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Nenê : « Ancelotti ne voulait pas que je parte »

Quelques jours après avoir résilié son contrat avec le PSG, Nenê est revenu sur les raisons de son départ et ses relations avec Carlo Ancelotti et Leonardo.

Durant les mois précédents son transfert à Al-Gharafa, Nenê souhaitait obtenir une prolongation de contrat de le part du PSG. Malheureusement, celle-ci n’est jamais venue et le Brésilien ne comprend toujours pas. « Je pensais rester ici, oui, mais bon…Je ne comprends pas pourquoi Leonardo n’a pas voulu me prolonger, après la saison que j’avais faite (21 buts, 10 passes décisives en 2011-2012). Je ne sais pas. Posez-lui la question. Leonardo ne m’a jamais dit que je ne faisais plus partie du projet. Il ne m’a jamais rien dit. J’ai dû comprendre tout seul qu’il fallait que je parte. Ancelotti ? Il me disait qu’il avait besoin de moi, qu’il était content de moi. Il ne voulait pas que je parte. Lui non plus ne comprenait pas. Une raison ? Mais je n’en sais rien ! J’étais bien et je pouvais faire comme la saison dernière. Sauf que je n’en ai pas eu trop l’occasion. J’ai été souvent sur le banc (5 titularisations seulement en L 1). Le fait que Leonardo ne m’ait pas recruté ? Ce n’est pas la raison principale, mais c’est sûr que ça ne m’a pas aidé. Mes caprices ? Peut-être. Mais si c’est la raison principale, ce n’est pas juste, vu tout ce que j’ai pu faire de bien ici. Et puis ce n’était pas la fin du monde, il ne faut pas exagérer. J’ai eu tort, mais j’ai juste eu une réaction intempestive. Je voulais jouer, aider l’équipe. On peut continuer à chercher les raisons, mais moi, je ne sais rien. Il faut demander à Carlo et à Leo, a déclaré l’ancien N°10 du PSG dans L’Equipe, avant d’assurer toutefois qu’aucun clash n’était survenu entre lui et Leonardo. Non, pas de clash mais des discussions, parce que je ne comprenais pas pourquoi on ne respectait pas ce que j’avais fait. J’étais un peu énervé. La saison dernière, je marchais sur l’eau. Je n’ai pas eu de baisse de régime physique. C’était incroyable. J’aurais aimé rester, mais je n’ai pas de regrets. Parce que je suis heureux de ce que j’ai fait avec le PSG. Et ça, les gens le sentent. Le meilleur moment de ma carrière, c’est le PSG et ça le restera. »

Et quand on lui reproche la perte du titre de champion de France à cause de l’un de ses mauvais choix, en l’occurrence l’occasion gâchée à Auxerre en fin de saison dernière, Nenê n’accepte pas. « C’est vraiment abuser. Vous croyez vraiment qu’on perd un titre de champion sur une action ? Les points, on en avait perdu avant. Mon jeu, c’est dribbler, provoquer et faire la passe, mais là, je n’ai pas vu Kev. C’est tout, et personne n’est parfait, a-t-il rappelé, lui qui n’était pas forcément en froid avec Zlatan Ibrahimovic contrairement aux rumeurs. Non, vraiment pas. À l’entraînement, ç’a été chaud une fois sur un tacle, mais cela arrive partout, chaque semaine, sauf qu’on n’en parle pas parce que ce n’est pas Ibra ou moi. Il n’y avait aucun problème. On mangeait même l’un à côté de l’autre. »

Mai si l’incompréhension reste totale chez Nenê, les faits sont là, il s’est vu forcé de quitter le PSG. Très courtisé par de nombreux clubs, il a décidé de rejoindre Al-Gharafa, au Qatar, et ne cache pas que les raisons sont financières. « Je vais gagner beaucoup plus d’argent, mais je dirais que c’est un choix de raison avant tout. Il fallait que je pense à l’avenir, que je mette à l’abri ma famille, mes enfants, ma mère. Avant Monaco et Paris, j’ai joué dans des clubs moyens (Palmeiras, Santos, Alavés et Celta Vigo). Ma vie, je ne la gagne vraiment bien que depuis cinq ans. Les gens ne comprennent pas, mais il ne faut pas oublier que je viens d’un milieu très modeste. Ce choix n’a pas été facile à faire. Mais je ne suis au Qatar que pour deux ans. Je rejouerai au Brésil. Si je n’ai pas de blessure, je jouerai jusqu’à trente-sept ans. Le truc qui est un peu dur au Qatar, c’est que les stades sont vides et que je marche à l’adrénaline. Il faudra que je me motive tout seul. Je ne m’inquiète pas, mais il faut que je sois vigilant pour ne pas lâcher. La grosse offre de Schalke 04 ? J’y ai réfléchi. Mais c’était compliqué. Il y avait d’autres clubs aussi, Besiktas, Galatasaray, et même l’AC Milan, qui s’est à nouveau renseigné. West Ham aussi, Malaga et cinq ou six clubs au Brésil. J’ai discuté avec Santos jusqu’au bout. Mais l’offre n’était pas si élevée et mon pourcentage de chances d’être appelé en sélection était faible, s’est justifié le milieu offensif brésilien, qui gardera de très bons souvenirs de son passage à Paris. Chaque fois que je marquais au Parc des Princes, j’étais dans un état exceptionnel, dans un autre monde. Mais là, je pense à mon premier classique contre l’OM (2-1, le 7 novembre 2010).Je fais la passe décisive à Guillaume (Hoarau). C’était magique. Je me souviens aussi du but que j’ai marqué à Valenciennes (2-1, le 11 décembre 2010), cet enroulé dans la lucarne. Mes pires moments ? La finale de la Coupe de France contre Lille (0-1, le 14 mai 2011) et le Championnat la saison dernière, qu’on n’aurait jamais dû perdre. Mon retour au Parc mercredi ? Oui, c’était très intense. Sentir ça, c’est énorme. Je devais dire au revoir aux supporters. Ils m’ont marqué à vie. Je leur ai donné, mais eux aussi m’ont beaucoup donné. Je joue pour ça. Mon carburant, c’est eux, et ils ont toujours été derrière moi. Je les remercie vraiment. Ce n’est pas de la communication. Je n’oublierai jamais ce que j’ai vécu ici, ce club, ce stade, les supporters.»

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