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Jaumes Roures, président de Mediapro, évoque la situation de la Ligue 1 et son développement
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Autour du PSG

Jaumes Roures, président de Mediapro, évoque la situation de la Ligue 1 et son développement

Jaume Roures, le président de Mediapro, était en conférence de presse mardi en marge de l’annonce de la création de la chaîne Téléfoot (en partenariat avec TF1) pour le lancement de la diffusion de la Ligue 1 sur la période 2020-2024 pour laquelle le groupe espagnol a environ 80% des droits TV (d’un moment d’un peu plus d’un milliard d’euros). L’occasion, dans des propos relayés par L’Equipe, d’évoquer un possible début de championnat à huis clos, la discorde au sein du football français à propos de l’arrêt de la Ligue 1 2019-2020, le début de son versement auprès de la Ligue de Football Professionnel et son espoir pour que la Ligue 1 progresse.

Roures « C’est difficile de diriger un monde aussi compliqué que le football avec dix positions différentes sur le même sujet. »

S’il y a des huis clos, Mediadro pourrait renégocier les droits ?

Non. Pour moi, les droits ne sont pas affectés par le huis clos. Évidemment, le spectacle n’est pas le même. Mais je suis plus préoccupé par les joueurs qui seront sur les terrains de Ligue 1 que par le manque de spectateurs en tribunes. Le problème n’est pas le huis clos, le problème c’est l’arrêt du Championnat. Quand la Ligue 1 démarrera, il ne faudra pas qu’elle s’arrête. Là, on aurait un problème.

La cacophonie dans le football français ?

En Espagne, en Angleterre, en Allemagne, des présidents ne font pas des sorties chacun de leur côté avec des propositions différentes. La Ligue devait se mettre d’accord avec les clubs sur la ligne à suivre et tout le monde devait ensuite travailler dans le même sens. C’est difficile de diriger un monde aussi compliqué que le football avec dix positions différentes sur le même sujet.

La date du premier versement de Mediapro ?

Je me suis engagé à payer deux semaines avant le démarrage de la saison. La saison doit normalement débuter le 22 août.

Roures « Les clubs vendent leurs joueurs à l’étranger, ce qui est nécessaire pour leur économie, et s’affaiblissent. »

C’est un geste de notre part ?

Si la Ligue démarre le 22 août, on va payer le 6 ou le 7. Ce n’est pas un geste, c’est dans la logique d’une bonne collaboration.

Le PSG qui domine le championnat, un problème ?

En Italie, en Allemagne, en Angleterre, quelles équipes ont gagné les dix derniers Championnats ? Le problème de la France, ce n’est pas la domination du PSG, mais les transferts. Les clubs vendent leurs joueurs à l’étranger, ce qui est nécessaire pour leur économie, et s’affaiblissent.

La crainte de voir l’écart avec les autres championnats se creuser ?

J’espère que les transferts ne se feront pas, que les clubs et la Ligue seront conscients de la nécessité de maintenir la valeur du Championnat, que notre argent serve à ça. »

Même si le prix demandé par Mediapro, 25 euros par mois, provoque la colère de certains supporters, ce que l’on comprend, il reste appréciable de voir qu’il a le projet de vraiment participer au développement de ce championnat. Cela en soulignant un point important : l’argent aidera, mais ne fera pas tout. Il faut aussi une certaine stratégie. Les clubs français ont l’habitude de beaucoup de vendre pour avoir des comptes en positif. Ce n’est pas insensé. Mais à se concentrer surtout sur l’idée de faire de belles ventes, on a le sentiment que l’idée de bâtir une belle équipe sur le long terme est un peu oublié.

Peut-être que la hausse des droits TV permettra d’avoir une sécurité et donc d’y penser un peu plus. C’est ce qu’il faut pour que la Ligue 1 progresse vraiment et entre dans un cercle vertueux. De quoi intensifier la concurrence pour le titre, même si le PSG continuera sans doute à gagner des titres de champion relativement régulièrement. De toute façon, il n’existe pas un championnat avec de nombreux vainqueurs probables.

Quant au manque d’unité et de force dans le football français ces dernières semaines, Roures relève encore un point qui semble juste. Les présidents de clubs ont trop parlé dans les médias pour avancer leur avis et leurs idées qui défendaient surtout des intérêts personnels. Il aurait fallu que les instances de football installent quelque chose de plus clair, et que les dirigeants sachent un peu se tenir, pour qu’il y ait des discussions en interne et une ligne directrice établie pour avancer tous ensemble. On se doute que ce n’est pas simple, surtout dans une situation aussi particulière, mais il est clair que le football français aurait pu faire mieux ces dernières semaines.

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