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Thiago Motta : « Je me sens important »

De retour à la compétition depuis le début du mois, Thiago Motta se présente déjà comme une pièce maîtresse du PSG.

L’international italien ne ressent presque aucune douleur et se bat pour enchaîner les matches. « Je me sens de mieux en mieux. Je viens de jouer deux matches, ce n’est pas suffisant pour se sentir à 100 %. De toute façon, un joueur a toujours une petite gêne qui le contrarie avant un match. Croyez-moi, ils sont très rares ceux qui jouent en se sentant totalement bien. Après ces deux rencontres, j’ai vu que ni ma jambe ni mon dos ne me faisaient mal. Ça m’a mis en confiance pour bien m’entraîner cette semaine. Contre Lyon, je me sentirai encore mieux. Ce n’est pas seulement lié à l’âge, mais à l’intensité des matches qu’on dispute au haut niveau. C’est assez compliqué d’enchaîner, alors il faut s’attacher à comprendre son corps. Il y a cinq ou six ans, je m’entraînais et je rentrais directement chez moi. Désormais, je passe un peu à la salle de musculation avant chaque séance. Après l’entraînement, il faut suivre tout un travail de récupération, prendre un bain froid par exemple. Ce sont des détails dont votre corps a besoin au fur et à mesure que votre carrière avance, a expliqué Motta, soulagé depuis qu’il a retrouvé les terrains. C’était compliqué. Pour aider son équipe, le mieux, c’est quand même d’être sur le terrain. O.K., vous pouvez toujours donner des conseils. Mais ce n’est pas trop mon genre. Je suis assez timide. Et puis, parler pour dire quoi ? À ce niveau, chaque joueur sait ce qu’il doit faire sur le terrain. Vraiment, le mieux pour relever la tête, c’est de jouer à fond pour aider l’équipe à gagner. Quand vous gagnez, tout s’arrange automatiquement. »

Et si certains observateurs considèrent que son retour a permis à l’équipe de renouer la victoire, il refuse de prendre le dossard de sauveur.« Non. Ce qui règle le plus de problèmes, c’est la victoire, pas un joueur en particulier. Et la victoire passe par le travail des onze joueurs dans un esprit collectif. La base, c’est de courir tous ensemble, surtout en phase défensive. Si on respecte ce principe, on a ensuite pas mal d’atouts pour battre beaucoup d’équipes…Je n’aime pas voir les choses sous cet angle. Bien sûr, derrière, Thiago Silva nous donne beaucoup de sécurité et, devant, tu sais que tu as aussi une attaque qui peut faire la différence sur une seule action. Mais les autres joueurs travaillent aussi beaucoup, comme Blaise (Matuidi), Jérémy (Ménez) mais aussi, sur les derniers matches, « El Flaco » (Pastore), « Pocho » (Lavezzi). Il y a aussi Maxwell, très constant, et à droite Jallet et Van der Wiel qui travaillent bien. Bref, c’est sur tout un groupe que reposent le jeu et la responsabilité de la victoire. »

En tant que milieu de terrain défensif, Thiago Motta a remarqué quelques changements à ce poste dans le football moderne. « C’est une évolution énorme. Quand j’ai commencé, on demandait aux milieux devant la défense de courir pour récupérer le ballon. Mais, une fois avec le ballon dans les pieds, c’était un peu plus difficile… Quand j’étais au Barça (2001-2007), sans doute la technique était-elle un peu moins importante pour les joueurs du milieu. On insistait plus sur le volume de leur travail. Après, Barcelone a évolué en augmentant le niveau technique global, notamment en faisant reculer devant la défense un joueur comme Sergio Busquets, qui évoluait plus haut. Avec sa qualité de passe et de dribble, il donne une autre orientation au jeu. Je garde en mémoire le Barça de 2009, celui qui a tout gagné la même année. Je n’avais jamais vu une équipe défendre à onze, puis jouer à onze avec le ballon. Le Barça a créé le meilleur football possible. Aujourd’hui, il est devenu difficile d’avoir une équipe où deux joueurs ne courraient jamais, a observé l’ancien joueur de l’Inter Milan dans L’Equipe, avant de comparer son aventure au PSG à celle vécue dans d’autres grands clubs comme le Barça. Pour être dans la même cour que le Barça, le Real ou le Bayern, Paris a encore besoin de temps. Mais, à l’intérieur du club, on sent qu’il grandit jour après jour. C’est aujourd’hui un club où la défaite est considérée comme anormale. C’est cette attente permanente de résultats qui rapproche Paris des plus grands clubs. Pour nous, joueurs, c’est un privilège énorme d’être au PSG. Ici, je me sens important. Ce n’était pas le cas à Barcelone, au milieu de cracks comme Ronaldinho et Eto’o. Avec le temps, j’ai pris conscience de ce que je pouvais, dans mon rôle, apporter à une équipe. »

Enfin, le milieu de terrain parisien vise une victoire dimanche soir face à une équipe lyonnaise qui l’impressionne. « Gagner peut nous ramener au sommet de la L 1. Mais ce sera difficile. Lyon, c’est la meilleure des équipes françaises que j’ai observées cette saison. Il faudra avoir en tête de dominer, de les presser pour leur rendre le match inconfortable. Après, avec le ballon, on aura des occasions, je n’en doute pas… »

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