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Clasico

Gignac 2, Ibra 2

Très attendu, ce 34e clasico au Vélodrome de l’histoire de la Ligue 1 n’a pas tenu ses promesses. Relativement fébriles, l’OM et le PSG se sont séparés sur un score de parité pour clôturer cette 8e journée de Ligue 1 (2-2).

Carlo Ancelotti alignait un onze de départ sans surprise. Après avoir hésité cette semaine entre Maxwell et Armand pour le poste de latéral gauche, le technicien italien optait finalement pour le Brésilien. Dans l’entrejeu, Chantôme était préféré à Sissoko. Pastore, Ménez et Ibrahimovic formaient quant à eux le trident offensif. Dès l’entame de la rencontre, l’intensité physique se faisait sentir. Dans la surface parisienne, Gignac se procurait la première occasion, en frappant en déséquilibre. Le ballon filait dans les tribunes (4e). Les phocéens cherchaient à étouffer le porteur du ballon adverse. Côté droit, Jallet trouvait Ménez, qui centrait en retrait pour Pastore. « El Flaco » frappait largement au-dessus du but de Mandanda (10e). L’OM poursuivait sa domination, avec un coup-franc direct de Valbuena côté gauche, que Sirigu boxait sur sa ligne (13e). Après un premier quart d’heure beaucoup trop attentiste, Paris se faisait sanctionner par un but de Gignac. Sur un contre, Ayew lançait l’ancien Toulousain, qui fixait Jallet avant de tromper Sirigu d’une frappe croisée (1-0, 18e). Rapidement, les Rouge et Bleu revenaient au score, grâce à une magnifique reprise de l’extérieur du gauche d’Ibrahimovic, à la réception d’un corner de Maxwell (1-1, 23e).

Dans la foulée, le géant suédois donnait l’avantage au club de la capitale. Sur un coup-franc situé aux trente mètres, il expédiait un véritable missile dans le soupirail droit de Mandanda (1-2, 25e). Silence de cathédrale au Vélodrome. Gignac allait pourtant lui redonner de la voix, en inscrivant lui aussi un doublé. Sur un corner, le numéro 9 phocéen prenait le dessus sur la défense francilienne et trompait Sirigu de la tête aux six mètres (2-2, 32e). Sirigu évitait que les Phocéens reprennent l’avantage, en se couchant sur une frappe de Kaboré plein-axe, aux 25 mètres (36e).  Après une bonne percée côté droit, Ménez centrait pour Pastore, mais l’Argentin manquait sa reprise du gauche (39e). Six tirs cadrés, quatre buts : les 22 acteurs regagnaient les vestiaires au terme d’une première mi-temps proche de la perfection en terme d’efficacité.

Faux rythme

Au retour du vestiaire, Gameiro remplaçait Pastore, auteur d’une prestation médiocre ce soir. Ménez reculait donc d’un cran pour occuper le poste de meneur de jeu. Cheyrou saisissait sa chance de loin, en frappant du gauche plein-axe. Sa tentative passait au-dessus du but parisien (49e). Kaboré l’imitait, mais dévissait totalement son tir (51e). Sur une ouverture de Ménez dans le dos de la défense marseillaise, Gameiro avait une occasion en or de marquer le troisième but parisien. Sa frappe du droit avant la sortie de Mandanda manquait le cadre (53e). Ayew répondait immédiatement en piquant une tête aux six mètres devant Alex, que Sirigu captait sur sa ligne (54e). Verratti, victime d’une semelle, cédait sa place à Armand, permettant à Maxwell de monter d’un cran sur le terrain. Le jeu parisien, basé sur un faux rythme, manquait cruellement de dynamisme. Le bloc marseillais se positionnait particulièrement bas. Ménez adressait un centre fuyant devant le but phocéen. Ibrahimovic se couchait pour le reprendre en taclant, mais le ballon passait à côté (73e). Ancelotti lançait Van der Wiel à la place de Ménez. La fin du match était simplement soporifique.

Sans les exploits individuels d’Ibrahimovic, les Rouge et Bleu auraient peut-être perdu cette rencontre face au rival marseillais. Manque de vitesse, de combativité, déchet technique… Le club de la capitale ne s’est pas montré au niveau auquel nous sommes en droit de l’attendre cette saison. Au terme de cette 8e journée de Championnat, l’OM conserve les commandes au classement avec 19 points, soit trois longueurs d’avance sur les hommes d’Ancelotti. Après la trêve internationale, Paris accueillera le Stade de Reims au Parc des Princes le 20 octobre prochain.

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