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Pourquoi le PSG peut y croire ?

Publie le 10/11/2010 a 12:25



  • Le succès convaincant du PSG contre Marseille (2-1) ainsi que sa troisième place actuelle interrogent les chances de titre du club de la capitale. Il semblerait bien qu’elles ne soient pas négligeables.

    Si le PSG sent le neuf par la tristesse de ses tribunes, il se démarque également des années antérieures par ses prestations sur le terrain. Depuis dimanche soir, il a même pris une dimension considérablement supérieure dans l’esprit de tout le monde. Sa victoire autoritaire sur le champion de France en titre a marqué les esprits.

    Avant d’évaluer ses chances d’achever la 38e journée de ce championnat dans la position qui été la sienne en 1986 et en 1994, il aurait peut-être fallu attendre d’apprécier le visage qui sera le sien à Lorient, dimanche après-midi. En effet, les deux dernières victoires du PSG sur l’OM au Parc en début de saison (2-1 en 2004, 3-0 en 2002) avaient donné un certain nombre d’espoirs, que la suite de la saison avait cruellement déçus (9e en 2005, 11e en 2003). Mais comme on lit par ci par là que « Paris est candidat », autant se poser soi-même la question.

    De constants progrès

    Il ne s’agit pas de dire que Paris sera champion. Cela reviendrait à conjuguer présomption et naïveté. Mais compte tenu de ce que nous montre le club depuis le début de la saison, il y a de quoi croire en ses chances. Mise à part une déroute à Sochaux (1-3), il a toujours été bon, et surtout, en progrès constant ; à la fois dans la solidité défensive, la finition, l’agressivité, et, enfin, la cohésion de l’équipe.

    Longtemps, celle-ci a su dépasser les difficultés de ses deux attaquants dont elle attend tellement. En dépit de la faiblesse de Hoarau et Erding, Paris a su contrôler des matchs assez périlleux comme les déplacements à Toulouse (2-0) et à Montpellier (1-1). Dans les prestations parisiennes, il ne ressort jamais d’incorrigibles défauts, comme c’était le cas depuis de longues années. L’exemple frappant qui distingue ce PSG de celui de l’an passé réside peut-être dans la victoire sur Arles-Avignon (4-0). Contrairement aux succès face à Lille (3-0), St Etienne (3-0) et Grenoble (4-0), qui avaient ponctué de très mauvais matchs, il n’y avait quasiment rien à jeter dans la prestation parisienne, dans tous les secteurs du jeu.

    Depuis quand avions-nous été privé d’une telle harmonie entre beau jeu et rigueur défensive sur les bords de Seine ? Il faut sans doute remonter à une dizaine d’années, lorsque l’équipe dirigée par Bergeroo et emmenée par Robert et Benarbia avait talonné Monaco jusqu’au bout. En effet, on ne peut pas dire que 2002 (4e), 2004 (2e) ou encore 2009 (6e) aient été un régal sur le plan de l’enthousiasme offensif.

    Une Ligue 1 qui ne fait pas peur

    Cette fois-ci, Paris est à la fois joueur et solide. Il dispose aussi de la possibilité de s’appuyer sur un groupe étoffé. Le manque de consistance de ses remplaçants avait été l’une des causes de ses déboires récents. A moins de subir une grave épidémie de blessures, il devrait avoir moins de problèmes physiques cette année, comme la semaine dernière l’a démontré : entre Dortmund et Marseille, Kombouaré a changé six joueurs, sans que son équipe ne soit moins bonne.

    Il est vrai que c’est la première fois que Paris remporte un match le week-end après avoir joué en semaine. Mais c’est un fait qui incite plus à l’optimisme qu’à la tempérance : désormais, Paris sait le faire. Au registre des progrès, on pourrait donc ajouter celui de la condition physique des Parisiens.

    Bien entendu, le chemin est encore long jusqu’à la fin du championnat. Le PSG maîtrise trop bien l’art de l’irrégularité pour que l’on croie déjà effectifs les rêves les plus fous. Pour ce qui est de la première place, l’OM est mieux armé, surtout sur le plan de l’expérience : habitués aux sprints de fin de saison, les Marseillais sauront mieux gérer que tout le monde la dernière ligne droite (pour peu qu’ils n’aient pas plié l’affaire avant).

    Mais ce « tout le monde » est porteur d’espoirs pour un PSG peu habitué au haut du tableau : la Ligue 1 cherche péniblement ses bons éléments. Il est probable que Lille se réveille prochainement, mais Lyon et Bordeaux, ainsi que les trublions rennais, brestois et stéphanois, n’ont pas de quoi faire peur à Paris. Les Parisiens doivent en avoir conscience : c’est l’année idéale pour s’installer sur les sommets de la Ligue 1.

