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Lorient-PSG : Les dessous du nul

Publie le 15/11/2010 a 14:47



  • Un petit point de pris pour les optimistes, un point inespéré pour les pessimistes. Cette affrontement lorientais fut plein d’enseignements individuels. Kintabala, un joueur hors-pair qui permettra à Kevin Gameiro d’obtenir son bon de sortie en fin d’année. Cet attaquant buteur dont Auxerre s’est, à la surprise générale, séparé en début de saison leur aurait pourtant permis d’être toujours dans la course à la qualification européenne en paliant sérieusement aux absences d’Oliech et Jelen.

    Et du côté parisien…Comment peut-on entendre dans la rue, dans les pubs, dans les travées du Parc des « Sakho, il est trop fort faut qu’il parte » ? Les supporteurs en 2010 préférent-ils des Sammy Traoré porter le maillot rouge et bleu? Où est l’ambition de conserver nos Valdo, Raï, Whea ou Leonardo? Il faut rester raisonnable et ambitieux. Mamadou Sakho est titulaire, capitaine et semble s’éclater dans son rôle depuis que son équipe de coeur domine et depuis qu’il forme un bon tandem avec l’ancien Sylvain Armand. Alors, pourquoi lui souhaiterait-on bon vent?

    Hier, il s’éclata dans ce registre: près de l’homme, motivé par la faim de combats et la soif de victoires…Bref comme il le dit si bien l’ « envie de tout déchirer » canalisé par un Sylvain Armand le vieux brisecar, intelligent dans la répartition des tâches: au jeune le combat, au vieux les relances propres.

    En remontant les lignes, Clément Chantôme n’est pas en reste. Seule ombre au tableau, une action litigieuse dans la surface de réparation qui fut conclu par contrôle, au lieu d’une frappe instantanée. La critique est dure, mais depuis sa nouvelle dimension, l’exigence est de rigueur.n Chercher la petite bête le fera encore progresser.
    Son associé d’un soir: Bodmer, accueillit en Bretagne par des « bode-mère à Marseille », a aussi sortie un match plein. Dans la répartition des postes avec l’autre blond, il resta longtemps en retrait, gardien de sa défense. Mais en seconde mi-temps, le naturel revint vite au galop et le porta aux avant postes, créant danger et égalisation d’une tête, offrande décisive pour Nenê à la dernière seconde de jeux.

    Alors quelle est l’ombre au tableau? Assurément celle d’Antoine Kombouaré. Le coach de papier fait partie de cette race d’entraineur, comme René Girard, brillant dans l’exécutif et mauvais dans la réflexion. Ils sont bons lorsqu’ils n’ont que onze joueurs à gérer. Lorsqu’il y en a un de plus, les problèmes commencent. Dès la composition, le pire était à venir avec ce gros problème dans la composition du milieu de terrain: Bodmer plus Chantôme. Les cinq premières minutes de la rencontre confirmèrent l’impression. Ces hommes sont certe bons, mais ne sont pas complémentaire, comme Lassana Diarra et Toulalan en équipe de France: ils se marchent sur les pieds.

    Ce qui fait la force de Paris cette saison, c’est l’équilibre des lignes avec un milieu relayeur (Clément Chantôme ou Mathieu Bodmer) excellent relanceur en compagnie d’un stoppeur-libéro (Sylvain Armand) super-disponibles pour leur milieu sentinelle-ratisseur (Claude Makelele ou Jérémie Clément). Dans la composition de dimanche soir, de récupérateur de devoir (ou de sacrifice), il n’y en eu point. Juste deux milieux talentueux au même profil offensif. Kombouaré aurait dû avoir la lucidité de corriger le tir dès la 30ème minutes lorsqu’il était évident que l’édifice s’éffritait. Une solution aurait était de mettre dans la partie un Jérémie Clément qui aurait apporté cette équilibre. Les deux blonds se seraient séparés le terrain à gauche à droite. Kombouaré ne l’estima pas nécessaire et perdit dans cette bataille deux points précieux.

    Certain diront qu’il n’y a pas de soucis à accumuler les talents? Les formateurs d’entraineurs enseignent qu’en cyclisme un directeur sportif ne va pas au tour de France avec neuf grimpeurs ou de neuf leader. Il compose son équipe d’un ou deux leader, d’un grimpeur, d’un rouleur et de porteur d’eau. Voilà de quoi se priva le coach de papier, de ce noble joueur qu’est le porteur d’eau, le travailleur de l’ombre, concient de ses limites, mais capable de mettre ses poumons comme engrai à pelouse pour couvrir son coéquipier.

