Autour du PSG
PSG : et si le meilleur argument pour Safonov se cachait dans cette critique ?
Dans l’After Foot sur RMC Sport, Emmanuel Petit a affiché ses réserves sur Matvey Safonov, gardien de 27 ans du Paris Saint-Germain. Le doute peut s’entendre à ce niveau d’exigence, mais le parallèle avancé avec Gianluigi Donnarumma intrigue, tant il semble aussi nourrir l’idée inverse.
Petit « Un gardien qui te montre quand même des signes d’inquiétude »
« La question que je me pose, c’est est-ce que tu peux gagner la Champions League et réitérer l’exploit de l’année dernière avec un gardien qui montre des défaillances sur pas mal de plans ? Est-ce que le PSG est capable d’aller au bout avec un gardien qui te montre quand même des signes d’inquiétude ? Chevalier, c’est la même chose…
Safonov « Il y a toujours eu un grand gardien dans les buts »
L’année dernière, rappelez-vous ce qu’a fait Donnarumma après avoir été longtemps décrié. Rappelez-vous ce qu’a fait Courtois avec le Real Madrid quand ils ont été champions d’Europe. Il y a toujours eu un grand gardien dans les buts (…) Le niveau va s’élever, tu vas avoir des attaquants beaucoup plus précis. Il va falloir quand même que tu aies un gardien qui soit présent sur deux ou trois arrêts. »
Le plus étonnant dans la sortie d’Emmanuel Petit, n’est pas qu’il réclame davantage de garanties dans les buts parisiens. Ce qui est presque banal quand on parle de Ligue des champions. Ce qui surprend davantage, c’est l’exemple choisi pour appuyer son doute. En rappelant que Donnarumma a d’abord été contesté avant de finir par peser très lourd dans la saison européenne du PSG, l’ancien international français met lui-même en lumière une trajectoire que Safonov pourrait, lui aussi, espérer suivre.
Le détail est même saisissant : les deux gardiens sont nés le même jour, le 25 février 1999. Rien ne dit que le Russe reproduira ce scénario, et Paris n’a pas encore toutes les certitudes possibles à ce poste. Mais utiliser Donnarumma pour refermer le débat, c’est presque rappeler qu’un gardien décrié peut encore changer toute l’histoire.




