taper Paris. Je pense que pas une d’entre elles n’est heureuse de la situation actuelle du PSG, qui a aujourd’hui les moyens d’attirer les plus grands joueurs d’Europe ou du monde. Vis-à-vis de ça, oui, je pense qu’en France, Paris fait peur. Maintenant, de notre côté, il ne faut pas nous enflammer. Il faut continuer à travailler. On peut le voir avec Manchester City à l’heure actuelle. C’est sur le long terme qu’il faut voir le projet parisien, pas sur cette saison, a rappelé l’ancien joueur de la Juve, qui sait que l’équipe a encore les moyens de se renforcer, notamment grâce à des joueurs de niveau mondial comme peuvent l’être Alexandre Pato, Kaka ou Carlos Tevez. Entendre des noms pareil, ça ne peut que nous booster. Si ça se concrétise, ce seraient des renforts potentiels non négligeables pour aller le plus loin possible. Ce serait magnifique pour tout le monde. Il ne faut pas se prendre la tête. Le foot, c’est comme ça

Et même si beaucoup de noms sont évoqués au PSG, Momo Sissoko n’a pas du tout peur de perdre sa place, bien au contraire. « Qui dit grand club dit concurrence, et qui dit concurrence dit aussi gagner de grandes compétitions. A la fin on ne va pas retenir le nom d’un seul joueur. On va garder en mémoire la prestation de tout l’effectif. Si on peut avoir des renforts et gagner des titres, je pense qu’au final tout le monde en sera satisfait. En tout cas moi, je ne suis pas inquiet. Que ça soit à Liverpool ou à la Juventus, j’étais avec les meilleurs milieux défensifs du monde. En signant là-bas, je ne me suis pas dit : » Le mec c’est tel joueur, je ne vais pas jouer, etc »… Moi, je me suis donné la force de me battre pour essayer de gagner ma place », a-t-il conclu pour le magazine Metro.

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