    Publie le 15/11/2010 a 14:47

    Lorient-PSG : Les dessous du nul

    Un petit point de pris pour les optimistes, un point inespéré pour les pessimistes. Cette affrontement lorientais fut plein d’enseignements individuels. Kintabala, un joueur hors-pair qui permettra à Kevin Gameiro d’obtenir son bon de sortie en fin d’année. Cet attaquant buteur dont Auxerre s’est, à la surprise générale, séparé en début de saison leur aurait pourtant permis d’être toujours dans la course à la qualification européenne en paliant sérieusement aux absences d’Oliech et Jelen.

    Et du côté parisien…Comment peut-on entendre dans la rue, dans les pubs, dans les travées du Parc des « Sakho, il est trop fort faut qu’il parte » ? Les supporteurs en 2010 préférent-ils des Sammy Traoré porter le maillot rouge et bleu? Où est l’ambition de conserver nos Valdo, Raï, Whea ou Leonardo? Il faut rester raisonnable et ambitieux. Mamadou Sakho est titulaire, capitaine et semble s’éclater dans son rôle depuis que son équipe de coeur domine et depuis qu’il forme un bon tandem avec l’ancien Sylvain Armand. Alors, pourquoi lui souhaiterait-on bon vent?

    Hier, il s’éclata dans ce registre: près de l’homme, motivé par la faim de combats et la soif de victoires…Bref comme il le dit si bien l’ « envie de tout déchirer » canalisé par un Sylvain Armand le vieux brisecar, intelligent dans la répartition des tâches: au jeune le combat, au vieux les relances propres.

    En remontant les lignes, Clément Chantôme n’est pas en reste. Seule ombre au tableau, une action litigieuse dans la surface de réparation qui fut conclu par contrôle, au lieu d’une frappe instantanée. La critique est dure, mais depuis sa nouvelle dimension, l’exigence est de rigueur.n Chercher la petite bête le fera encore progresser.
    Son associé d’un soir: Bodmer, accueillit en Bretagne par des « bode-mère à Marseille », a aussi sortie un match plein. Dans la répartition des postes avec l’autre blond, il resta longtemps en retrait, gardien de sa défense. Mais en seconde mi-temps, le naturel revint vite au galop et le porta aux avant postes, créant danger et égalisation d’une tête, offrande décisive pour Nenê à la dernière seconde de jeux.

    Alors quelle est l’ombre au tableau? Assurément celle d’Antoine Kombouaré. Le coach de papier fait partie de cette race d’entraineur, comme René Girard, brillant dans l’exécutif et mauvais dans la réflexion. Ils sont bons lorsqu’ils n’ont que onze joueurs à gérer. Lorsqu’il y en a un de plus, les problèmes commencent. Dès la composition, le pire était à venir avec ce gros problème dans la composition du milieu de terrain: Bodmer plus Chantôme. Les cinq premières minutes de la rencontre confirmèrent l’impression. Ces hommes sont certe bons, mais ne sont pas complémentaire, comme Lassana Diarra et Toulalan en équipe de France: ils se marchent sur les pieds.

    Ce qui fait la force de Paris cette saison, c’est l’équilibre des lignes avec un milieu relayeur (Clément Chantôme ou Mathieu Bodmer) excellent relanceur en compagnie d’un stoppeur-libéro (Sylvain Armand) super-disponibles pour leur milieu sentinelle-ratisseur (Claude Makelele ou Jérémie Clément). Dans la composition de dimanche soir, de récupérateur de devoir (ou de sacrifice), il n’y en eu point. Juste deux milieux talentueux au même profil offensif. Kombouaré aurait dû avoir la lucidité de corriger le tir dès la 30ème minutes lorsqu’il était évident que l’édifice s’éffritait. Une solution aurait était de mettre dans la partie un Jérémie Clément qui aurait apporté cette équilibre. Les deux blonds se seraient séparés le terrain à gauche à droite. Kombouaré ne l’estima pas nécessaire et perdit dans cette bataille deux points précieux.

