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Roustan est prudent sur le succès du 4-4-2 du PSG en Europe et compare Paris aux Harlem Globetrotters

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Roustan est prudent sur le succès du 4-4-2 du PSG en Europe et compare Paris aux Harlem Globetrotters

Hier soir face à l’AS Saint-Etienne, le Paris Saint-Germain avait de nouveau sorti l’artillerie lourde et s’est qualifié facilement pour la suite de la Coupe de la Ligue. Depuis un bon mois maintenant et le déplacement contre Montpellier en Ligue 1, le PSG joue avec un système avec 4 joueurs offensifs. Intouchables face à ses adversaires français dans cette configuration, Didier Roustan estime que cela pourrait être juste en Europe.

“Avec trois attaquants et trois milieux de terrain, au Real Madrid, le 2-2 est un leurre. Tu as été baladé pendant une heure de jeu, tu as complètement explosé. Les trois au milieu ils étaient coupés du monde, ils étaient perdus. 

Difficile de donner tort à ‘l’encyclopédie du foot français’ sur ce point. Le PSG pouvait en effet s’estimer heureux d’avoir prolongé son invincibilité sans avoir été brillants sur l’intégralité de la rencontre. En revanche, lorsque les joueurs se sont remis la tête à l’endroit, conséquence de l’entrée de Neymar, il ne leur a fallu que 10 minutes pour revenir à la hauteur du club madrilène. Depuis le visage des hommes de Tuchel a bien changé, la détermination, le plaisir et l’envie de jouer ensemble ont transfiguré le niveau intrinsèque de l’équipe. Et la défense a tenu malgré les assauts des hommes de Zidane, magnifiquement supplée par son dernier rempart lorsqu’elle ne pouvait plus contenir. Cette année, le PSG fait honneur à la devise parisienne, Fluctuat nec mergitur.

Roustan « Ce sont des joueurs fragiles. »

« C’est surtout le côté émotionnel des choses qui va rejaillir en Ligue des champions. Beaucoup de joueurs, comme Marquinhos, Silva ou Meunier, ont connu les désillusions du Camp Nou, de Madrid et de Manchester United. Ce sont des joueurs fragiles. Thiago Silva, même si c’est Dortmund, il va reculer de 15 mètres. C’est une équipe qui se cherche encore, qui n’a toujours pas une vraie sentinelle pour jouer devant se défense dans un 4-3-3. »

Les joueurs de l’équipe de France championne du Monde avait aussi pour beaucoup participé à l’échec de l’Euro en France deux ans auparavant et cela avait créé chez certains une haine de la défaite et l’envie de ne jamais revivre ça. Donc un trauma peut être salvateur, tout dépend de la manière de le regarder et de le digérer.

Si le capitaine parisien n’a toujours pas signé de prolongation alors que son contrat se termine dans moins de 6 mois, il est possible que ce soit parce que la direction attend de voir ses performances en Europe. S’il est bien loin d’être l’unique coupable des dernières déconvenues, le capitaine est responsable néanmoins de l’absence de révolte. En tant que « chef du groupe », c’est avant tout à lui de remobiliser son équipe lorsqu’elle est dos au mur. Jusqu’à aujourd’hui, c’est bien le seul reproche qu’on puisse à O Monstro, impérial en défense à 99%.

Roustan « les Harlem Globetrotters, contre une équipe de NBA, ils perdent toujours. »

Qu’on aime ou pas le joueur, Sergio Ramos est l’une des références en tant que capitaine, le défenseur a souvent marqué pour relancer son équipe et son homologue parisien pourrait bien être inspiré d’ajouter cette corde à son arc.

« Alors en plus si tu joues avec les quatre fantastiques… tu vas avoir une équipe coupée en deux. Si tu joues avec ce quatuor, il faut jouer dans les 35 mètres adverses. Tu ne peux qu’être compact et presser. On a l’impression que le PSG ce sont les Harlem Globetrotters. Mais les Harlem Globetrotters, contre une équipe de NBA, ils perdent toujours.

Moi, je dis que même si tu gagnes 15-0 contre Saint-Etienne, d’accord c’est super… mais tu n’en sais pas plus sur ton milieu de terrain. Est-ce que deux ça marche ?

Des signes positifs, même s’il n’y a pas encore de quoi avoir une certitude de passer en Ligue des Champions.

Si le constat de départ évoqué par « Monsieur Didier » est plus que légitime, tant le PSG manque de concurrence en France et donc de moments plus intenses, nous nous permettrons en revanche, avec tout le respect qu’il lui est du, de ne pas suivre sa conclusion. Car il est un paramètre qui semble avoir été omis par notre confrère et c’est tout simplement le PSG lui-même. Lorsqu’on regarde les derniers matchs de Paris, que ce soit au Parc ou à l’extérieur, on a pu voir une équipe concentrée à 100% pendant l’intégralité des rencontres. Si jusque-là, sur de sa force, il ne se poussait pas lui-même dans ses retranchements, le groupe aujourd’hui affiche un nouveau visage collectif jamais vu jusqu’à présent. Encore hier soir en Coupe de France, il n’était pas rare de voir Neymar redescendre à la hauteur de la surface parisienne pour bloquer le couloir gauche et récupérer le ballon. Oui, il a bien Neymar et récupérer dans la même phrase.

Alors si l’histoire du PSG peut créer quelques inquiétudes à juste titre, le PSG lui donne des motifs d’espoirs. On apprend plus de ses erreurs que de ses réussites et à ce jeu les joueurs de Tuchel ont beaucoup d’expériences. Mais ils ont mûri justement, Neymar s’implique, Mbappé devient altruiste, Icardi passeur… En faisant ainsi les efforts les uns pour les autres, les Parisiens sont déjà intouchables en France. Vivement la démonstration en Europe pour définitivement cocher le PSG comme un favori du Graal.

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