    Publie le 10/11/2010 a 12:25

    Pourquoi le PSG peut y croire ?

    Le succès convaincant du PSG contre Marseille (2-1) ainsi que sa troisième place actuelle interrogent les chances de titre du club de la capitale. Il semblerait bien qu’elles ne soient pas négligeables.

    Si le PSG sent le neuf par la tristesse de ses tribunes, il se démarque également des années antérieures par ses prestations sur le terrain. Depuis dimanche soir, il a même pris une dimension considérablement supérieure dans l’esprit de tout le monde. Sa victoire autoritaire sur le champion de France en titre a marqué les esprits.

    Avant d’évaluer ses chances d’achever la 38e journée de ce championnat dans la position qui été la sienne en 1986 et en 1994, il aurait peut-être fallu attendre d’apprécier le visage qui sera le sien à Lorient, dimanche après-midi. En effet, les deux dernières victoires du PSG sur l’OM au Parc en début de saison (2-1 en 2004, 3-0 en 2002) avaient donné un certain nombre d’espoirs, que la suite de la saison avait cruellement déçus (9e en 2005, 11e en 2003). Mais comme on lit par ci par là que « Paris est candidat », autant se poser soi-même la question.

    De constants progrès

    Il ne s’agit pas de dire que Paris sera champion. Cela reviendrait à conjuguer présomption et naïveté. Mais compte tenu de ce que nous montre le club depuis le début de la saison, il y a de quoi croire en ses chances. Mise à part une déroute à Sochaux (1-3), il a toujours été bon, et surtout, en progrès constant ; à la fois dans la solidité défensive, la finition, l’agressivité, et, enfin, la cohésion de l’équipe.

    Longtemps, celle-ci a su dépasser les difficultés de ses deux attaquants dont elle attend tellement. En dépit de la faiblesse de Hoarau et Erding, Paris a su contrôler des matchs assez périlleux comme les déplacements à Toulouse (2-0) et à Montpellier (1-1). Dans les prestations parisiennes, il ne ressort jamais d’incorrigibles défauts, comme c’était le cas depuis de longues années. L’exemple frappant qui distingue ce PSG de celui de l’an passé réside peut-être dans la victoire sur Arles-Avignon (4-0). Contrairement aux succès face à Lille (3-0), St Etienne (3-0) et Grenoble (4-0), qui avaient ponctué de très mauvais matchs, il n’y avait quasiment rien à jeter dans la prestation parisienne, dans tous les secteurs du jeu.

    Depuis quand avions-nous été privé d’une telle harmonie entre beau jeu et rigueur défensive sur les bords de Seine ? Il faut sans doute remonter à une dizaine d’années, lorsque l’équipe dirigée par Bergeroo et emmenée par Robert et Benarbia avait talonné Monaco jusqu’au bout. En effet, on ne peut pas dire que 2002 (4e), 2004 (2e) ou encore 2009 (6e) aient été un régal sur le plan de l’enthousiasme offensif.

    Une Ligue 1 qui ne fait pas peur

    Cette fois-ci, Paris est à la fois joueur et solide. Il dispose aussi de la possibilité de s’appuyer sur un groupe étoffé. Le manque de consistance de ses remplaçants avait été l’une des causes de ses déboires récents. A moins de subir une grave épidémie de blessures, il devrait avoir moins de problèmes physiques cette année, comme la semaine dernière l’a démontré : entre Dortmund et Marseille, Kombouaré a changé six joueurs, sans que son équipe ne soit moins bonne.

    Il est vrai que c’est la première fois que Paris remporte un match le week-end après avoir joué en semaine. Mais c’est un fait qui incite plus à l’optimisme qu’à la tempérance : désormais, Paris sait le faire. Au registre des progrès, on pourrait donc ajouter celui de la condition physique des Parisiens.

    Bien entendu, le chemin est encore long jusqu’à la fin du championnat. Le PSG maîtrise trop bien l’art de l’irrégularité pour que l’on croie déjà effectifs les rêves les plus fous. Pour ce qui est de la première place, l’OM est mieux armé, surtout sur le plan de l’expérience : habitués aux sprints de fin de saison, les Marseillais sauront mieux gérer que tout le monde la dernière ligne droite (pour peu qu’ils n’aient pas plié l’affaire avant).

