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Ménez, l’homme du match pour AK

Comme tout le monde, Antoine Kombouaré a bien perçu les lacunes de l’équipe de France surtout dans la première mi-temps jouée face à la Bosnie. «On est passés à côté. Le problème, c’est qu’au coup d’envoi les joueurs avaient le cul entre deux chaises. On voyait que certains avaient envie d’aller de l’avant et d’autres qui, inconsciemment, ont eu du mal à se lâcher. Je pense notamment aux deux latéraux qu’on a vu plus libérés après la pause et qui ont davantage attaqué. En première période, on a défendu trop bas, on a trop laissé le ballon à l’adversaire»

Il enchaine ensuite avec la grosse impression que lui a fait l’équipe Bosnienne. «La Bosnie a effectué un très gros pressing. On a eu les pires difficultés à se sortir du pressing de Dzeko et Misimovic sur Rami et Abidal. Nous, on n’a pas été capables de remonter la balle et le bloc équipe. Par leur positionnement, ils obligeaient Lloris, à chaque fois qu’il avait le ballon, à dégager au pied. Et les principales qualités de joueurs comme Nasri, Rémy ou Ménez, ce n’est pas le jeu aérien. Vraiment, la Bosnie m’a impressionné en première période. Nous, on était timorés, timides.»

Pour le technicien du PSG, le changement de comportement de Samir Nasri aura été un élément essentiel au retour de la France dans le match. «Le fait d’être mené 1-0 nous a libérés, à l’image de Nasri. En première période, il était trop timide, jouait tout en une touche, redescendait dans les pieds de M’vila chercher les ballons. Sa position plus haute en seconde période a changé beaucoup de choses. C’est lié aussi à l’entrée en jeu de Martin, qui a transformé le 4-2-3-1 de départ en 4-1-4-1, avec deux meneurs. Le Sochalien a fait le lien entre la défense et l’attaque, et Nasri s’est retrouvé plus près de la pointe qui était Gameiro. Ses qualités de dribble, de percussion, sa faculté à se retourner ont été enfin utilisées. Il a fait ce qu’il n’avait pas fait avant la pause

Enfin il termine par évoquer le cas de Jérémy Ménez qu’il qualifie d’homme du match. «Je ne voudrais pas faire de favoritisme mais, pour moi, il a été l’homme du match, même s’il a connu quinze premières minutes timides. C’est lui qui, par ses dribbles, sa percussion, a débloqué des situations et étiré la défense. Sa qualité technique a aussi permis de garder le ballon, de faire souffler ses coéquipiers. Il a réalisé beaucoup de dégâts dans la défense adverse, il lui manque juste le but. Sa titularisation est une demi-surprise pour moi. Maintenant, à lui de confirmer. Il est finalement à l’image de cette équipe de France : il a des qualités, du talent, mais il doit l’exprimer sur la durée. » a déclaré l’entraineur leader de la Ligue 1 dans les colonnes de L’Equipe.

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