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Une grosse entreprise qui connaît la crise

Que se passe-t-il au PSG au mois de novembre ? Une crise. Cette saison, elle a juste quelques jours de retard. L’arrivée des repreneurs qatariens et les 85 millions d’euros injectés lors du mercato n’auront donc pas permis de nous l’épargner. N’hésitons pas à désigner des coupables, à commencer par Leonardo. Le directeur sportif brésilien est à l’origine de la spirale de la défaite. C’est à partir du moment où il a rencontré Carlo Ancelotti pour envisager la succession d’Antoine Kombouaré que les mauvais résultats sont arrivés. Ce n’est pas une simple coïncidence. En procédant ainsi, l’ancien coach du Milan AC a semé le désordre dans le club, alors que tout allait pour le mieux. A croire que « Léo » a acheté cette crise. Après la défaite face aux Autrichiens, ce dernier s’est enfui vers son hôtel, en compagnie de Nasser Al-Khelaifi. Tout porte à croire qu’une réunion de crise a alors été improvisée.

« Maké » dès cette semaine ?

La position d’Antoine Kombouaré sur le banc de touche parisien se trouve aujourd’hui extrêmement fragilisée. « Vous vous doutez bien que moi je suis un battant. J’ai toujours envie de me bagarrer. Moi, je ne lâcherai jamais. La question, il faut la poser à mes dirigeants », a déclaré le technicien kanak en conférence de presse, hier soir. Son système tactique en 4-2-3-1 a largement montré ses limites. « Casque d’or » a fini par se résoudre à le faire évoluer en 4-4-2 en deuxième mi-temps, face à Salzbourg. Sans résultat. Une chose est sûre : Kombouaré n’a jamais été aussi proche de la porte de sortie. D’autant plus que la rumeur Claude Makelele commence à enfler, comme le visage d’un boxeur  venant de recevoir une droite. L’ancien milieu de terrain pourrait même devenir le nouvel entraîneur du club de la capitale avant la réception d’Auxerre, dimanche. Évidemment, ce dernier évite astucieusement le sujet. « Pas de commentaire. Tant qu’il n’y a pas de décision prise par les dirigeants, Kombouaré est toujours le coach et on est donc derrière lui », s’est-il contenté d’affirmer.

Naufrage collectif
Que dire des joueurs maintenant ? Comme face à l’OM (3-0), ils ont tous sombré en Autriche jeudi soir. Un véritable naufrage collectif. Le plus grave est sans doute le manque de combativité dont ils ont fait preuve. Aucune rébellion, aucune envie, aucun courage. On frôle la faute professionnelle. Cela fait trois matches consécutifs que les Parisiens n’ont pas marqué le moindre but. Si jamais Antoine Kombouaré est licencié dans les prochains jours, il pourra aussi en vouloir aux joueurs, pas seulement à Leonardo. En montrant qu’ils n’ont pas une âme de guerrier, ces derniers « offrent » un ticket d’accès direct pour le Pôle Emploi au Kanak. Un joli cadeau de Noël. Et pourtant, ils disent le soutenir. « On est tous derrière lui. Dans une saison il y a des bonnes et des moins bonnes périodes, on va continuer à travailler tous ensemble, staff compris », a confié Blaise Matuidi.

A quand l’électrochoc ?

« Il n’y a pas encore le feu, mais il faut réagir au plus vite », a lâché Zoumana Camara. Heureusement que « Papus » n’a pas embrassé la carrière de pompier.  Ce type de déclaration illustre parfaitement le manque de combativité de cette équipe. Kombouaré avait pourtant expliqué qu’il enverrait « des soldats » face à Salzbourg. Le retour en France, en avion, aurait été calme, d’après l’Agence France Presse (AFP). Le calme avant la tempête certainement. Supposons que le PSG change d’entraîneur dans les prochains jours. Les résultats seront-ils meilleurs ? Pas obligatoirement. Le fameux choc psychologique est une légende, José Mourinho ne ferait pas forcément mieux que le Calédonien avec le même groupe. L’électrochoc est pourtant obligatoire pour sortir d’une telle situation.


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