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Francis Borelli, il y a déjà 3 ans…

Publie le 02/10/2010 a 19:11



  • Il y a déjà 3 ans, Francis Borelli s’éteignit. Le 2 octobre 2007, le Président le plus emblématique du Paris Saint-Germain nous quittait des suites d’une longue maladie. PSGteam et l’ensemble des supporters parisiens n’ont pas oublié. Ils n’ont pas oublié ce Président atypique, avec qui le PSG remporta ses premiers trophées. Plus qu’un Président, il était un supporter et un homme au grand coeur, un coeur qui ne cessera de battre pour le PSG. « Le Paris Saint-Germain est quelque chose d’extraordinaire, c’est tout mon Amour. Il n’y a rien qui me soit arrivé de mieux. »

    Le football comme destin

    L’écrivain brésilien Paulo Coelho a écrit : « Quand un homme marche vers son destin, il est bien souvent forcé de changé de direction. » Francis Borelli a débuté sa marche dans le football puis a changé de direction. Soldat, représentant en cocottes minute, quelques fois figurant au cinéma, puis éditeur publicitaire de renom, sa destinée était néanmoins écrite. Ce passionné de ballon rond ferait sa plus grande carrière dans le milieu du football. Né en Algérie le 8 avril 1932, Francis Borelli grandira en Tunisie et tapa ses premières balles dans l’équipe de la Patriote de Sousse. Plutôt bon joueur, il était déjà une star dans son club. Parallèlement, il était également militaire. C’est d’ailleurs en tant que soldat qu’il rejoint Paris, à 19 ans, en 1951. Sa passion n’a pas de frontières. Il ne peut s’empêcher de prendre une licence au Red Star, qui lui offrira quelques minutes dans le groupe professionnel. Malgré tout, que ce soit dans l’armée ou en tant que joueur de football, Borelli peine à s’imposer. Il retournera en Tunisie exercer des petits boulots tout en continuant le football. Son espoir de devenir joueur professionnel s’éteint après un passage non concluant à Cannes. Ce n’est que partie remise.

    De retour à Paris en 1954, c’est avec son charisme et sa « tchatche » que Francis Borelli construira sa propre histoire, avant de construire celle du PSG. Francis touche à tout. Il parvient à jouer dans quelques films en tant que figurant. Autorité naturelle, bon copain, il se fait vite remarquer. C’est ainsi qu’il put monter sa propre entreprise publicitaire. Il rencontre un succès rapide et se dote de nombreuses relations professionnelles. Si Francis Borelli connaît la réussite dans son nouveau métier, le football reste en lui comme la sacoche à sa main. C’est le week-end qu’il profitera du ballon rond. Ce qui lui permettra de faire des rencontres qui changeront le cours de l’histoire, le cours de sa vie…

    Daniel Hechter, les « chemises roses » et le PSG

    C’est dans ces week-end football que Francis Borelli rencontra Daniel Hechter. Grand couturier, ce dernier chaussait également les crampons en fin de semaine. Au fur et à mesure du temps, une bande composée de Daniel Hechter, Francis Borelli, Jacky Bloch, Charles Talar ou encore Jean-Paul Belmondo vont avoir un projet commun. Celui de reprendre un club. Un club de la capitale et l’emmener vers les sommets. D’abord, ils s’orienteront vers le Paris FC. Refus des dirigeants en place, cette bande voit alors d’un bon oeil la reprise du Red Star. Plus conciliants, les hommes de ce club qui survit en D1 a besoin de fonds. Mais pas besoin de président. Hors de question pour Hechter et les siens d’investir dans un club qu’ils ne pourront diriger.

    En 1973, un an après que le Paris FC est divorcé du PSG, ces investisseurs en quête de club vont trouver oreille attentive. Henri Patrelle, alors Président de Saint-Germain, semble prêt à laisser une chance à ces hommes venus de tous horizons. Un producteur, un publicitaire, un couturier…rassemblés par une seule passion. Le football. Daniel Hechter devient donc rapidement président et ses compères l’accompagne. Après que le PSG,en D3, accède à la D2 par le biais du désistement de Quevilly, Francis Borelli commence son histoire d’amour avec le PSG. Lors des présentations à la presse, Francis Borelli, vêtu d’une chemise rose, est rapidement mis en avant. Sa personnalité et sa présence vont faire de cette bande, le « gang des chemises roses ». De 1973 à 1978, Francis Borelli, dans l’organigramme du club, et le PSG qui se maintient petit à petit en D1, écrivent une histoire qui va connaître son premier gros scandale.