    Certain diront qu’il n’y a pas de soucis à accumuler les talents? Les formateurs d’entraineurs enseignent qu’en cyclisme un directeur sportif ne va pas au tour de France avec neuf grimpeurs ou de neuf leader. Il compose son équipe d’un ou deux leader, d’un grimpeur, d’un rouleur et de porteur d’eau. Voilà de quoi se priva le coach de papier, de ce noble joueur qu’est le porteur d’eau, le travailleur de l’ombre, concient de ses limites, mais capable de mettre ses poumons comme engrai à pelouse pour couvrir son coéquipier.




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    Et du côté parisien…Comment peut-on entendre dans la rue, dans les pubs, dans les travées du Parc des « Sakho, il est trop fort faut qu’il parte » ? Les supporteurs en 2010 préférent-ils des Sammy Traoré porter le maillot rouge et bleu? Où est l’ambition de conserver nos Valdo, Raï, Whea ou Leonardo? Il faut rester raisonnable et ambitieux. Mamadou Sakho est titulaire, capitaine et semble s’éclater dans son rôle depuis que son équipe de coeur domine et depuis qu’il forme un bon tandem avec l’ancien Sylvain Armand. Alors, pourquoi lui souhaiterait-on bon vent?

    Hier, il s’éclata dans ce registre: près de l’homme, motivé par la faim de combats et la soif de victoires…Bref comme il le dit si bien l’ « envie de tout déchirer » canalisé par un Sylvain Armand le vieux brisecar, intelligent dans la répartition des tâches: au jeune le combat, au vieux les relances propres.

    En remontant les lignes, Clément Chantôme n’est pas en reste. Seule ombre au tableau, une action litigieuse dans la surface de réparation qui fut conclu par contrôle, au lieu d’une frappe instantanée. La critique est dure, mais depuis sa nouvelle dimension, l’exigence est de rigueur.n Chercher la petite bête le fera encore progresser.
    Son associé d’un soir: Bodmer, accueillit en Bretagne par des « bode-mère à Marseille », a aussi sortie un match plein. Dans la répartition des postes avec l’autre blond, il resta longtemps en retrait, gardien de sa défense. Mais en seconde mi-temps, le naturel revint vite au galop et le porta aux avant postes, créant danger et égalisation d’une tête, offrande décisive pour Nenê à la dernière seconde de jeux.

    Alors quelle est l’ombre au tableau? Assurément celle d’Antoine Kombouaré. Le coach de papier fait partie de cette race d’entraineur, comme René Girard, brillant dans l’exécutif et mauvais dans la réflexion. Ils sont bons lorsqu’ils n’ont que onze joueurs à gérer. Lorsqu’il y en a un de plus, les problèmes commencent. Dès la composition, le pire était à venir avec ce gros problème dans la composition du milieu de terrain: Bodmer plus Chantôme. Les cinq premières minutes de la rencontre confirmèrent l’impression. Ces hommes sont certe bons, mais ne sont pas complémentaire, comme Lassana Diarra et Toulalan en équipe de France: ils se marchent sur les pieds.

    Ce qui fait la force de Paris cette saison, c’est l’équilibre des lignes avec un milieu relayeur (Clément Chantôme ou Mathieu Bodmer) excellent relanceur en compagnie d’un stoppeur-libéro (Sylvain Armand) super-disponibles pour leur milieu sentinelle-ratisseur (Claude Makelele ou Jérémie Clément). Dans la composition de dimanche soir, de récupérateur de devoir (ou de sacrifice), il n’y en eu point. Juste deux milieux talentueux au même profil offensif. Kombouaré aurait dû avoir la lucidité de corriger le tir dès la 30ème minutes lorsqu’il était évident que l’édifice s’éffritait. Une solution aurait était de mettre dans la partie un Jérémie Clément qui aurait apporté cette équilibre. Les deux blonds se seraient séparés le terrain à gauche à droite. Kombouaré ne l’estima pas nécessaire et perdit dans cette bataille deux points précieux.

    Certain diront qu’il n’y a pas de soucis à accumuler les talents? Les formateurs d’entraineurs enseignent qu’en cyclisme un directeur sportif ne va pas au tour de France avec neuf grimpeurs ou de neuf leader. Il compose son équipe d’un ou deux leader, d’un grimpeur, d’un rouleur et de porteur d’eau. Voilà de quoi se priva le coach de papier, de ce noble joueur qu’est le porteur d’eau, le travailleur de l’ombre, concient de ses limites, mais capable de mettre ses poumons comme engrai à pelouse pour couvrir son coéquipier.

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