Ligue 1

L’UNFP milite pour que le mercato se termine au moment de la reprise de la compétition

L'UNFP milite pour que le mercato se termine au moment de la reprise de la compétition
Publie le 22/08/2017 a 01:30



  • Alors que ce weekend s’est déroulée la 3e Ligue 1, le mercato n’est toujours pas terminé et les rumeurs s’accumulent encore. Le Paris Saint-Germain est bien sûr concerné, mais ce n’est pas le seul club gêné. L’AS Monaco par exemple a des problèmes amenés par ce marché des transferts et ses incertitudes. Une situation globale qui agace l’Union Nationale des Footballeurs Professionnels. Voici le communiqué officiel qui demande à ce que le mercato soit terminé au moment de reprendre la compétition :

    « Qu’il est rassurant – après s’être inquiétés si longtemps de ce silence assourdissant ! – d’entendre quelques voix, et non des moindres (Massimiliano Allegri, José Mourinho, Arsène Wenger, etc.), s’élever contre la durée de la période des transferts, qui n’en finit pas de rebattre les cartes, même une fois les compétitions débutées avec tout ce que cela peut comporter d’atteintes à l’éthique et à l’équité…

    Passe encore que les sportifs professionnels, les footballeurs en tête, soient les seuls pour lesquels il existe ainsi une période déterminée et limitée pour la recherche d’un emploi (1), mais voilà que cette « spécificité » s’entend de plus en plus souvent comme une entrave à la liberté des joueurs. Elle est utilisée, en effet, comme un moyen de pression, ici pour limiter la durée des contrats à l’intérieur de carrières de plus en plus courtes, là pour « justifier » les mises à l’écart et la création d’un second groupe, ici encore pour introduire des clauses plus farfelues les unes que les autres, allant jusqu’à interdire à un footballeur de jouer contre son ancien club, avec lequel il n’a pourtant plus la moindre relation contractuelle.

    La concurrence exacerbée que se livrent les clubs au niveau européen et français – et pas seulement les plus riches et les plus médiatiques – et les aléas sportifs sont donc de plus en plus difficiles à concilier avec le droit du travail et les droits des footballeurs, sans parler du retour d’image forcément négatif qu’engendrent les romans feuilletons de l’été, comme autant de mauvais tubes.

    Des refrains repris, faut-il le rappeler, au cœur de l’hiver avec un mercato détourné, lui, de sa fonction originelle, celle validée en son temps par la FIFPro et par l’UNFP : apporter une ou deux corrections au maximum à l’effectif d’un club, là encore pour préserver l’équité des compétitions et protéger la stabilité contractuelle.

    ‘La période de mutation estivale devrait être implantée différemment et réfléchie au niveau européen.’

    De la même façon, l’UNFP a toujours considéré, mais en prêchant jusqu’à maintenant dans le désert, que la période de mutation estivale devrait être implantée différemment et réfléchie au niveau européen.

    Pourquoi ne pas envisager, dans un bel esprit d’harmonisation, d’un début au lendemain de la dernière journée de championnat du dernier pays du top five encore en compétition (Allemagne, Angleterre, Espagne, France, Italie) et d’une clôture selon le même principe en se calant sur le début du championnat dans le premier de ces cinq pays, leaders sur le marché des transferts ?

    Les effectifs ainsi fixés permettraient d’éviter les excès qui ont assombri notre été, entre jeux de dupes, pressions diverses et accords qui balancent entre illégalité et amoralité.

    Cela pourrait même permettre à un grand nombre de joueurs de contrôler plus efficacement leur carrière et d’effectuer leurs choix en conséquence… »

    Il y a de vrais arguments ici de la part de l’UNFP. Il faut laisser du temps pour le mercato, puisqu’il y a parfois de longues négociations et les joueurs ne peuvent pas être poussés à décider dans l’urgence. De même pour les clubs. Toutefois, la période de 2 mois est probablement trop longues. Surtout qu’il y a souvent des discussions de faites en dehors de la période dédiée au mercato. Laquelle perturber chaque semaine plusieurs joueurs et équipes à cause de ses rumeurs et indécisions. Il y a sans doute une réflexion à mener pour arriver à une situation plus saine et fluide.