    Mais ce « tout le monde » est porteur d’espoirs pour un PSG peu habitué au haut du tableau : la Ligue 1 cherche péniblement ses bons éléments. Il est probable que Lille se réveille prochainement, mais Lyon et Bordeaux, ainsi que les trublions rennais, brestois et stéphanois, n’ont pas de quoi faire peur à Paris. Les Parisiens doivent en avoir conscience : c’est l’année idéale pour s’installer sur les sommets de la Ligue 1.




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    Avant d’évaluer ses chances d’achever la 38e journée de ce championnat dans la position qui été la sienne en 1986 et en 1994, il aurait peut-être fallu attendre d’apprécier le visage qui sera le sien à Lorient, dimanche après-midi. En effet, les deux dernières victoires du PSG sur l’OM au Parc en début de saison (2-1 en 2004, 3-0 en 2002) avaient donné un certain nombre d’espoirs, que la suite de la saison avait cruellement déçus (9e en 2005, 11e en 2003). Mais comme on lit par ci par là que « Paris est candidat », autant se poser soi-même la question.

    De constants progrès

    Il ne s’agit pas de dire que Paris sera champion. Cela reviendrait à conjuguer présomption et naïveté. Mais compte tenu de ce que nous montre le club depuis le début de la saison, il y a de quoi croire en ses chances. Mise à part une déroute à Sochaux (1-3), il a toujours été bon, et surtout, en progrès constant ; à la fois dans la solidité défensive, la finition, l’agressivité, et, enfin, la cohésion de l’équipe.

    Longtemps, celle-ci a su dépasser les difficultés de ses deux attaquants dont elle attend tellement. En dépit de la faiblesse de Hoarau et Erding, Paris a su contrôler des matchs assez périlleux comme les déplacements à Toulouse (2-0) et à Montpellier (1-1). Dans les prestations parisiennes, il ne ressort jamais d’incorrigibles défauts, comme c’était le cas depuis de longues années. L’exemple frappant qui distingue ce PSG de celui de l’an passé réside peut-être dans la victoire sur Arles-Avignon (4-0). Contrairement aux succès face à Lille (3-0), St Etienne (3-0) et Grenoble (4-0), qui avaient ponctué de très mauvais matchs, il n’y avait quasiment rien à jeter dans la prestation parisienne, dans tous les secteurs du jeu.

    Depuis quand avions-nous été privé d’une telle harmonie entre beau jeu et rigueur défensive sur les bords de Seine ? Il faut sans doute remonter à une dizaine d’années, lorsque l’équipe dirigée par Bergeroo et emmenée par Robert et Benarbia avait talonné Monaco jusqu’au bout. En effet, on ne peut pas dire que 2002 (4e), 2004 (2e) ou encore 2009 (6e) aient été un régal sur le plan de l’enthousiasme offensif.

    Une Ligue 1 qui ne fait pas peur

    Cette fois-ci, Paris est à la fois joueur et solide. Il dispose aussi de la possibilité de s’appuyer sur un groupe étoffé. Le manque de consistance de ses remplaçants avait été l’une des causes de ses déboires récents. A moins de subir une grave épidémie de blessures, il devrait avoir moins de problèmes physiques cette année, comme la semaine dernière l’a démontré : entre Dortmund et Marseille, Kombouaré a changé six joueurs, sans que son équipe ne soit moins bonne.

    Il est vrai que c’est la première fois que Paris remporte un match le week-end après avoir joué en semaine. Mais c’est un fait qui incite plus à l’optimisme qu’à la tempérance : désormais, Paris sait le faire. Au registre des progrès, on pourrait donc ajouter celui de la condition physique des Parisiens.

    Bien entendu, le chemin est encore long jusqu’à la fin du championnat. Le PSG maîtrise trop bien l’art de l’irrégularité pour que l’on croie déjà effectifs les rêves les plus fous. Pour ce qui est de la première place, l’OM est mieux armé, surtout sur le plan de l’expérience : habitués aux sprints de fin de saison, les Marseillais sauront mieux gérer que tout le monde la dernière ligne droite (pour peu qu’ils n’aient pas plié l’affaire avant).

    Mais ce « tout le monde » est porteur d’espoirs pour un PSG peu habitué au haut du tableau : la Ligue 1 cherche péniblement ses bons éléments. Il est probable que Lille se réveille prochainement, mais Lyon et Bordeaux, ainsi que les trublions rennais, brestois et stéphanois, n’ont pas de quoi faire peur à Paris. Les Parisiens doivent en avoir conscience : c’est l’année idéale pour s’installer sur les sommets de la Ligue 1.

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