Restez connectés avec nous

Clasico

Hoarau ou Gameiro pour le Clasico ?

Lors de ses trois derniers matches, le PSG a inscrit trois buts. Pas suffisant pour une équipe qui joue le titre de champion de France.

Carlo Ancelotti n’est pas encore parvenu à trouver la bonne formule en attaque. Souvenez-vous : le 19 février dernier, lors du choc entre Paris et Montpellier au Parc des Princes (2-2), Guillaume Hoarau remplaçait Kevin Gameiro à la 62e minute de jeu. A l’aube des arrêts de jeu, le Réunionnais permettait au club de la capitale d’égaliser. Il s’agissait alors d’un passage de témoin entre les deux attaquants. Par la suite, l’entraîneur francilien n’a cessé de titulariser l’ancien Havrais. Un choix plutôt judicieux puisque ce dernier a ensuite marqué trois fois en Ligue 1, face à Lyon (4-4), Ajaccio (4-1) et Bordeaux (1-1). Pendant ce temps-là, Kevin Gameiro rongeait son frein sur le banc de touche, même si l’ex-Merlu a tout de même libéré le PSG dans le temps additionnel face à Dijon (1-2, 90e+1). Douze minutes auparavant, il avait remplacé… Guillaume Hoarau.

« Défenses fermées » = Hoarau, « espaces » = Gameiro

Comme n’importe quel coach, Carlo Ancelotti a ses préférences. Lors d’une récente interview donnée au Canal Football Club, le technicien italien évoquait l’avenir proche du PSG en citant des joueurs tels que Mathieu Bodmer, Christophe Jallet ou Guillaume Hoarau, mais en omettant le nom de Gameiro. Simple oubli ou volonté de faire comprendre qu’il ne compte pas sur le natif de Senlis ? Mystère. « Carletto » n’a pas été avare en compliments concernant son numéro 9. « C’est une surprise, c’est un joueur que je ne connaissais pas. C’est un attaquant à part, pas rapide, mais très bon techniquement et c’est un joueur de caractère avec une forte personnalité. Dans le groupe, c’est un joueur important. Contre des défenses fermées, un joueur grand comme Hoarau est très utile mais si la défense laisse plus d’espaces, je choisis un joueur rapide comme Gameiro », a-t-il indiqué.

Signal envoyé

Dans la hiérarchie des attaquants parisiens, Hoarau se situe toujours au sommet et part donc favori pour débuter face à l’OM dimanche. Samedi dernier, Ancelotti a envoyé un signal fort en laissant -une fois de plus- Gameiro sur le banc de touche pour l’entame du match contre Nancy (2-1). La saison passée, celui-ci a enfilé les buts comme les perles à Lorient sur  pelouse synthétique. Un avantage de taille par rapport à son « concurrent » au moment du choix du onze de départ, sachant que les Lorrains évoluent sur ce type de revêtement. Pas suffisant pour l’ancien coach de Chelsea, qui a préféré renouveler sa confiance au Réunionnais, en l’associant à Jérémy Ménez sur le front de l’attaque. Dans un schéma tactique en 4-4-2, on pouvait pourtant légitimement penser que Gameiro aurait sa chance.

Hoarau en pole

S’il opte pour un « Sapin de Noël » face à Marseille, Carlo Ancelotti décidera certainement d’« accrocher » Hoarau tout en haut.  A ses yeux, Gameiro ne dispose pas des qualités requises pour pouvoir être aligné dans un tel dispositif. Face au but adverse, il ne s’est pas montré assez « tueur » cette saison. De plus, le style de jeu d’Hoarau apparaît comme étant bien plus compatible avec celui des milieux offensifs que sont Ménez, Pastore et Nene. Reste la possibilité d’aligner les deux attaquants simultanément face à l’OM, comme cela fut le cas face à Caen (2-2). Lors de cette rencontre, cette association s’était révélée infructueuse. Le natif de St Louis part donc largement favori pour être titularisé dimanche, d’autant plus qu’il déjà brillé lors d’un Clasico. Le 26 octobre 2008, il inscrivait un doublé au Stade Vélodrome (2-4), qui lui permettait de décrocher la brillante note de 9/10 dans L’Equipe le lendemain matin. Un passif non négligeable.

[poll id= »116″]

Derniers articles

Autres articles présents dans Clasico