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Pastore, la panne est finie ?

Auréolé de l’étiquette de joueur le plus cher de l’histoire de la Ligue 1 (42  millions d’euros), « El Flaco » n’a pas eu l’occasion d’avoir une préparation d’avant-saison en bon et due forme avec le club de la capitale. Ayant disputé la Copa America avec l’Argentine, on concevait aisément qu’il puisse avoir besoin d’un temps d’adaptation conséquent. Il n’en fut rien. Pour sa première titularisation en Ligue 1, le 28 août face à Toulouse, il illumine le match en délivrant notamment deux passes décisives. Javier Pastore est immédiatement adopté par les supporters parisiens. Si bien qu’il est élu meilleur joueur du mois d’août  par ces derniers, devant Kevin Gameiro et Salvatore Sigiru. L’ancien joueur de Palerme va progressivement monter en puissance, en enchaînant les buts et passes décisives. Le 23 octobre dernier, il reçoit même le trophée UNFP du meilleur joueur de Ligue 1 du mois de septembre. Depuis, les prestations du numéro 27 sont nettement moins éblouissantes.

Coup de mou

Lors de la treizième journée, face à Bordeaux (1-1), ses statistiques sont même catastrophiques : pas de but, aucun tir cadré, pas même une seule frappe réussie. Pire, le natif de Cordoba est souvent aux abonnés absents, pour ne pas dire fantomatique. Face à Nancy dimanche dernier (0-1), ses absences ne sont pas passées inaperçues. « Je n’étais pas bien physiquement. Depuis le match contre Lyon, je suis retourné deux fois en Argentine, et les voyages ont un peu entamé mes ressources physiques (…) Votre rendement ne peut pas toujours être le même. Un jour, vous êtes bon, un autre moins. Actuellement, je suis moins bien. Mais quand tu es moins bien, c’est toute l’équipe qui doit t’aider », a-t-il expliqué dans un plan de communication mené par le PSG (L’Equipe, Le Parisien, Canal+, Gazzetta Dello Sport et ESPN Argentine …).

« Les grands matches me réussissent bien »

Depuis ses débuts dans le Championnat de France, son bilan comptable est pourtant tout sauf famélique : six buts marqués pour onze titularisations. La raison la plus souvent invoquée pour justifier « sa panne » actuelle est son avant-saison tronquée. Ajoutons à cela qu’Antoine Kombouaré le titularise quasi-systématiquement (17 fois en tout). Aujourd’hui, Javier Pastore a trouvé son propre appartement et a donc pu quitter l’hôtel. Un gage de sérénité. Certaines mauvaises langues l’accusent déjà de « choisir » ses matches, comme le faisait Ronaldinho à l’époque où il portait les couleurs rouges et bleues. Si tel est le cas, sa copie face à l’OM, dimanche prochain, devrait être d’excellente facture. « Je sais ce que ça représente pour les gens dans les deux villes et au-delà en France. J’espère vraiment remporter ce match si important. C’est dans ce type d’ambiance que je donne le meilleur de moi-même. En général, les grands matches me réussissent plutôt bien. Ce sont des matches où j’ai envie de donner un peu plus. Si dimanche dernier on avait joué contre Marseille au lieu de Nancy, je ne pense pas que j’aurais été aussi mauvais », souligne-t-il.

Un clasico rayonnant ?

921 minutes jouées sur 990 possibles en Ligue 1, et 427 sur 540 en Ligue Europa : le contrecoup n’a rien d’anormal. L’inverse aurait même renforcer la récente polémique en matière de dopage, si l’on se réfère à la dernière sortie de Yannick Noah dans sa tribune accordée au quotidien Le Monde. Javier Pastore est un être humain, pas une machine. « Javier est encore jeune et on doit accepter qu’il soit parfois moins bien », a tenu à faire savoir Blaise Matuidi cette semaine, dans Le Parisien. De son côté, « Le Maigre » assure ne pas souvent lire la presse et n’être guère affecté par les différentes critiques à son égard. A Marseille, son compatriote Lucho connaît une réelle traversée du désert. Souhaitons que Pastore soit juste sous un court tunnel et que le clasico à venir lui permettra de retrouver la lumière. Pour mieux nous éblouir.

Arnaud Lapointe

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