    Publie le 22/08/2017 a 01:30

    L’UNFP milite pour que le mercato se termine au moment de la reprise de la compétition

    Alors que ce weekend s’est déroulée la 3e Ligue 1, le mercato n’est toujours pas terminé et les rumeurs s’accumulent encore. Le Paris Saint-Germain est bien sûr concerné, mais ce n’est pas le seul club gêné. L’AS Monaco par exemple a des problèmes amenés par ce marché des transferts et ses incertitudes. Une situation globale qui agace l’Union Nationale des Footballeurs Professionnels. Voici le communiqué officiel qui demande à ce que le mercato soit terminé au moment de reprendre la compétition :

    « Qu’il est rassurant – après s’être inquiétés si longtemps de ce silence assourdissant ! – d’entendre quelques voix, et non des moindres (Massimiliano Allegri, José Mourinho, Arsène Wenger, etc.), s’élever contre la durée de la période des transferts, qui n’en finit pas de rebattre les cartes, même une fois les compétitions débutées avec tout ce que cela peut comporter d’atteintes à l’éthique et à l’équité…

    Passe encore que les sportifs professionnels, les footballeurs en tête, soient les seuls pour lesquels il existe ainsi une période déterminée et limitée pour la recherche d’un emploi (1), mais voilà que cette « spécificité » s’entend de plus en plus souvent comme une entrave à la liberté des joueurs. Elle est utilisée, en effet, comme un moyen de pression, ici pour limiter la durée des contrats à l’intérieur de carrières de plus en plus courtes, là pour « justifier » les mises à l’écart et la création d’un second groupe, ici encore pour introduire des clauses plus farfelues les unes que les autres, allant jusqu’à interdire à un footballeur de jouer contre son ancien club, avec lequel il n’a pourtant plus la moindre relation contractuelle.

    La concurrence exacerbée que se livrent les clubs au niveau européen et français – et pas seulement les plus riches et les plus médiatiques – et les aléas sportifs sont donc de plus en plus difficiles à concilier avec le droit du travail et les droits des footballeurs, sans parler du retour d’image forcément négatif qu’engendrent les romans feuilletons de l’été, comme autant de mauvais tubes.

    Des refrains repris, faut-il le rappeler, au cœur de l’hiver avec un mercato détourné, lui, de sa fonction originelle, celle validée en son temps par la FIFPro et par l’UNFP : apporter une ou deux corrections au maximum à l’effectif d’un club, là encore pour préserver l’équité des compétitions et protéger la stabilité contractuelle.

    ‘La période de mutation estivale devrait être implantée différemment et réfléchie au niveau européen.’

    De la même façon, l’UNFP a toujours considéré, mais en prêchant jusqu’à maintenant dans le désert, que la période de mutation estivale devrait être implantée différemment et réfléchie au niveau européen.

    Pourquoi ne pas envisager, dans un bel esprit d’harmonisation, d’un début au lendemain de la dernière journée de championnat du dernier pays du top five encore en compétition (Allemagne, Angleterre, Espagne, France, Italie) et d’une clôture selon le même principe en se calant sur le début du championnat dans le premier de ces cinq pays, leaders sur le marché des transferts ?

    Les effectifs ainsi fixés permettraient d’éviter les excès qui ont assombri notre été, entre jeux de dupes, pressions diverses et accords qui balancent entre illégalité et amoralité.

