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Le Kanak, c’est pas de l’arnaque !

Souvenez-vous : il y a encore trois mois, le Championnat n’avait pas encore débuté et la tête de l’entraîneur francilien vacillait déjà. Après deux journées, le club de la capitale ne comptait qu’un seul point. Le quotidien L’Equipe assurait alors que Carlo Ancelotti était sollicité par Leonardo pour venir remplacer le technicien kanak. « Maintenant, il va falloir penser à gagner. Vous devez réaliser la chance que vous avez de porter les couleurs du PSG », avait déclaré le directeur sportif brésilien pour mettre la pression sur Antoine Kombouaré. On connaît la suite : les Rouges et Bleus ont enchaîné les succès et restent notamment sur six victoires consécutives en Championnat.

Des réponses à plusieurs questions

A l’heure actuelle, il n’est plus du tout question d’évincer « AK ». Tant que les résultats parisiens continueront à être aussi bons, celui-ci sera à l’abri de toute polémique. Même si l’équipe de la capitale a encore du mal à gagner avec la manière. Aux yeux des repreneurs qatariens, la priorité est de remporter des titres et, pour le moment, Antoine Kombouaré est sur la bonne voie pour mener cette mission à bien. Pourra-t-il gérer les égos qui constituent le vestiaire ? N’est-il pas trop sanguin pour gérer la pression ? Voici le genre de questions qui pouvaient se poser il y a encore quelques semaines. Force est de constater que « Casque d’or » travaille efficacement et a nettement progressé dans le domaine de la communication.

« AK » étouffe le feu

En conférence de presse, il pèse ses mots. Il martèle que le groupe doit continuer à travailler : ce genre de phrase, qui semble tellement basique parfois, prend une portée plus conséquente dans la bouche de Kombouaré. Ce dernier insiste également souvent sur le fait que ses joueurs ne doivent pas s’enflammer. Et le message passe. Par exemple, samedi, face à Caen (4-2), Jérémy Ménez n’a pas masqué son mécontentement après avoir été remplacé à la 72e minute de jeu. Très vite, l’ancien romain a fait son mea culpa par rapport à ce comportement. Après la défaite face à Dijon en Coupe de la Ligue (3-2), mercredi dernier, l’ancien défenseur n’a pas hésité à employer le terme « avertissement » pour remobiliser ses joueurs.Dès qu’un problème (aussi infime soit-il) est susceptible de surgir, le Kanak surgit pour l’étouffer.

Volcan en sommeil

A 43 ans, le natif de Nouméa semble avoir gagné en sagesse. L’époque où il recevait des cartons rouges après s’être emporté trop facilement sur son banc de touche paraît être révolue. Attention toutefois : une certaine nervosité bouillonne toujours en lui. Antoine Kombouaré est comme le Puy de Dôme : c’est un volcan en sommeil. Même s’il se montre parfois têtu, le coach francilien n’a pas hésité à faire évoluer son schéma tactique cette saison. Alors qu’il persistait à jouer en  4-4-2 ces dernières années, il a fini par opter pour un 4-2-3-1, système qui correspond largement plus aux dispositifs utilisés par les entraîneurs des grandes équipes du football moderne. A l’image de son équipe, Kombouaré monte en puissance. Si certains en doutent encore, qu’ils se rassurent : il est l’homme de la situation.

Arnaud Lapointe

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