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Girard : « On n’a rien à perdre »

A cinq jours de la grosse affiche face au PSG, Montpellier prépare sereinement cette rencontre et René Girard attend impatiemment une rencontre lors de laquelle son équipe ne sera pas favorite. Un statut qui devrait aider ses joueurs, en déplacement au Parc des Princes sans pression.

« On n’a rien à perdre, si on fait un truc, on aura fait l’exploit du jour. Si on est battu, c’est normal que Paris s’envole vers le titre. Nous on va aller là-bas avec toute l’ambition qu’on doit avoir, en étant humbles. On va vendre chèrement notre peau. Je suis sûr qu’on aura un bon coup à jouer, à un moment ou à un autre, je pense qu’on a les moyens d’emmerder cette équipe jusqu’à bout et ça passera par ce match au Parc des Princes. On n’a rien à perdre. Quand j’entends certains dire qu’on ira là-bas pour prendre un point, ce n’est pas vrai. Nous ne sommes pas capables de faire ça. On va au Parc des Princes avec la volonté de continuer ce qu’on a commencé de faire. Ce serait bête de renoncer à notre tactique et notre façon de jouer, avec la générosité qui nous habite, a déclaré Girard sur les ondes de France Bleu Hérault, avant de revenir sur le match aller, lors duquel les Parisiens s’étaient largement imposés (0-3). Je pense qu’on a pêché au niveau naïveté. Dans le contenu, ce n’était pas si mal que ça. Mais on en avait pris trois sur des contres, des erreurs ou des absences qui coûtent très cher à ce niveau-là. Je crois qu’on a des arguments. Paris est une équipe d’individualités capables de faire la différence à n’importe quel moment. Nous, on a des individualités beaucoup plus jeunes, avec un collectif qui est huilé. Il faut qu’on s’appuie là dessus et en étant le plus rigoureux possible.

Car si au match aller, les Montpelliérains avaient été un peu tendres, ils devraient muscler leur jeu dimanche face à une équipe parisienne qui ne devrait pas hésiter à joueur dans la provocation selon l’entraîneur héraultais. « Contre cette équipe-là ou contre Marseille à certains moments, ce sont des grosses cylindrées contre qui vous le payez argent comptant. C’est ce qu’on appelle l’expérience qui rentre, la maturité qui vient. Il faut qu’on soit rigoureux mais aussi serein dans la provocation. Parce que je pense qu’il y en aura beaucoup quand on connaît les Nenê, les Thiago Motta, Alex derrière ou Bisevac, ce sont des garçons qui sont capables de faire très mal. Il faut qu’on soit capable de répondre à cet impact physique qui nous sera présenté tout en respectant les règles du jeu, ne pas disjoncter », a-t-il demandé, lui qui sait que la jeunesse de son équipe pourrait lui être préjudiciable face à l’expérience de la plupart des joueurs du PSG.

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