    Francis Borelli, une évidence

    En 1978, le Paris Saint-Germain connaît l’un de ses premiers rebondissements médiatiques. Le club de la capitale et son Président Daniel Hechter sont accusés de pratiquer un système de double billetterie. Jugé coupable et responsable, Daniel Hechter se voit radié à vie de sa fonction présidentielle. Après ce scandale, il faut vite reconstruire et nommer un nouveau président. Une solution n’a jamais semblé si évidente. Qui mieux que Francis Borelli, cet amoureux du ballon, pourrait reprendre ce club avec lequel il semble fait ? Si Daniel Hechter a remis à flot le club, c’est Francis Borelli qui va le populariser. Cet homme débordant d’énergie, excessif et fougueux reste néanmoins généreux et très abordable. Plus qu’un Président il veut être le père de ce club. Comme en témoigne Philippe Jeannol, ancien joueur parisien. « Il voulait former une équipe qui ressemblait à une famille ».

    Le PSG était comme un fils, prêt à tout consacrer pour lui. Charles Talar, son ancien collaborateur l’affirme. « Il ne vivait que pour le Paris Saint Germain ». Francis Borelli faisait tout pour séduire. Son bagoo lui permettait de convaincre de nombreuses personnes, il a même tenter de faire venir Michel Platini au PSG ! Son côté exubérant plaisait. Il recevait les joueurs dans un appartement et non dans un bureau. Il voulait être très proche de ses « fils ». Il était d’ailleurs très proche des joueurs comme Dhaleb ou Luis Fernandez. Son sens de l’affectif allié à un profond respect des autres a permis au PSG de grandir, de prendre une nouvelle dimension. Il n’hésitait pas à suivre les matches avec les supporters, dans l’ambiance.

    Avec M.Borelli à la tête du club, le Paris Saint-Germain empocha ses premiers titres. Champion de France en 1986 et deux Coupes de France. En 1983 et surtout, celle de 1982. Premier titre du PSG et ce fameux baiser sur la pelouse du Parc. En finale face à Saint-Etienne, le PSG est mené 2-1 à quelques minutes de la fin de la prolongation. Malgré le doublé de Platini pour les Verts, c’est un ancien Stéphanois qui va délivrer le PSG. Dominique Rocheteau, arrivé à Paris deux ans plus tôt, égalise dans les dernières secondes. Moment de folie, moment de grâce. Alors que les tirs au but vont départager les deux équipes, les supporters parisiens envahissent la pelouse et fêtent la victoire avant que celle-ci ne choisisse son camp. Moment historique aussi. Francis Borelli, ce président, ce supporter, escalade les grilles, sacoche à la main, avant de s’agenouiller et baiser la pelouse du Parc. Plus tard, il explquera son geste. « Alors, j’ai embrassé la pelouse, cette terre bénie du Parc, pour remercier le ciel… ». Aujourd’hui, 3 ans après sa disparition, nous remercions le ciel du Parc des Princes d’accueillir une étoile qui ne cessera de briller sur SON PSG.

    La fin sera plus triste. En 1991, le PSG est confronté à de nombreux problèmes financiers et doit céder le club. Canal+ est en pôle pour le rachat du club. Ce changement de propriétaire signifie changement de Président. La vision de Francis Borelli n’est plus en adéquation avec le football de l’époque. L’entreprise Canal ne veut plus de Borelli. Il partira le coeur lourd, son bébé lui échappant, son club qu’il a tant aimé. Il tentera une autre expérience à Cannes entre 1992 et 1996. Passage honorable, il ne pense cependant qu’au PSG.

    Hommages et rassemblement

    Après l’hommage vibrant du Parc en 2007, la tribune présidentielle renommée tribune présidentielle Francis Borelli en 2008, le PSG ne peut que rendre plus belle hommage en s’imposant demain, face à Nice. Une victoire qui permettrait au PSG de se rapprocher des sommets. Des sommets que Francis Borelli et le PSG ont atteints. « N’attendez pas que notre club retrouve son standing pour le serrer dans vos bras. Faites le dès maintenant. Surtout maintenant ! ». Voilà ce qu’avait déclarer Francis Borelli, en 1999. Le PSG en mauvaise posture en championnat, il appelait les supporters à soutenir le club. Telle une parole délivrée par le ciel, cette phrase de Francis Borelli résume à elle seule, la situation du PSG aujourd’hui.

