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Lavezzi : « J’ai eu de la chance »

Cette saison, le PSG pourra compter sur le talent et la grinta d’Ezequiel Lavezzi pour parvenir à atteindre ses objectifs. L’attaquant argentin a forgé son caractère lors de son enfance passée en Argentine et n’a pas hésité à en parler lors de sa dernière interview. El Pocho est ensuite revenu sur ses rapports avec Javier Pastore et Lionel Messi.

« Je viens de Rosario, une ville située à environ 100 km de Buenos Aires. Ma maman était femme de ménage et mon papa était employé dans une entreprise de réfrigération. Ils se sont séparés quand j’avais 2 ans et j’ai été élevé par ma mère. Honnêtement, même si je n’avais pas toujours tout ce que je souhaitais, je me souviens d’avoir vécu une enfance heureuse. Dans mon quartier, il y avait un club qui s’appelait Sol Naciente. Je me suis inscrit là-bas à 4 ou 5 ans, on jouait à sept sur un terrain en terre battue. Je suis resté jusqu’à 12 ans et ensuite j’ai changé de club pour rejoindre Coronel Aguirre, toujours dans mon quartier. Et à 16 ans, j’ai fait un essai à Boca Juniors. Je suis resté là-bas pendant trois mois, mais je me suis disputé avec un entraîneur et je suis retourné chez moi. Je suis resté trois mois sans rien faire. Heureusement à ce moment-là, un représentant de l’Estudiantes Buenos Aires m’a appelé et j’ai signé là-bas où je suis passé professionnel. On peut considérer que j’ai eu de la chance, a raconté Lavezzi dans Le Parisien, avant d’expliquer pourquoi il n’avait pas souhaité quitter Naples pour Chelsea ou Liverpool en 2009. Je pensais que ce n’était pas le bon moment. L’année dernière, en revanche, j’avais l’impression d’être arrivé au bout de mon cycle avec Naples. J’ai 27 ans, et si j’avais encore attendu, il aurait été trop tard. En accord avec le club, on a décidé que si une offre intéressante se présentait, je pourrais m’en aller. C’est là que j’ai été séduit par le fait de vivre et de jouer à Paris. En plus, j’ai fini avec la victoire en Coupe d’Italie, il n’y avait pas de meilleure manière de partir. »

Depuis son arrivée dans le groupe parisien, l’ancien joueur de Naples est très poche de son compatriote argentin Javier Pastore. Pourtant, les deux hommes ne se connaissent pas vraiment, contrairement à ce que l’on pourrait penser. « On se connaît parce qu’on se retrouve en sélection argentine, mais on ne se connaît pas plus que ça. En sélection, il y a des gens avec qui tu as des affinités. Avec Javier, on a toujours entretenu de bonnes relations mais je ne peux pas vous dire que c’est un ami. On va apprendre à mieux se connaître ici, a confié Lavezzi, qui est en revanche beaucoup plus proche de Leo Messi, son grand ami. Oui, Leo est un ami. On se voit, on se parle souvent au téléphone. Il ne veut pas trop se livrer. Je ne vais pas vous dire ce qu’il fait ou ce qu’il ne fait pas, ce sont des choses à respecter. Il faut lui demander, mais je pense qu’il veut se protéger. Leo, il faut en profiter sur le terrain. S’il va venir me rendre visite à Paris ? Qui sait, sûrement (rires). »

En tout cas, grâce aux langues parlées dans l’effectif parisien, l’international argentin se sent comme un poisson dans l’eau mais il a tout de même prévu de prendre des cours de français. « Beaucoup de mes partenaires parlent espagnol et italien. Ce sont les deux langues que je parle, donc je me débrouille. Pour l’instant, je n’ai pas encore trouvé de maison mais quand je serai bien installé, je pourrai prendre des cours de français. Je pense que c’est quelque chose de très important pour mon intégration. »

Enfin, Lavezzi a tenu à clarifier les choses au sujet d’une histoire selon laquelle il s’était battu avec un automobiliste à Naples. « Cette histoire est fausse. Je peux avoir des réactions sur le terrain, mais dans la vie je suis tranquille. Que les automobilistes parisiens soient tranquilles, je ne vais me battre avec personne », a assuré El Pocho, agressif dans le bon sens du terme sur le terrain mais très calme en dehors.

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