    Cela pourrait même permettre à un grand nombre de joueurs de contrôler plus efficacement leur carrière et d’effectuer leurs choix en conséquence… »

    Il y a de vrais arguments ici de la part de l’UNFP. Il faut laisser du temps pour le mercato, puisqu’il y a parfois de longues négociations et les joueurs ne peuvent pas être poussés à décider dans l’urgence. De même pour les clubs. Toutefois, la période de 2 mois est probablement trop longues. Surtout qu’il y a souvent des discussions de faites en dehors de la période dédiée au mercato. Laquelle perturber chaque semaine plusieurs joueurs et équipes à cause de ses rumeurs et indécisions. Il y a sans doute une réflexion à mener pour arriver à une situation plus saine et fluide.




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    « Qu’il est rassurant – après s’être inquiétés si longtemps de ce silence assourdissant ! – d’entendre quelques voix, et non des moindres (Massimiliano Allegri, José Mourinho, Arsène Wenger, etc.), s’élever contre la durée de la période des transferts, qui n’en finit pas de rebattre les cartes, même une fois les compétitions débutées avec tout ce que cela peut comporter d’atteintes à l’éthique et à l’équité…

    Passe encore que les sportifs professionnels, les footballeurs en tête, soient les seuls pour lesquels il existe ainsi une période déterminée et limitée pour la recherche d’un emploi (1), mais voilà que cette « spécificité » s’entend de plus en plus souvent comme une entrave à la liberté des joueurs. Elle est utilisée, en effet, comme un moyen de pression, ici pour limiter la durée des contrats à l’intérieur de carrières de plus en plus courtes, là pour « justifier » les mises à l’écart et la création d’un second groupe, ici encore pour introduire des clauses plus farfelues les unes que les autres, allant jusqu’à interdire à un footballeur de jouer contre son ancien club, avec lequel il n’a pourtant plus la moindre relation contractuelle.

    La concurrence exacerbée que se livrent les clubs au niveau européen et français – et pas seulement les plus riches et les plus médiatiques – et les aléas sportifs sont donc de plus en plus difficiles à concilier avec le droit du travail et les droits des footballeurs, sans parler du retour d’image forcément négatif qu’engendrent les romans feuilletons de l’été, comme autant de mauvais tubes.

    Des refrains repris, faut-il le rappeler, au cœur de l’hiver avec un mercato détourné, lui, de sa fonction originelle, celle validée en son temps par la FIFPro et par l’UNFP : apporter une ou deux corrections au maximum à l’effectif d’un club, là encore pour préserver l’équité des compétitions et protéger la stabilité contractuelle.

    ‘La période de mutation estivale devrait être implantée différemment et réfléchie au niveau européen.’

    De la même façon, l’UNFP a toujours considéré, mais en prêchant jusqu’à maintenant dans le désert, que la période de mutation estivale devrait être implantée différemment et réfléchie au niveau européen.

    Pourquoi ne pas envisager, dans un bel esprit d’harmonisation, d’un début au lendemain de la dernière journée de championnat du dernier pays du top five encore en compétition (Allemagne, Angleterre, Espagne, France, Italie) et d’une clôture selon le même principe en se calant sur le début du championnat dans le premier de ces cinq pays, leaders sur le marché des transferts ?

    Les effectifs ainsi fixés permettraient d’éviter les excès qui ont assombri notre été, entre jeux de dupes, pressions diverses et accords qui balancent entre illégalité et amoralité.

    Cela pourrait même permettre à un grand nombre de joueurs de contrôler plus efficacement leur carrière et d’effectuer leurs choix en conséquence… »

    Il y a de vrais arguments ici de la part de l’UNFP. Il faut laisser du temps pour le mercato, puisqu’il y a parfois de longues négociations et les joueurs ne peuvent pas être poussés à décider dans l’urgence. De même pour les clubs. Toutefois, la période de 2 mois est probablement trop longues. Surtout qu’il y a souvent des discussions de faites en dehors de la période dédiée au mercato. Laquelle perturber chaque semaine plusieurs joueurs et équipes à cause de ses rumeurs et indécisions. Il y a sans doute une réflexion à mener pour arriver à une situation plus saine et fluide.

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