    Publie le 02/10/2010 a 19:11

    Francis Borelli, il y a déjà 3 ans…

    Il y a déjà 3 ans, Francis Borelli s’éteignit. Le 2 octobre 2007, le Président le plus emblématique du Paris Saint-Germain nous quittait des suites d’une longue maladie. PSGteam et l’ensemble des supporters parisiens n’ont pas oublié. Ils n’ont pas oublié ce Président atypique, avec qui le PSG remporta ses premiers trophées. Plus qu’un Président, il était un supporter et un homme au grand coeur, un coeur qui ne cessera de battre pour le PSG. « Le Paris Saint-Germain est quelque chose d’extraordinaire, c’est tout mon Amour. Il n’y a rien qui me soit arrivé de mieux. »

    Le football comme destin

    L’écrivain brésilien Paulo Coelho a écrit : « Quand un homme marche vers son destin, il est bien souvent forcé de changé de direction. » Francis Borelli a débuté sa marche dans le football puis a changé de direction. Soldat, représentant en cocottes minute, quelques fois figurant au cinéma, puis éditeur publicitaire de renom, sa destinée était néanmoins écrite. Ce passionné de ballon rond ferait sa plus grande carrière dans le milieu du football. Né en Algérie le 8 avril 1932, Francis Borelli grandira en Tunisie et tapa ses premières balles dans l’équipe de la Patriote de Sousse. Plutôt bon joueur, il était déjà une star dans son club. Parallèlement, il était également militaire. C’est d’ailleurs en tant que soldat qu’il rejoint Paris, à 19 ans, en 1951. Sa passion n’a pas de frontières. Il ne peut s’empêcher de prendre une licence au Red Star, qui lui offrira quelques minutes dans le groupe professionnel. Malgré tout, que ce soit dans l’armée ou en tant que joueur de football, Borelli peine à s’imposer. Il retournera en Tunisie exercer des petits boulots tout en continuant le football. Son espoir de devenir joueur professionnel s’éteint après un passage non concluant à Cannes. Ce n’est que partie remise.

    De retour à Paris en 1954, c’est avec son charisme et sa « tchatche » que Francis Borelli construira sa propre histoire, avant de construire celle du PSG. Francis touche à tout. Il parvient à jouer dans quelques films en tant que figurant. Autorité naturelle, bon copain, il se fait vite remarquer. C’est ainsi qu’il put monter sa propre entreprise publicitaire. Il rencontre un succès rapide et se dote de nombreuses relations professionnelles. Si Francis Borelli connaît la réussite dans son nouveau métier, le football reste en lui comme la sacoche à sa main. C’est le week-end qu’il profitera du ballon rond. Ce qui lui permettra de faire des rencontres qui changeront le cours de l’histoire, le cours de sa vie…

    Daniel Hechter, les « chemises roses » et le PSG

    C’est dans ces week-end football que Francis Borelli rencontra Daniel Hechter. Grand couturier, ce dernier chaussait également les crampons en fin de semaine. Au fur et à mesure du temps, une bande composée de Daniel Hechter, Francis Borelli, Jacky Bloch, Charles Talar ou encore Jean-Paul Belmondo vont avoir un projet commun. Celui de reprendre un club. Un club de la capitale et l’emmener vers les sommets. D’abord, ils s’orienteront vers le Paris FC. Refus des dirigeants en place, cette bande voit alors d’un bon oeil la reprise du Red Star. Plus conciliants, les hommes de ce club qui survit en D1 a besoin de fonds. Mais pas besoin de président. Hors de question pour Hechter et les siens d’investir dans un club qu’ils ne pourront diriger.

    En 1973, un an après que le Paris FC est divorcé du PSG, ces investisseurs en quête de club vont trouver oreille attentive. Henri Patrelle, alors Président de Saint-Germain, semble prêt à laisser une chance à ces hommes venus de tous horizons. Un producteur, un publicitaire, un couturier…rassemblés par une seule passion. Le football. Daniel Hechter devient donc rapidement président et ses compères l’accompagne. Après que le PSG,en D3, accède à la D2 par le biais du désistement de Quevilly, Francis Borelli commence son histoire d’amour avec le PSG. Lors des présentations à la presse, Francis Borelli, vêtu d’une chemise rose, est rapidement mis en avant. Sa personnalité et sa présence vont faire de cette bande, le « gang des chemises roses ». De 1973 à 1978, Francis Borelli, dans l’organigramme du club, et le PSG qui se maintient petit à petit en D1, écrivent une histoire qui va connaître son premier gros scandale.

