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Clasico

La fougue du Clasico est-elle toujours là ?

Une fois de plus, le match entre le PSG et l’OM qui aura lieu dimanche opposera deux équipes qui ne sont pas au sommet du classement au même moment. Et si la flamme du Clasico n’était plus toujours aussi vive ?

20 points séparent le club de la capitale (2e de Ligue 1) de celui de la cité phocéenne (9e). Si Marseille avait été à la place de Montpellier, l’opposition aurait été nettement plus alléchante. Pourtant, cela n’a pas empêché Canal+ de sortir les grands moyens. La chaîne de télévision cryptée a décidé de bouleverser sa programmation pour diffuser onze heures de football consécutives. Une première dans l’histoire du Clasico, qui sera analysé par Hervé Mathoux et différents consultants jusqu’à lundi, 4h du matin. Or, l’OM n’a strictement plus rien à espérer cette saison en Ligue 1, si ce n’est… empêcher le PSG d’être sacré Champion de France à l’issue de l’exercice 2011-2012.

L’apogée

La rivalité sportive entre les deux clubs a été montée de toutes pièces par ses dirigeants, dont un certain Bernard Tapie. C’est au début des années 90 que le Clasico connaît son apogée, aussi bien en terme d’audience que d’agressivité. A l’époque, Paris et Marseille se trouvent au sommet, au même moment. En décembre 1991, la rencontre OM – PSG permet à Canal+ de réunir 2,91 millions de téléspectateurs. Un record qui n’a plus jamais été battu depuis et qui ne le sera probablement pas dimanche soir. Au terme de la saison 1993-1994, l’équipe olympienne est rétrogradée en deuxième division, suite à l’affaire VA-OM. Même si la rivalité entre les deux clubs n’a ensuite jamais cessé d’exister, les affrontements ont perdu de leur impétuosité.

Ravanelli, expert en simulation

Un Clasico va particulièrement marquer les esprits, après que l’OM ait réintégré l’élite. Le 9 novembre 1997, les Provençaux se déplacent dans la capitale. Peu après l’heure de jeu, Fabrizio Ravanelli prend de vitesse Éric Rabesandratana et pénètre dans la surface de réparation. Le défenseur francilien recule alors le buste et lève les bras, afin de montrer qu’il ne touche pas l’attaquant italien. Ravanelli s’écroule et M.Puyalt désigne le point de penalty. Laurent Blanc ne se fait pas prier pour donner l’avantage et la victoire à l’OM (1-2). Les Parisiens crient au vol. Les polémiques concernant la simulation et la vidéo vont prendre des proportions phénoménales. « Ça n’a pas été un bon match pour moi. C’est plus l’anecdote, la suite du match qui a pris de l’ampleur. Même si les PSG-OM sont importants, c’était un peu démesuré par rapport à ce qu’il s’était passé. Je n’ai pas été assez soutenu, personne ne prenait parti, on laissait supposer que j’avais fait faute. Je me suis retrouvé un peu seul, et les dirigeants n’avaient pas trop poussé dans mon sens », se souvient Rabesandratana sur les ondes de France Bleu.

Pauleta : « Très important pour les supporters »

Au cours des années 2000, l’animosité entre les principaux acteurs se fait nettement moins ressentir. Aujourd’hui, il n’est pas rare de voir des joueurs du PSG et de l’OM se saluer et même plaisanter ensemble dans le couloir menant à la pelouse, quelques secondes avant le coup d’envoi du Clasico. A l’époque des présidents Tapie et Denisot, de telles scènes ne se seraient jamais produites. Arrivé au PSG à l’été 2003, Pedro Pauleta garde de bons souvenirs de ses oppositions avec les Sudistes. « J’ai eu la chance de marquer pas mal de but contre Marseille. C’est un match spécial pour nous et les supporters. Mais peut-être le premier match que j’ai joué, où j’ai marqué deux buts. Le premier était magnifique, en plus contre Barthez. C’est toujours le jeu qui fait la différence, et c’est nécessaire d’avoir une équipe qui joue bien ensemble. C’est très important pour les supporters de gagner le Clasico, et c’est un match capital pour PSG », a confié l’« Aigle des Açores » à France Bleu. Pour le PSG, la saveur du Clasico de dimanche sera forcément particulière : une victoire pourrait constituer une autoroute vers le titre tandis qu’une défaite anéantirait quasiment tout espoir d’être sacré.

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