    Francis Borelli, une évidence

    En 1978, le Paris Saint-Germain connaît l’un de ses premiers rebondissements médiatiques. Le club de la capitale et son Président Daniel Hechter sont accusés de pratiquer un système de double billetterie. Jugé coupable et responsable, Daniel Hechter se voit radié à vie de sa fonction présidentielle. Après ce scandale, il faut vite reconstruire et nommer un nouveau président. Une solution n’a jamais semblé si évidente. Qui mieux que Francis Borelli, cet amoureux du ballon, pourrait reprendre ce club avec lequel il semble fait ? Si Daniel Hechter a remis à flot le club, c’est Francis Borelli qui va le populariser. Cet homme débordant d’énergie, excessif et fougueux reste néanmoins généreux et très abordable. Plus qu’un Président il veut être le père de ce club. Comme en témoigne Philippe Jeannol, ancien joueur parisien. « Il voulait former une équipe qui ressemblait à une famille ».

    Le PSG était comme un fils, prêt à tout consacrer pour lui. Charles Talar, son ancien collaborateur l’affirme. « Il ne vivait que pour le Paris Saint Germain ». Francis Borelli faisait tout pour séduire. Son bagoo lui permettait de convaincre de nombreuses personnes, il a même tenter de faire venir Michel Platini au PSG ! Son côté exubérant plaisait. Il recevait les joueurs dans un appartement et non dans un bureau. Il voulait être très proche de ses « fils ». Il était d’ailleurs très proche des joueurs comme Dhaleb ou Luis Fernandez. Son sens de l’affectif allié à un profond respect des autres a permis au PSG de grandir, de prendre une nouvelle dimension. Il n’hésitait pas à suivre les matches avec les supporters, dans l’ambiance.

    Avec M.Borelli à la tête du club, le Paris Saint-Germain empocha ses premiers titres. Champion de France en 1986 et deux Coupes de France. En 1983 et surtout, celle de 1982. Premier titre du PSG et ce fameux baiser sur la pelouse du Parc. En finale face à Saint-Etienne, le PSG est mené 2-1 à quelques minutes de la fin de la prolongation. Malgré le doublé de Platini pour les Verts, c’est un ancien Stéphanois qui va délivrer le PSG. Dominique Rocheteau, arrivé à Paris deux ans plus tôt, égalise dans les dernières secondes. Moment de folie, moment de grâce. Alors que les tirs au but vont départager les deux équipes, les supporters parisiens envahissent la pelouse et fêtent la victoire avant que celle-ci ne choisisse son camp. Moment historique aussi. Francis Borelli, ce président, ce supporter, escalade les grilles, sacoche à la main, avant de s’agenouiller et baiser la pelouse du Parc. Plus tard, il explquera son geste. « Alors, j’ai embrassé la pelouse, cette terre bénie du Parc, pour remercier le ciel… ». Aujourd’hui, 3 ans après sa disparition, nous remercions le ciel du Parc des Princes d’accueillir une étoile qui ne cessera de briller sur SON PSG.

    La fin sera plus triste. En 1991, le PSG est confronté à de nombreux problèmes financiers et doit céder le club. Canal+ est en pôle pour le rachat du club. Ce changement de propriétaire signifie changement de Président. La vision de Francis Borelli n’est plus en adéquation avec le football de l’époque. L’entreprise Canal ne veut plus de Borelli. Il partira le coeur lourd, son bébé lui échappant, son club qu’il a tant aimé. Il tentera une autre expérience à Cannes entre 1992 et 1996. Passage honorable, il ne pense cependant qu’au PSG.

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    Après l’hommage vibrant du Parc en 2007, la tribune présidentielle renommée tribune présidentielle Francis Borelli en 2008, le PSG ne peut que rendre plus belle hommage en s’imposant demain, face à Nice. Une victoire qui permettrait au PSG de se rapprocher des sommets. Des sommets que Francis Borelli et le PSG ont atteints. « N’attendez pas que notre club retrouve son standing pour le serrer dans vos bras. Faites le dès maintenant. Surtout maintenant ! ». Voilà ce qu’avait déclarer Francis Borelli, en 1999. Le PSG en mauvaise posture en championnat, il appelait les supporters à soutenir le club. Telle une parole délivrée par le ciel, cette phrase de Francis Borelli résume à elle seule, la situation du PSG aujourd’hui.




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    Il y a déjà 3 ans, Francis Borelli s’éteignit. Le 2 octobre 2007, le Président le plus emblématique du Paris Saint-Germain nous quittait des suites d’une longue maladie. PSGteam et l’ensemble des supporters parisiens n’ont pas oublié. Ils n’ont pas oublié ce Président atypique, avec qui le PSG remporta ses premiers trophées. Plus qu’un Président, il était un supporter et un homme au grand coeur, un coeur qui ne cessera de battre pour le PSG. « Le Paris Saint-Germain est quelque chose d’extraordinaire, c’est tout mon Amour. Il n’y a rien qui me soit arrivé de mieux. »

    Le football comme destin

    L’écrivain brésilien Paulo Coelho a écrit : « Quand un homme marche vers son destin, il est bien souvent forcé de changé de direction. » Francis Borelli a débuté sa marche dans le football puis a changé de direction. Soldat, représentant en cocottes minute, quelques fois figurant au cinéma, puis éditeur publicitaire de renom, sa destinée était néanmoins écrite. Ce passionné de ballon rond ferait sa plus grande carrière dans le milieu du football. Né en Algérie le 8 avril 1932, Francis Borelli grandira en Tunisie et tapa ses premières balles dans l’équipe de la Patriote de Sousse. Plutôt bon joueur, il était déjà une star dans son club. Parallèlement, il était également militaire. C’est d’ailleurs en tant que soldat qu’il rejoint Paris, à 19 ans, en 1951. Sa passion n’a pas de frontières. Il ne peut s’empêcher de prendre une licence au Red Star, qui lui offrira quelques minutes dans le groupe professionnel. Malgré tout, que ce soit dans l’armée ou en tant que joueur de football, Borelli peine à s’imposer. Il retournera en Tunisie exercer des petits boulots tout en continuant le football. Son espoir de devenir joueur professionnel s’éteint après un passage non concluant à Cannes. Ce n’est que partie remise.

    De retour à Paris en 1954, c’est avec son charisme et sa « tchatche » que Francis Borelli construira sa propre histoire, avant de construire celle du PSG. Francis touche à tout. Il parvient à jouer dans quelques films en tant que figurant. Autorité naturelle, bon copain, il se fait vite remarquer. C’est ainsi qu’il put monter sa propre entreprise publicitaire. Il rencontre un succès rapide et se dote de nombreuses relations professionnelles. Si Francis Borelli connaît la réussite dans son nouveau métier, le football reste en lui comme la sacoche à sa main. C’est le week-end qu’il profitera du ballon rond. Ce qui lui permettra de faire des rencontres qui changeront le cours de l’histoire, le cours de sa vie…

    Daniel Hechter, les « chemises roses » et le PSG

    C’est dans ces week-end football que Francis Borelli rencontra Daniel Hechter. Grand couturier, ce dernier chaussait également les crampons en fin de semaine. Au fur et à mesure du temps, une bande composée de Daniel Hechter, Francis Borelli, Jacky Bloch, Charles Talar ou encore Jean-Paul Belmondo vont avoir un projet commun. Celui de reprendre un club. Un club de la capitale et l’emmener vers les sommets. D’abord, ils s’orienteront vers le Paris FC. Refus des dirigeants en place, cette bande voit alors d’un bon oeil la reprise du Red Star. Plus conciliants, les hommes de ce club qui survit en D1 a besoin de fonds. Mais pas besoin de président. Hors de question pour Hechter et les siens d’investir dans un club qu’ils ne pourront diriger.

    En 1973, un an après que le Paris FC est divorcé du PSG, ces investisseurs en quête de club vont trouver oreille attentive. Henri Patrelle, alors Président de Saint-Germain, semble prêt à laisser une chance à ces hommes venus de tous horizons. Un producteur, un publicitaire, un couturier…rassemblés par une seule passion. Le football. Daniel Hechter devient donc rapidement président et ses compères l’accompagne. Après que le PSG,en D3, accède à la D2 par le biais du désistement de Quevilly, Francis Borelli commence son histoire d’amour avec le PSG. Lors des présentations à la presse, Francis Borelli, vêtu d’une chemise rose, est rapidement mis en avant. Sa personnalité et sa présence vont faire de cette bande, le « gang des chemises roses ». De 1973 à 1978, Francis Borelli, dans l’organigramme du club, et le PSG qui se maintient petit à petit en D1, écrivent une histoire qui va connaître son premier gros scandale.

    Francis Borelli, une évidence

    En 1978, le Paris Saint-Germain connaît l’un de ses premiers rebondissements médiatiques. Le club de la capitale et son Président Daniel Hechter sont accusés de pratiquer un système de double billetterie. Jugé coupable et responsable, Daniel Hechter se voit radié à vie de sa fonction présidentielle. Après ce scandale, il faut vite reconstruire et nommer un nouveau président. Une solution n’a jamais semblé si évidente. Qui mieux que Francis Borelli, cet amoureux du ballon, pourrait reprendre ce club avec lequel il semble fait ? Si Daniel Hechter a remis à flot le club, c’est Francis Borelli qui va le populariser. Cet homme débordant d’énergie, excessif et fougueux reste néanmoins généreux et très abordable. Plus qu’un Président il veut être le père de ce club. Comme en témoigne Philippe Jeannol, ancien joueur parisien. « Il voulait former une équipe qui ressemblait à une famille ».

    Le PSG était comme un fils, prêt à tout consacrer pour lui. Charles Talar, son ancien collaborateur l’affirme. « Il ne vivait que pour le Paris Saint Germain ». Francis Borelli faisait tout pour séduire. Son bagoo lui permettait de convaincre de nombreuses personnes, il a même tenter de faire venir Michel Platini au PSG ! Son côté exubérant plaisait. Il recevait les joueurs dans un appartement et non dans un bureau. Il voulait être très proche de ses « fils ». Il était d’ailleurs très proche des joueurs comme Dhaleb ou Luis Fernandez. Son sens de l’affectif allié à un profond respect des autres a permis au PSG de grandir, de prendre une nouvelle dimension. Il n’hésitait pas à suivre les matches avec les supporters, dans l’ambiance.

    Avec M.Borelli à la tête du club, le Paris Saint-Germain empocha ses premiers titres. Champion de France en 1986 et deux Coupes de France. En 1983 et surtout, celle de 1982. Premier titre du PSG et ce fameux baiser sur la pelouse du Parc. En finale face à Saint-Etienne, le PSG est mené 2-1 à quelques minutes de la fin de la prolongation. Malgré le doublé de Platini pour les Verts, c’est un ancien Stéphanois qui va délivrer le PSG. Dominique Rocheteau, arrivé à Paris deux ans plus tôt, égalise dans les dernières secondes. Moment de folie, moment de grâce. Alors que les tirs au but vont départager les deux équipes, les supporters parisiens envahissent la pelouse et fêtent la victoire avant que celle-ci ne choisisse son camp. Moment historique aussi. Francis Borelli, ce président, ce supporter, escalade les grilles, sacoche à la main, avant de s’agenouiller et baiser la pelouse du Parc. Plus tard, il explquera son geste. « Alors, j’ai embrassé la pelouse, cette terre bénie du Parc, pour remercier le ciel… ». Aujourd’hui, 3 ans après sa disparition, nous remercions le ciel du Parc des Princes d’accueillir une étoile qui ne cessera de briller sur SON PSG.

    La fin sera plus triste. En 1991, le PSG est confronté à de nombreux problèmes financiers et doit céder le club. Canal+ est en pôle pour le rachat du club. Ce changement de propriétaire signifie changement de Président. La vision de Francis Borelli n’est plus en adéquation avec le football de l’époque. L’entreprise Canal ne veut plus de Borelli. Il partira le coeur lourd, son bébé lui échappant, son club qu’il a tant aimé. Il tentera une autre expérience à Cannes entre 1992 et 1996. Passage honorable, il ne pense cependant qu’au PSG.

    Hommages et rassemblement

    Après l’hommage vibrant du Parc en 2007, la tribune présidentielle renommée tribune présidentielle Francis Borelli en 2008, le PSG ne peut que rendre plus belle hommage en s’imposant demain, face à Nice. Une victoire qui permettrait au PSG de se rapprocher des sommets. Des sommets que Francis Borelli et le PSG ont atteints. « N’attendez pas que notre club retrouve son standing pour le serrer dans vos bras. Faites le dès maintenant. Surtout maintenant ! ». Voilà ce qu’avait déclarer Francis Borelli, en 1999. Le PSG en mauvaise posture en championnat, il appelait les supporters à soutenir le club. Telle une parole délivrée par le ciel, cette phrase de Francis Borelli résume à elle seule, la situation du PSG aujourd’hui.

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